04 novembre 2009
L"IDENTITE NATIONALE SELON SARKOZY EN UN CLIC SUR CHAQUE IMAGE
LA PHILOSOPHIE....
LES "VALEURS"...
LA DEMOCRATIE...
LES PARTIS POLITIQUES...
LA REPUBLIQUE...
LA REPUBLIQUE SOCIALE...
LA POLITIQUE...
L'ETAT...
LA PRESSE LIBRE ET LES MEDIAS INDEPENDANTS...
L'HISTOIRE DE FRANCE... AVANT LUI...
L'HISTOIRE DE FRANCE... MAINTENANT ET POUR LES SIECLES DES SIECLES...
LES LIEUX DE MEMOIRE...
LA CIVILISATION FRANCAISE...
LA JUSTICE...
LE TRAVAIL... JUSQU'A CE QUE LA MORT NOUS EN SEPARE...
LA VISION DE LA SOCIETE...
LA COHESION NATIONALE AU PRISME DES BANLIEUES...
LA SOLIDARITE...
L'HUMANISME...
LA SANTE...
LE MONDE...
LA TELEVISION...
LA LITTERATURE...
LA MUSIQUE...
LE CINEMA...
LA MODE ET L'ELEGANCE...
LA GASTRONOMIE...
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06 mai 2008
SARKOZY VAINQUEUR BONIMENTEUR A LA CONCORDE, ROYAL DEFAITE A LA MAISON DE L'AMERIQUE LATINE, LE 6 MAI 2007
Discours Sarkozy Concorde 06.05.2007
Vidéo envoyée par PeteRock
Après une longue pause au palace le Fouquet's, le discours de Nicolas Sarkozy, élu président, le 6 mai 2007, place de la Concorde : un méli mélo de promesses qui seront une à une trahies... Retour de la politique, combat contre les injustices, le fameux "je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas , je ne vous décevrai pas", le plein emploi, la bataille pour le pouvoir d'achat, la défense des opprimés et des femmes martyrisées, des droits de l'homme, service de l'intérêt de la France...
Déclaration Ségolène Royal
Vidéo envoyée par PeteRock
Ségolène Royal reconnaît sa défaite, dès 20 heures, depuis la Maison de l'Amérique latine, à Paris. Elle souhaite "au prochain président d'accomplir sa mission au service de tous les Français"...
28 avril 2008
SARKOZY A BERCY ET ROYAL A CHARLETY, IL Y A UN AN : LES DERNIERS MEETINGS AVANT L'ELECTION PRESIDENTIELLE
Sarkozy Bercy Intégral 29 Avril 2007
Vidéo envoyée par Carobio2007
Nicolas Sarkozy, candidat de toute la droite, discours lors du meeting de Bercy, le 29 avril 2007
Segolene-Discours meeting Charlety Paris
Vidéo envoyée par segolene-royal
Ségolène Royal, candidate de toute la gauche, discours lors du meeting de Charléty, le 1er mai 2007
07 février 2008
RAMA YADE, SYMBOLE DU REGNE DE L'OPPORTUNISME ET DU CYNISME ANTI-REPUBLICAINS SOUS SARKOZY
Symbole de l'"ouverture-imposture" pratiquée par le "très-chrétien" président Nicolas Sarkozy, Rama Yade ne s'était pas cachée d'avoir rejoint le candidat qu'il était, non pas au nom de l'intérêt supposé général, mais pour une seule et unique raison: la défense de la "discrimination positive raciale". Mesure contraire à la Constitution de la Ve République comme à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 -dont elle a été paradoxalement nommée secrétaire d'Etat (sic). Comble de l'immoralisme ou de la vacuité politique au pouvoir aujourd'hui, on découvre que ce sont les sondages donnant gagnant l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, puis sa victoire, qui l'ont motivée à postuler à un poste dans son futur gouvernement, et aucunement un accord général sur son projet... Vide sidéral du sarkozysme et rupture avec les principes fondamentaux de la République comme de la philosophie politique française, telle est la marque de fabrique du nouveau pouvoir, inculte mais télégénique...
ALBERT CAMUS
"Rien n'étant vrai ni faux, bon ou mauvais,
la règle sera de se montrer le plus efficace,
c'est-à-dire le plus fort".
"L'homme révolté".
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LE NAUFRAGE DE L'ETHIQUE POLITIQUE DANS LE SARKOZYSME TOUT-PUISSANT:
Pour ceux qui en doutaient encore, la politique d'"ouverture" annoncée par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République n'est qu'un leurre, confinant à un déni médiatique de démocratie.
La nomination de personnalités dites "de gauche", tels Fadela Amara, au secrétariat d'Etat à la
Ville, Bernard Kouchner, aux Affaires étrangères et Rama Yade, au secrétariat d'Etat aux droits de l'homme, n'a rien changé, en termes politiques ou "philosophiques", osons le mot, aux orientations ultra-droitières et anti-républicaines de la présidence Sarkozy.
Ceux-ci ont mené la danse médiatique chacun à leur tour, en prétendant s'opposer à telle ou telle décision du gouvernement, tout en en restant des membres solidaires, conformément à la pratique de la Constitution de la Ve République:
Mme Amara après avoir qualifié de "dégueulasse" la politique d'immigration actuelle, s'est tue et est rentrée dans le rang
M. Kouchner, chantre d'une diplomatie des "droits de l'homme", après avoir fait campagne pour la candidate socialiste, Ségolène Royal, notamment contre l'instauration des franchises médicales, s'est avoué "résigné" à la visite triomphale du dictateur lybien Kadhafi
Mme Yade après avoir fait la une d'un quotidien de référence, avec une diatribe toute préparée contre la venue de ce dernier à Paris, s'est aussitôt "calmée" et n'a pas démissionné.
Le tout au bénéfice de la stratégie de destabilisation de la démocratie représentative et de la vie des partis politiques français menée par Nicolas Sarkozy.
Qu'illustrent cette impuissance et ces reniements sinon ce fait que dans le sarkozysme, pour paraphraser Camus, "rien
n'étant vrai ni faux, bon ou mauvais", la vacuité ou la confusion des idées politiques régnant, ces personnalités suivent leur propre intérêt de carrière, au plus près de l'"homme fort" et du pouvoir? Quoi d'autre qu'un mépris pour la "chose publique", pour l'"intérêt général" et le destin du pays? Aucune conviction politique ne les anime, en ce sens précis en tous cas.
