Le plan de relance bancaire aura coûté aux Français la somme de plus de 10 milliards d'euros à ce jour... Evidemment, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy, avait dans un énième discours aussi volontariste qu'impuissant, pris l'engagement de sanctionner les banquiers qui n'agiraient pas pour la relance de l'économie... Voeu pieux dès lors que l'Etat ne s'est nullement engagé pour un meilleur contrôle des flux financiers, un encouragement aux prêts aux entreprises etc. Et les petites et moyennes entreprises en mal de liquidités pour survivre, et même pas se développer, voient les portes des "bailleurs de fond" fermées.

Les banques ont donc été renflouées, le peuple français floué.

NAPOLEON

"Le commerce a abusé de la liberté ;

il a besoin maintenant que le gouvernement veille sur lui."

Napol_on_a_ditNapoléon, discours au Conseil d'Etat,

cité par Lucien Regenbagen

in Napoléon a dit

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La crise financière mondiale, provoquée en partie par la crise états-unienne des subprimes - que le président de la République française voulait importer lors de sa campagne - a touché l'Europe et la France.

Evidemment, la faillite brutale de centaines de banques aurait été une catastrophe pour le système économique tel qu'il nous est imposé.

Les banques ne prêteraient plus aux entreprises, qui perdraient des marchés, fermeraient voire licencieraient, ou qui ne pourraient plus garantir les dépôts des épargnants.

L'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy décida donc de sauver les banques.

Or, la crise des subprimes est intrinsèquement liée à l'érection d'un capitalisme financiarisé qui sacrifie l'économie réelle, à savoir la production et le travail, ces moyens de vivre, ces conditions préalables à la vie des peuples... Les milliards ont donc été accordés au système bancaire sans aucune réflexion ni action contre ce capitalisme financiarisé complètement déconnecté de la réalité sociale, humaine et donc politique...

L'Etat, par la volonté du Président Sarkozy, n'est pas entré au capital des banques, contrairement à ce qui s'est passé en Angleterre. Aucun pôle bancaire adossé à la puissance publique pour relancer l'économie n'a été mis en place.

Les traders n'ont pas été inquiétés, la politique fiscale favorable aux très riches confortée. Les tarifs bancaires surélévés, notamment pour les ménages modestes, n'ont pas été remis en cause, l'accord de prêts aux entreprises reste le domaine réservé des "commerçants d'argent", sans que l'Etat ni la puissance publique ne s'en préoccupent.

Ségolène Royal sur Europe 1 le 21 octobre 2008
Vidéo envoyée par lespoiragauche

Résultat, l'économie réelle française continue à s'effondrer, l'industrie à se réduire à peau de chagrin, le déficit des exportations atteint de nouveaux records, les licenciements se multiplient dans l'indifférence - mises à part quelques mesurettes de l'ordre de la charité - de l'intérêt commun, des travailleurs, donc de la production et de tout le pays...

C'est ce qu'explique très simplement l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, en visite sur un site de production nautique menacé faute d'apports de fonds bancaires...

Chantier Gamelin - Témoignage de Ségolène Royal
Vidéo envoyée par kritixTV

La politique antiéconomique de Nicolas Sarkozy, la volonté politique de sa ministre des Finances, Christine Lagarde, de "réhabiliter l'argent" en France, son archaïque kénésianisme renversé en faveur des plus riches, sorte d'annulation de la nuit du 4 août 1789, son hyper-financiarisation : tout cela est aux antipodes d'une réponse crédible à la crise économique et sociale française, puisque tout cela en avait même été la cause !

Nuit_du_4_ao_t_1789__abolition_des_privil_ges__r_tablis_par_Nicolas_Sarkozy

La question de la politique fiscale a conduit à l'abolition de la monarchie absolue, les "privilégiés" refusant majoritairement toutes les réformes préconisant qu'ils payent l'impôt. Or, le "paquet fiscal", sous couvert de relance de la croissance, a consisté à exonérer les plus hyper-fortunés de l'impôt... Espérons que les jeunes générations s'en souviendront et oseront la comparaison !

Tout se passe comme si la fameuse Nuit du Fouquet's avait remplacé la Nuit du 4 août...

 

Ségolène Royal, qui met en pratique moult innovations économiques et sociales dans la Région qu'elle préside, ne demeure pas dans la seule condamnation de l'ultra-libéralisme sarkozien. Elle avance des solutions, ignorées par le pouvoir en place:

  • aide à la reprise des entreprises en voie de délocalisation ou de dépôt de bilan en SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production)

 


Reprise d'entreprises en Scop
envoyé par Krop. - Rencontrez plus de personnalités du web.

 

Soci_t__coop_rative_ouvri_re_de_production_entreprises

 

  • pratique du micro-crédit bancaire social ciblé, pour les démunis

Segolene : presidente du pouvoir d'achat !
Vidéo envoyée par larnaut

  • partenariats internationaux dans le cadre du micro-crédit

Interview Ségolène Royal sur le micro-crédit
Vidéo envoyée par rue89

 

  • contrôle décentralisé des aides publiques aux entreprises qui font des profits

  • approfondissement de la démocratie sociale par la participation etc.

Le plus effroyable en France est que la droite sarkozyste pense avoir le monopole de l'efficacité et de la "modernité" économiques alors qu'elle s'agite dans un vide intellectuel sidéral, dans un galimatias de vieilles anti-solutions thatchériennes...

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Nicolas_Bonaparte__Une_du_Point

Un hebdomadaire de droite, Le Point, fait sa "une" sur les affinités entre Nicolas Sarkozy et Napoléon Bonaparte. C'est lui faire trop d'honneur et oublier que le futur empereur, tout tyrannique et guerrier qu'il deviendra, détestait le règne des marchands et était donc, logiquement, profondément anglophobe.

La politique en France perd ses droits. Les banques et les castes financières piétinent l'intérêt du peuple et in fine la république. Jusqu'à quand? Qui les financera au nom de l'Etat, sinon le peuple lui-même?

La France, avant d'être un centre commercial en faillite, sur le marché globalisé, est une République, il serait temps que le pouvoir en place le comprenne...