La preuve en est que Mme Yade, invitée du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), militant pour la "cause" particulariste "noire", le 30 janvier dernier, avouait en substance à Axel Ardes et Chou Sin, rédacteurs du Bondyblog, que peu lui importait la confrontation des projets de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, qui étaient et demeurent radicalement opposés pour la France. L'enjeu pour elle étant de rallier "le plus fort" dans les sondages, afin d'être présente au gouvernement.
Les différentes affiches électorales des différents candidats à l'élection présidentielle de 2007, autant de projets radicalement opposés pour la France... Ou la République démocratique aux urnes...
Dans ce raisonnement, peu importe, malgré quelques désaccords ici ou là, que le prochain élu soit de gauche ou de droite, soit ultra-libéral ou social-démocrate, qu'il mène une politique en faveur des classes déjà aisées ou régie par le souci d'une juste répartition des richesses. Peu importent les choix économiques et sociaux, la politique d'immigration, l'orientation de la politique étrangère et autres balivernes éculées...
Après la fin des idéologies, c'est donc à l'effondrement de la politique, à la dépolitisation, à la désocialisation des enjeux que nous convie Rama Yade... Non sans une conviction de substitution.
Le 30 janvier 2008, Rama Yade était présente au dîner du CRAN, elle parle ici de "nous les noirs" et explique son engagement auprès de Nicolas Sarkozy. A la fin, vous entendrez seulement sa voix nous disant "ne serait-ce que par intérêt, y'a Ségolène Royal y'a Nicolas Sarkozy", "Sarkozy avait 50% de chances". "Qu'est-ce qu'on fait [...] c'est fini pour les noirs"; "pourquoi moi je suis rentrée dans le gouvernement", "parce je voulais pas avoir souffert pendant toute la campagne électorale et qu'apèrs y'ait tout le monde y'a pas moi"... Faire avancer la cause des noirs dont elle prétend être le défenseur patenté, au-delà de tout intérêt général, tel était son seul but...
RAMA YADE, LA CAUSE DES NOIRS AVANT LA DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN:
Car le cas de Rama Yade bien plus intéressant que celui de ses collègues. A défaut de "solidarité gouvernementale", on peut parler à son égard d'une "affinité élective idéologique" de choc avec le président de la République. Elle partage avec lui une conviction forte qui ne s'inscrit effectivement pas dans celui du traditionnel clivage droite-gauche, mais dans celui d'un affrontement entre projet anti-républicain et projet républicain. Et le détricotage des fondamentaux républicains a été très tôt revendiqué par Nicolas Sarkozy. Symptomatique d'une France dont la culture politique s'est peu à peu effondrée.
En effet, comme elle l'avait déjà déclaré, son ralliement au candidat Nicolas
Sarkozy, pourtant élu sur un discours en partie calqué sur celui de Jean-Marie Le Pen, chef du parti d'extrême-droite du Front National, se fondait sur une seule et unique idée, anti-républicaine par principe, mais défendue par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine: la "discrimination positive raciale". Mesure censée en finir avec les discriminations sociales bien réelles que rencontrent nombre de citoyens français d'origine étrangère.
Le plus affligeant réside donc certainement dans le fait qu'elle ait été nommée secrétaire d'Etat
aux droits de l'homme quand ce qui a motivé son entrée au gouvernement était la "cause des noirs", comme elle le rappelle aux blogueurs de Bondy. Ainsi l'humanisme, la conception de l'homme, affranchi des déterminismes "raciaux" ou pseudo-religieux, sont-ils jetés aux orties.
La principale cible des défenseurs des "minorités" et du communautarisme, qui furent pendant longtemps de gauche, est d'ailleurs précisément la Déclaration de 1789, avec sa conception universaliste et citoyenne de l'être humain et du citoyen, prétendues "aveugles" aux différences et donc, par ricochet, racistes. L'homme, dans la vision communatariste comme sarkozienne, est "assigné à résidence ethnique", soit tout le contraire du message porté par la France républicaine -d'ailleurs trahi tant dans les colonies que sous Vichy.
La censure par le Conseil constitutionnel, le 15 novembre 2007, du projet d'instauration de statistiques raciales, pudiquement dénommées "ethniques" mais fondées sur la couleur de la peau, au nom de l'article Ier de la Constitution -stipulant que la République "indivisible [...] assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans disctinction d'origine, de race ou de religion"-, prouve le caractère anti-constitutionnel et anti-républicain de cette vision racialisée de la France, chère à Nicolas Sarkozy et à Rama Yade.
Le fronton du Conseil constitutionnel, dernier rempart contre les entorses continues à la Constitution, dont Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il en modifierait bientôt le préambule, annonce des plus inquiétantes...
Mais pour Mme Yade, on peut penser que la promotion de cette seule mesure prime sur le reste de la politique d'ensemble préparée et menée par la
présidence Sarkozy et son gouvernement. Politique-maketing, "démarchie", comme l'appelait l'économiste Hayek, fragmentation du collectif et défense des particularismes ethniques, voilà ce dont Mme Yade est le symbole. L'absence de culture républicaine de Nicolas Sarkozy faisant le reste, on peut penser qu'elle défendra "sa" cause comme elle l'entend.
D'ailleurs, la censure du Conseil constitutionnel sera contournée, comme l'a annoncé le président de la République lors de sa conférence de presse du 8 janvier 2008. Le préambule de la Constitution, qui contient la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, sera en effet modifié. La notion de "diversité" y sera inscrite, autorisant probablement la mesure d'une "diversité raciale" française, créant des "minorités" en fonction de la couleur de la peau. Ainsi sera posé un jalon pour la "discrimination positive" des dites "minorités ethniques", fragmentant le tissu social et civique en préparant le terrain à une communautarisation par la loi de la population française. La notion de peuple y perdant tout son sens, et avec elle celle de citoyenneté...
Comme le rappelle fermement Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, dans un papier pour Marianne, en date du 5 février 2008, intitulé "La
trahison de la République... par son président", la création d'un comité, dénué de toute légitimité démocratique, chargé de modifier le préambule de la Constitution, n'a rien à voir avec la commission Balladur, mise en place pour réaménager l'organisation des pouvoirs. Il s'agit ni plus ni moins que "de s'attaquer aux fondements de la République tout court, à travers une remise en cause des dispositions constitutionnelles de fond, et non plus des seules règles d'organisation". Pour les raisons évoquées plus haut, la juriste de poser qu'"inscrire le "respect de la diversité" dans le préambule de la Constitution revient à anéantir l'égalité "en droits" proclamée en 1789, et à substituer l'homme situé et déterminé à l'homme libre qui s'auto-détermine", grave régression du point de vue de notre civilisation républicaine fondée sur la dignité, la liberté et la perfectibilité des hommes, égaux devant la loi.
Le 8 novembre 2008, répondant à une question de la journaliste Memona Hintermann, farouche défenseuse de l'égalité républicaine, Nicolas Sarkozy annonçait la modification du préambule de la Constitution pour y introduire la notion vague de "diversité", dont le mot pourrait cacher en fait l'adoption du modèle états-unien -ou indien- de discrimination positive -raciale, ethnique ou tribale.
Puisque le "très-chrétien" Nicolas Sarkozy a récemment parlé de "politique de civilisation" sans qu'on n'en sache plus, une évolution assez claire se dessine: un projet de société dépolitisée et racialisée, où le citoyen sera supplanté par le consommateur et l'homo ethnicus, "croyant" de surcroît. Ce que confirme et condamne encore Anne-Marie Le Pourhiet, sur la forme comme sur le fond et d'un point de vue démocratique: "On a le droit de vouloir changer de civilisation, donc de constitution, en choisissant éventuellement le parti de la réaction, mais on ne peut bouleverser à ce point le contrat social d'un peuple sans qu'il y consente. Jamais, durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a proposé aux Français l'abandon du modèle républicain qu'il n'a, au contraire, pas cessé de vanter. Il n'a donc pas été mandaté pour opérer ce bouleversement et une telle proposition nécessite assurément un référendum constituant".
Or, il est certain que M. Sarkozy ne procédera à aucune consultation populaire sur quelque réforme que ce soit, encore moins relative à un sujet aussi grave. Lequel suppose pourtant un débat national de grande ampleur avec le temps nécessaire au considérable travail de pédagogie qu'implique un tel séisme "civilisationnel". Le fait qu'il ait déjà rejeté le recours au référendum tant sur l'Europe, sur la laïcité que sur les institutions est de très mauvaise augure.
Parce qu'il s'agit bien là d'une rupture avec la civilisation républicaine et le "vivre-ensemble" patiemment, et non sans tragédies, bâtis depuis des siècles...Laissant place à un individualisme et à un chauvinisme chevronnés, à ce "narcissisme des petites différences", qu'il soit pseudo-religieux ou ethno-racial, évoqué en son temps par Freud dans Malaise dans la culture... Rama Yade en est le symbole éclatant, au sein du gouvernement en place...
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Les réponses, fournies par Rama Yade au Bondy Blog, confirment donc le caractère fallacieux de l'"ouverture", qui relève bien du débauchage de personnalités "iconoclastes" et ambitieuses -même si Mme Yade assure s'être "imposée" à Nicolas Sarkozy, il n'en demeure pas moins que c'est lui qui l'a nommée-, selon leur degré de popularité médiatique supposé.
S'il n'y a pas de "solidarité gouvernementale", comme le supposent les articles 20, 49 et 50 de la Constitution, c'est tout simplement parce que les ministres d'"ouverture", sans parler des autres, ne travaillent pas au nom de l'intérêt général du pays, défini pour 5 ans par le peuple lors de l'élection présidentielle du 6 mai 2007. Ils travaillent chacun pour leur "marché politique" propre, d'où les dissensions récurrentes au sein du gouvernement, sans même évoquer la grogne des parlementaires devant lesquel ce dernier est responsable.
Rien de politique là-dedans, si ce n'est un projet de déconstruction des principes philosophiques de la République, déposés dans le préambule de la Constitution.
Car s'agissant de Mme Rama Yade, à moins qu'elle ne désavoue ses propos, il est clair qu'elle travaille pour elle-même d'une part, et pour une cause bien précise d'autre part, celle d'une "minorité de gens de couleur". Catégorie inconstitutionnelle.
Au-delà de l'effondrement de l'éthique politique qui règne aujourd'hui à l'Elysée comme dans les ministères, avec la modification annoncée du préambule de la Constitution, nous allons assister à la méticuleuse destruction des grands principes philosophiques et politiques de la République.
Nommée par le président de la République, selon la pratique discrétionnaire en vigueur, Rama Yade peut compter sur son appui, comme cela a été le cas lors de la venue à Paris du dictateur lybien Kadhafi.
Au-delà, on peut supposer qu'elle peut aussi se réjouir d'une convergence de vue ou d'un aveuglement partagé avec Nicolas Sarkozy -"le plus fort", comme l'écrivait Camus-, s'agissant de l'abolition de la République "une et indivisible" au profit de la consécration juridique du communautarisme et de la "racialisation" de la société française, obtenues en catimini et dans le dos du peuple français.
Ira-ton vers une société divisée en communautés ethno-raciales où l'égalité des droits sera abolie à la faveur d'un système de distribution ou de privation de droits en fonction de la couleur de peau de nos concitoyens? La nuit du 4 août 1789, qui abolit les privilèges, sera-t-elle nulle et non avenue?
La société française deviendra-t-elle une société de plus en plus inégalitaire, où la solidarité nationale sera vidée de son sens mais dans laquelle des micro-élites "racialisées" seront encouragées et affichées pour cacher l'état général du pays et les souffrances sociales de pans entiers de la population -et notamment des personnes issues de l'immigration?
Il faudra suivre attentivement les travaux de cet énième comité discrétionnaire, dans son ambition de bafouer nos principes républicains fondateurs, de manière absolument antidémocratique...
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Vous pouvez signer la pétition en ligne de:
-SOS racisme: "Contre la statistique ethnique"
http://www.fichepasmonpote.com/
Rama Yade
Vidéo envoyée par Bondy_Blog
03 janvier 2008
LA FAUSSE OUVERTURE SARKOZY: UN DENI DE DEMOCRATIE
Depuis des mois, le débat public en France, sur des sujets majeurs -tests ADN, statistiques raciales, réception en grandes pompes du dictateur libyen- semblent se dérouler, sans que personne ne s'en offusque, dans le huis clos du Conseil des ministres, au palais de l'Elysée. Puis illico presto dans les grands médias... Au risque extrêmement grave, en ces temps de médiatisation et de personnalisation outrancières de la vie politique, de faire croire aux Français qu'il n'existe pas d'opposition politique en France.
Et c'est bien là tout le but de la fausse "ouverture" entamée par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy, dès la composition de son premier gouvernement. Pratique antidémocratique qu'il a annoncé vouloir poursuivre pour 2008, lors de ses voeux à la nation.
Il serait donc temps d'ouvrir les yeux et de condamner ouvertement ce qui est n'est en rien une "ouverture" mais un véritable déni constitutionnel et démocratique, un hold-up mené par le seul président sur le Parlement, les partis politiques et autres acteurs de la vie démocratique et sociale... Pour mieux liquider les fondamentaux de notre culture républicaine...
CHARLES DE GAULLE
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"Si je n'avais pas tendu la main aux communistes [...],
nous n'aurions pas relevé nos ruines comme nous l'avons fait".
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cité par Alain Peyreffite,
in "C'était de Gaulle".
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LES FAUSSES POLEMIQUES INTRA-GOUVERNEMENTALES, EFFETS MEDIATIQUES GARANTIS, CONSEQUENCES POLITIQUES NULLES:
DES MINISTRES MARIONNETTES...
Le 9 octobre 2007, Fadela Amara, secrétaire d'Etat "d'ouverture" à la Ville du gouvernement Fillon, nommée
par M. Sarkozy, créait une pseudo polémique en qualifiant de "dégueulasse" [...] le fait que le gouvernement dont elle est un des membres solidaires, "instrumentalise l'immigration", dans sa dernière loi sur "l'immigration choisie". Elle vitupérait, s'agissant d'un des amendements à celle-ci, introduisant le tri sélectif des postulants au regroupement familial par l'usage des tests ADN: "l'ADN, je ne suis pas d'accord parce qu'on touche à quelque chose qui n'est pas bon pour le pays".
Conséquence "télé": un matraquage médiatique et des débats sans fin sur l'emploi d'un mot argotique dans la bouche d'une secrétaire d'Etat. Un rendez-vous avec le premier ministre... Mme Amara se ravisait et demeurait solidaire du gouvernement...
Résultat politique: aucun, zéro.
Les tests ADN ne seront pas retirés par le président de la République, comme le lui demandait un front
républicain regroupant des députés et sénateurs UMP, Nouveau Centre, MoDem, PS, PC, PRG, Mouvement républicain et citoyen, d'extrême gauche, des vedettes -comme Carla Bruni, actuelle "fiancée de Nicolas Sarkozy-, des responsables associatifs et les instances religieuses, de grands acteurs et artistes et même le New York times, qui osait, dans un édito d'une rare véhémence, établir un lien entre Vichy et cette mesure attentatoire à la dignité humaine...
In fine, le Conseil constitutionnel validait cette nouvelle pratique, certes plus encadrée que ne le préconisait l'amendement d'origine. Les tests ADN pourront être pratiqués au service du tri sélectif d'une partie des immigrés.
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Puis, face à la perspective de la réception en grandes pompes du dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, chantre et
financier historique du terrorisme international, le ministre "d'ouverture" des Affaires étrangères, ancien socialiste et droit-de-l'hommiste Bernard Kouchner, s'avouait pitoyablement "résigné" sur France Inter, le 10 décembre 2007. Celui-ci avait fait campagne, faut-il le rappeler, pour la candidate socialiste adversaire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, Ségolène Royal.
Conséquence "télé": l'image d'un ministre qui ne renierait pas ses convictions tout en les mettant sous le boisseau pour se coucher devant la volonté présidentielle: drôle de schizophrénie...
Résultat politique: aucun, zéro.
Mme Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, "d'ouverture" elle-aussi, faisait la une du quotidien Le Parisien en y manifestant dans des termes très salés, son opposition à la venue du dictateur dans feu le pays des droits de l'homme. "Le colonel Kadhafi doit comprendre, osait-elle clamer, que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits". Comminatoire, elle ajoutait que "la France ne doit pas recevoir le baiser de la mort", le jour d'un anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.
Conséquence "télé": tempête médiatique dans un verre gorgé d'eau couleur sang, journaux et télévision se faisant les relais d'une nouvelle polémique intra-gouvernementale d'une virulence toute sémantique. Félicitations naïves d'une partie de l'opposition de gauche, un sondage montrant que les Français partageaient le fond de sa diatribe, un rendez-vous à l'Elysée et Mme Yade changeait d'avis et se montrait bien plus circonspecte...
Résultat politique: aucun, zéro.
Le colonel Kadhafi est bel et bien venu essuyer ses pieds, non pas sur le "paillasson" qu'est devenue la France de Sarkozy, mais sur les tapis rouges déroulés en son honneur. Il aura même eu le bonheur d'être introduit en l'Assemblée nationale... Cinq jours d'humiliation pour la France des droits de l'homme, privée de vocation politique et de sa séculaire "diplomatie des valeurs", désormais apanage de nos amis allemands.
Le voyage triomphal de Mouammar Kadhafi dans la France de Sarkozy
...MARIONNETTES DE L'HYPER-PSEUDO-PRESIDENT
Alors à quoi bon ces mots, ces tapages médiatiques, ces cris d'orfraie et ces jérémiades de ministres ou de secrétaires d'Etat plus ou moins issus de la gauche et en désaccord apparent sur des sujets fondamentaux de la politique actuelle de la France?
A en croire Le Figaro du 14 décembre 2007, ces "couacs" gouvernementaux, ces désaccords brutaux et médiatiquement explosifs, profiteraient en fait à une seule et même personne, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président, Nicolas Sarkozy.
L'hyper-président ultra-incompétent, en intégrant des personnalités people ou des figures, à valeur médiatique ajoutée, dites "de gauche" à son gouvernement, pour mener une politique d'ultra-droite antirépublicaine, a réussi un pari: faire gober aux Français, aidé par l'incompétence du journalisme politique français et la soumission des grands médias, que l'opposition siégeait au gouvernement, et donc qu'il n'y avait plus d'opposition en France... Grave dérive antiparlementaire et antidémocratique...
Celui-là même qui a nommé ces personnalités, dénuées de toute légitimité démocratique, au gouvernement. Le titre de l'article du Figaro, plus que son contenu, résumait bien la situation: "Rama Yade, la star rebelle du gouvernement"... Tout un programme, savamment orchestré.
Quelle peut donc être la fonction de ces colères très télégéniques?
A défaut de pouvoir sonder les âmes et les cœurs, le fait que ces personnalités ne démissionnent pas, restent en place et persistent à cautionner -tout en faisant semblant de la critiquer- la politique menée par le président Sarkozy, contre leur "for intérieur" et leurs convictions, sur des sujets hautement sensibles, nous permet de penser que l'"ouverture" a pour finalité une confiscation de la vie démocratique et du débat public du pays, au profit du seul président...
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UNE CONFISCATION DU DEBAT DEMOCRATIQUE ET PUBLIC AU SEIN DU PALAIS DE L'ELYSEE ET DE SES RELAIS AUDIOVISUELS:
Tout cela peut paraître grotesque ou immoral. Mais ces gesticulations ministérielles amplifient un phénomène désastreux aux niveaux politiques et démocratiques.
La "télécratie", le déplacement de la vie publique vers les unes des journaux ou les plateaux
de télévision, est le résultat de toutes ces prises de parole politiquement nulles et non avenues, au détriment de la représentation nationale, composée des élus du peuple au suffrage universel.
La démocratie se déplace et se dégrade en glissant du Parlement et des territoires vers les "mass media" de masse.
Tout cela participe ainsi de la "virtualisation" de la vraie politique, qui se joue sur le terrain bien concret des communes, des départements, des régions, de l'Assemblée nationale et du Sénat... La politique incarnée par des actes et des paroles en cohérence et non pas seulement par des slogans télévisuels ou des "coups médiatiques".
Le problème, qu'il convient de souligner ici, est qu'un ministre ou un secrétaire d'Etat, pris individuellement, n'a aucune légitimité démocratique, aucune légitimité populaire. Il n'est ni un élu ni un représentant du peuple. Il est en place, pour mettre en oeuvre la politique normalement conduite par le Premier ministre, sous l'autorité du président de la République.
Ces personnes ne tirent en fait leur fragile légitimité que du bon vouloir du président de la République, de leur nomination entièrement discrétionnaire, à partir du moment où la fonction de premier ministre est écrasée, par le président. Leur destin ministériel est en fait suspendu à la décision présidentielle.
Ainsi le locataire de l'Elysée, pourrait, s'il le souhaitait et si ceux-là l'acceptaient, nommer
le premier mannequin venu à un poste de ministre de l'identité nationale, par exemple. Il pourrait nommer un militant anticapitaliste au ministère de l'Economie et des Finances. Rien, aucune instance démocratique ne l'en empêche à partir du moment où le premier ministre n'a plus d'existence politique réelle.
C'est ce que M. Sarkozy a très bien compris, en nommant des personnalités connues pour leur incompétence mais aussi pour leur télégénie remarquables et, bien entendu, pour leur soumission au "chef".
En appelant à la table du Conseil des ministres des personnalités de gauche, comme il l'a fait, M. Sarkozy n'a en rien mis en place une "politique d'ouverture". Il n'a fait qu'exercer ses prérogatives constitutionnelles:
· article 8 : "Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
Sur la proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions".
Si on ne peut reprocher ni empêcher le président de nommer qui bon lui semble, on ne peut pas, par contre, tolérer
qu'il laisse ces personnalités monopoliser le débat médiatico-public, ni exprimer, dans une caricature de démocratie ou de débats d'opinions, leurs désaccords sur des sujets aussi graves que les droits de l'homme, l'immigration ou encore la conduite de la politique étrangère dans le pays.
Et ce, parce que la Constitution, si elle n'interdit pas à un ministre de s'exprimer librement, pose la responsabilité et la solidarité de l'ensemble du gouvernement, face au Parlement, et donc, au peuple. Si les ministres ont des comptes à rendre devant le peuple représenté, c'est en tant que membres solidaires d'une même équipe gouvernementale, dont ils assument, toutes, je dis bien toutes les mesures.
UNE ATTEINTE GRAVE AUX PRINCIPES CONSTITUTIONNELS DE SOLIDARITE ET DE CO-RESPONSABILITE MINISTERIELLE ET GOUVERNEMENTALE:
Un gouvernement est une équipe collective et solidaire nommée pour mettre en oeuvre les grandes orientations d'une seule et même politique, celles qu'a présentées le président de la République au peuple français. Si le Parlement le renverse, il est démis en bloc. Il ne s'agit donc pas d'un amas d'individualités faisant leur cuisine et leur publicité chacun dans leur coin, travaillant à son compte et non pour les Français.
La réalité légale, prévue par la Constitution, qu'aucun journaliste politique n'ose rappeler fermement -où ceux-ci sont-ils formés, on se le demande!- n'est pas la réalité de la politique-spectacle ou du cirque à paillettes. C'est cette réalité qui explique que les "coups de gueule" des ministres n'aient aucun poids politique et, plus grave pour les Français, ne changent rien à la politique désastreuse menée par l'actuel gouvernement.
La politique n'est ni une petite cuisine individualiste, ni un concours de "grandes gueules". Un ministre, tant qu'il ne démissionne pas, "appartient", au sens politique du mot, à un gouvernement.
La Constitution, que beaucoup de ces personnalités au pouvoir semblent mépriser, à l'image du président Sarkozy, est de toute façon claire s'agissant de la responsabilité collective du gouvernement:
· article 20: "[Le gouvernement] est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50.
· article 49: Le Premier Ministre, après délibération du Conseil des Ministres, engage devant l'Assemblée Nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale.
· article 50: Lorsque l'Assemblée Nationale adopte une motion de censure ou lorsqu'elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, le Premier Ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement.
· L'Assemblée Nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d'une motion de censure. Une telle motion n'est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l'Assemblée Nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu'à la majorité des membres composant l'Assemblée. Sauf dans le cas prévu à l'alinéa ci-dessous, un député ne peut être signataire de plus de trois motions de censure au cours d'une même session ordinaire et de plus d'une au cours d'une même session extraordinaire.
· Le Premier Ministre peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée Nationale sur le vote d'un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent".
Bien entendu, un président de la République, digne de ce nom, respecte et prend en compte les résultats de l'élection présidentielle dans le choix de ses nominations. Suivant le fait démocratique majoritaire, il met en fonction des personnes compétentes et convaincues de la nécessité de la mise en oeuvre du projet présidentiel.
M. Sarkozy, disposant d'une avance honorable sur son adversaire socialiste, Mme Royal, puis d'une majorité
législative à sa botte, a pourtant fait le contraire. Il a nommé "n'importe qui", non pas sur une base politique, celle annoncée et tranchée par le pays, mais sur une base médiatique et purement politicienne, purement stratégique. L'ouverture n'ayant à aucun moment été soumise clairement au choix des Français durant sa campagne, marquée à droite et même à l' extrême droite.
N'en déplaise à Fadela Amara, Bernard Kouchner ou encore Rama Yade, ils ne sont que les exécutants des orientations politiques choisies par le peuple français lors des élections au suffrage universel -présidentielle en premier lieu, législative dans une moindre mesure, sauf en cas de cohabitation.
Ils ne sont pas des petits présidents ou des petits premiers ministres en puissance, passant leur temps à abreuver les médias et les Français de leurs états d'âme. Ils n'ont pas à faire croire qu'ils influencent l'orientation politique du pays sous prétexte qu'ils sont reçus sur les plateaux de télévision ou font la une des quotidiens.
Le siège de la démocratie représentative n'est pas et ne peut pas être le gouvernement, qui mène une seule et même politique. Un ministre n'est qu'un des rouages d'une seule et même machine d'exécution. Le gouvernement n'est pas une assemblée démocratique.
Le débat démocratique doit absolument se dérouler au sein du Parlement, de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que dans la société civile et même, dans les conditions prévues par la loi, dans la rue.
Les médias dominants, en jouant le jeu de la confiscation par le président du débat public, participent d'une grave dérive. Alors que la politique menée ne prend absolument pas en compte les orientations éventuellement contraires à celles du président, ils nous font croire que la pluralité n'est pas à l'Assemblée, qu'il n'y a pas d'opposition, que les députés ne font pas leur travail tandis que tout se passerait autour de Nicolas Sarkozy, à la table élyséenne du Conseil des ministres.
L'hyper-personnalisation de la politique, la confusion des idées -le président voulant faire passer son
gouvernement pour un gouvernement ni de droite ni de gauche ni du centre ou de tout à la fois-, le mépris pour les partis politiques, pourtant reconnus par la Constitution comme des acteurs de la démocratie, la médiatisation outrancière et vulgaire des ministres -notamment de Rachida Dati-, la focalisation des médias sur les faits et gestes de ces personnalités nommées nuisent gravement au politique et à la démocratie représentative, laquelle repose sur la légitimité de l'élection et non de la nomination.
Une fois de plus, les principes constitutionnels sont bafoués en France, au profit d'un président ainsi tout-puissant, qui prétend être le chef de la majorité UMP comme de l'opposition du centre et de la gauche, au moins en apparence. Il y a donc déni de démocratie implicite et piétinement manifeste de la Constitution qui régit cette même démocratie.
Voilà la triste réalité de cette fausse "ouverture", qui n'est rien d'autre qu'une stratégie d'internalisation du débat démocratique au sein de gouvernement, de privation de visibilité du Parlement et des partis politiques, le tout étant possible parce que le président a les moyens de nommer qui il veut et parce que l'éthique politique, qui suppose responsabilité collective et sens de l'intérêt général, s'est effondrée en France.
Le président n'agit pas comme président mais comme candidat perpétuel à sa propre succession, l'écrasement continu de l'opposition en étant l'une des conditions.
Depuis le 6 mai dernier, l'enjeu pour l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy est de faire taire toute voix s'opposant à sa politique anti-républicaine. Il s'agit d'opposer un faux "consensualisme" médiatico-sondagier à tous les débats qui sont le signe d'une vraie démocratie. Ces débats passionnèrent les Français. Ségolène Royal et François Bayrou demeurent, malgré toutes les basses manœuvres sarkoziennes -fragilisation du Parti socialiste et attaque en règle contre le Modem de M. Bayrou-, deux grandes figures d'une alternative républicaine et démocrate à la désastreuse politique sarkozienne.
Pourtant, l'histoire de notre pays peut nous éclairer sur ce que sont de véritables stratégie et politique d'"ouverture", pratiquées à plusieurs reprises et sous différents régimes, même si le mot d'"ouverture" n'était pas forcément employé.
QU'EST-CE QU'UNE VERITABLE OUVERTURE?:
LA TENTATIVE MITTERRANDIENNE
On n'évoquera ici que brièvement l'"ouverture" tentée par le président de la République française, François Mitterrand, au lendemain de sa seconde victoire à l'élection présidentielle en 1988. Celle-ci correspondait à au moins quatre faits politique majeurs, qu'on ne retrouve absolument pas dans la victoire de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine en 2007:
· après 7 ans de présidence, dont 2 ans de cohabitation avec une majorité législative et un gouvernement de droite, le président Mitterrand sortant, recueillait le 24 avril 1988, au 1er tour des présidentielles, 34,11% des suffrages exprimés, tandis que son adversaire, M. Chirac, n'en obtenait que 19,96%. Le 8 mai 1988, François Mitterrand écrasait littéralement, avec un score de 54,02% des suffrages exprimés, son premier ministre de droite, qui n'en récoltait que 45,98%.
· la candidature du président sortant avait été annoncée par lui-même très tardivement, et deux slogans avaient été retenus pour sa campagne: "La France unie" et "Génération Mitterrand", posant de facto, les fondements d'une politique de rassemblement, notamment du centre. Celui-ci s'étant posé comme le "père de la nation" et le protecteur patenté de l'Etat impartial face à tous les clans partisans, jouant jusqu'à la caricature de sa stature présidentielle... Une ouverture aux idées du centre se dessinait donc, politiquement parlant.
L'un des slogans de campagne du président sortant en 1988, annonciatrice d'une probable "ouverture" au centre
· les élections législatives consécutives à la réélection de François Mitterrand ne donnant qu'une majorité relative aux socialistes et apparentés, le président décide de nommer au gouvernement des personnalités centristes et de la société civile, tels Jean-Pierre Soisson, Jean-Marie Rausch, Michel Durafour ou encore Olivier Stirn, avec comme premier ministre Michel Rocard.
Cette "ouverture" congruait tant avec la campagne de rassemblement menée par François Mitterrand qu'avec son positionnement dit du "ni-ni", ni nationalisations, ni privatisations, censé être encore le marqueur premier du clivage gauche-droite. Elle ne fera cependant pas long feu. Mais elle était fondée politiquement et n’avait rien à voir avec la tartufferie sarkozienne.
VERS LE SECOND EMPIRE LIBERAL: LES ORIGINES DE L'OUVERTURE
L'"ouverture" a toujours eu lieu au niveau de la formation du gouvernement, en fonction d'un projet politique lui-même ouvert, transcendant les clivages traditionnels, négocié selon l'intérêt national, l'état de l'opinion et les rapports de force politiques, à un moment t. Originellement, elle intervient comme une nécessité de réajustement des forces au pouvoir au regard de l'état du pays ou des événements politiques.
Le passage de l'Empire autoritaire à l'Empire libéral, en 1869, se joua ainsi par l'arrivée au gouvernement de personnalités issues de l'opposition à Napoléon III, dont le pouvoir vacillait. Elle déboucha naturellement sur des mesures politiques elles-mêmes d'ouverture, impliquant des changements substantiels dans la conduite des affaires et des réformes inspirées par les nouveaux venus de l'opposition.
L'"ouverture" ne relève donc nullement de nominations fantaisistes dictées par les caprices ou la pure stratégie de l'exécutif tout-puissant, contrairement à ce que pourrait nous faire croire la tartufferie sarkozienne actuelle.
Le cas du Second Empire est donc à ce titre intéressant. Comme nous le rappelle Louis Girard, dans son "Napoléon
III", "les élections de 1869 marquent, après vingt ans d’interruption, la renaissance de la vie politique avec une presse libre et des réunions publiques dans les grandes villes". Plus profondément, l'empereur doit comprendre que "l’Empire est menacé [et que] la république est candidate à sa succession".
Cette même année, le député républicain Emile Ollivier, fer de lance de l'opposition, qui avait été le rapporteur de la loi du 25 mai 1864, légalisant les "coalitions ouvrières" et instaurant le droit de grève, fut donc nommé par Napoléon III ministre de la Justice et des cultes, chef de fait d'un gouvernement de centre droit et de centre gauche.
Cette nomination, loin d'être cosmétique, comme le sont les nominations sarkoziennes, aura eu des conséquences politiques majeures. Elle déboucha sur la fin de la tutelle impériale sur le Corps législatif, révolution institutionnelle dans l'esprit des vues parlementaristes du parti de Emile Ollivier.
L'évolution parlementaire du régime fut donc menée par ce gouvernement que l'on pourrait qualifier d'"ouverture", en ce sens qu'il était dirigé par un ancien opposant à l'Empire, député républicain, rallié mais aux conditions fixées par lui-même et ses camarades.
Rien à voir avec les ministres issus de la gauche, potiches, nommés par M. Sarkozy qui n'ont aucun poids politique et ne changeront rien à la "feuille de route" clairement de droite fixée par le président de la République. Lesquels, par contre, protègent le président de toute accusation de sectarisme tout en télescopant toute opposition.
DE GAULLE, LA SFIO, LES COMMUNISTES, LE MRP ENSEMBLE AU POUVOIR: LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA REPUBLIQUE
La libération de Paris et le défilé sur la plus belle avenue du monde, les Champs-Élysées, août 1944
C'est l'événement politique majeur que constitue la perspective de la Libération à la fin de la Seconde guerre
mondiale, qui conduisit le général de Gaulle à constituer, dès le 2 juin 1944, un Gouvernement provisoire de la République française composé de communistes, de socialistes (membres de la SFIO) et de membres du Mouvement républicain et populaire (MRP), composé d'anciens résistants, plutôt démocrates-chrétiens.
Le rassemblement au pouvoir des trois grandes composantes de la Résistance, tant extérieure qu'intérieure, était commandé par la nécessité historique de constitution d'une forme d'union nationale, en vue de la reconstruction de la France libérée.
Ces composantes portaient pourtant des projets et des orientations politiques radicalement divergentes. Mais le général de Gaulle sut les réunir au nom de l'intérêt supérieur de la République et de la France. Après le retour à la République, il s'agissait en effet de "rendre la parole au peuple", et nécessairement dans sa diversité, d'où les élections et le référendum qui aboutiront à l'abolition de la IIIe République et à l'avènement de la IVe.
Ce qui nous intéressera ici, ce sont les mesures politiques qui résultèrent de cette
"ouverture" aux socialistes et aux communistes, sous la houlette du général de Gaulle. Rien à voir avec la nomination de personnalités médiatiques. La France, revenant du régime de Vichy et de l'occupation nazie, renoua ainsi avec les principes républicains fondamentaux, en mettant en oeuvre de nombreuses mesures issues du programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Ces mesures, souvent d'inspiration socialiste et communiste, in fine, relevèrent la France et participèrent aussi de la constitution du gaullisme politique, renouant avec le souci de l'indépendance nationale, la prééminence de l'Etat, la solidarité, la méritocratie républicaine, inscrivant, également, la France dans la modernité politique du second XXe siècle. A savoir:
· droit de vote des femmes -qui l'exercent pour la première fois le 29 octobre 1945
· mise en place de la Sécurité sociale -ordonnance du 19 octobre 1945
· création des allocations familiales -loi du 22 août 1946
· nationalisations, dont celle de l'énergie
· création de l'Ecole Normale d'Administration (ENA) pour former des hauts fonctionnaires recrutés, non pas selon leurs origines sociales, mais selon leurs "mérites" etc.
La formation, sous l'égide du général de Gaulle, du Gouvernement provisoire, intégrant des socialistes et des communistes, déboucha donc sur une politique d'ouverture et de rassemblement, posant les jalons d'acquis sociaux fondamentaux. En outre, il est certain que, malgré toutes leurs divergences idéologiques, au final, communistes, socialistes, démocrates-chrétiens se retrouvaient sur un socle commun: le rétablissement de la République et l'approfondissement de ses principes.
Ce sont ces mêmes acquis, issus du programme du Conseil national de la Résistance (CNR) et reconnus dans leur esprit par le préambule de la Constitution de la Ve République, qui sont aujourd'hui jetés au caniveau par la présidence Sarkozy et son soi-disant gouvernement d'"ouverture".
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Pourquoi ces nominations de personnalités médiatiques dites de "gauche" par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine? Pourquoi cette stratégie politicienne qualifiée d'"ouverture"?
Rien ne justifiait que fût pratiquée, comme l'avait fait de Gaulle à la Libération, une politique d'"ouverture", consistant à accomplir un programme de réformes négocié entre les différentes composantes de la vie politique française républicaine -des communistes à la droite de l'UMP. Une telle politique aurait pu à la rigueur être tentée par Jacques Chirac, réélu en 2002 contre le chef du Front national, Jean-Marie Le Pen, avec les suffrages de la gauche. Mais en 2007, le débat droite-gauche avait repris ses droits au second tour des présidentielles. C'est bien pourquoi cette politique d'"ouverture" n'existe pas et est un leurre.
· Ni sortie de guerre, ni crise institutionnelle majeure, ni nécessité d'une union nationale en vue de reconstruire le pays ne se présentaient avant l'élection de Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2007.
· La campagne électorale menée par ce dernier n'était pas une campagne ouverte aux idées de la gauche, mais aux idées de l'extrême-droite, à laquelle le président Sarkozy n'a pourtant pas fait appel lors de la composition de son gouvernement.
· Le nouveau pouvoir a été élu sur un projet de droite, socialement ultralibéral -au détriment des plus défavorisés et des classes moyennes, dans le souci constant de démanteler l'Etat et le droit social; économiquement favorable au capitalisme financier, à la finance spéculative et aux fortunes rentières -au détriment des petites et moyennes entreprises qui sont au premier rang de la relance de la croissance; culturellement ancré dans la réaction, dans le culte de l'argent-roi et dans la désignation de boucs-émissaires -les pauvres, les immigrés, les étrangers, les chômeurs, les retraités, les jeunes des cités etc.; internationalement, la France devait en finir avec la realpolitik, pour adopter une diplomatie des droits de l'homme, tourner le dos au monde africain et arabo-musulman pour se rapprocher des positions de l'administrations Bush, pourtant en fin de son désastreux parcours.
· Le président de la République dispose d'une majorité à sa botte au Parlement, et l'opposition n'est pas en mesure de menacer les gouvernements qu'il peut nommer à sa guise.
De ce programme sarkozien, toutes les idées venues du gaullisme, du centrisme, des différentes tendances de la gauche, toutes forces républicaines, étaient exclues et le sont toujours. La soumission de l'ensemble de la droite au projet présidentiel, la réduction au silence de toute dissension au sein de l'UMP, l'appel aux fidèles du centriste François Bayrou pour mieux le fragiliser, le recours à des individualités de gauche, politiquement insignifiantes mais populaires: toutes ces manœuvres sont contraires à l'esprit d'une politique d'"ouverture".
Elles assurent en fait l'hégémonie d'un projet présidentiel unilatéral visant à détruire un à un tous les principes républicains fondamentaux en créant un pseudo-consensus médiatique autour de la personne du président. Elles visent évidemment à préparer sa réélection en 2012. Car en faisant croire aux Français que cette politique fermée et antirépublicaine est une politique d'"ouverture", il s'agit d'occuper tout l'échiquier politique classique, de désarçonner toute velléité d'opposition et de faire croire que le Président bénéficie du soutien massif de tous les Français, alors que 47% d'entre eux n'ont pas voté pour lui et ont une autre vision de la France.
Le mensonge grossier que constitue l'idée selon laquelle le président mènerait une politique d'"ouverture" est grave, car relayé par les médias les plus puissants, audiovisuels notamment, il implique plusieurs conséquences:
· l'arrivée au gouvernement de personnalités dites "de gauche" qui ne défendent aucune mesure de gauche mais monopolisent le débat publico-médiatique, symboles vivants de l'immoralité politique récompensée par le nouveau pouvoir comme de l'effondrement des convictions politiques
· la diffusion de l'idée fausse selon laquelle l'opposition ne se situerait plus au Parlement ni dans les territoires de la République, mais au sein du gouvernement
· l'internalisation du débat démocratique au sein du gouvernement, qui n'est en droit qu'une équipe de personnalités nommées et non élues, dépourvues de légitimité démocratique
· la transformation du gouvernement en un simulacre d'assemblée démocratique, ce qu'il n'est en aucun cas
· l'étouffement médiatique de toutes les véritables oppositions, des gaullistes aux communistes, par les prises de parole politiquement sans aucun effet des ministres dits d'"ouverture"
· le discrédit sur le débat d'idées et le "relativisme de toutes les valeurs", l'absence de concordance entre les paroles et les actes au profit du règne de l'image, tous phénomènes propres à la condition postmoderne
· la remise en cause de la fonction éminente que les partis politiques, dans leur pluralité et leur diversité devraient jouer dans la vie démocratique du pays.
Il s'agit donc d'une nouvelle forme de gouvernement, qui n'a absolument rien à voir avec une quelconque "ouverture" aux idées du centre ou de la gauche, mais qui relève d'un véritable déni de démocratie représentative.
Les débats au Parlement sont constamment télescopés par les pseudo-disputes internes à un gouvernement dont la Constitution prévoit qu'il doit demeurer solidaire et co-responsable devant la représentation nationale. Leur ultra-médiatisation permet de consolider une grave dérive, à savoir le glissement de la démocratie vers la "télécratie".
Il n'y a donc en France, en dehors des plateaux de télévision, aucune politique d'"ouverture" menée par le nouveau pouvoir en place. Affirmer le contraire relève du mensonge politique.
Il y a simplement musellement de toute opposition et abaissement de la démocratie parlementaire et de la démocratie tout court. La preuve en est qu'aucune mesure de gauche n'a été et ne sera pratiquée par les ministres d'"ouverture", solidaires d'un gouvernement de "droite dure". Les coups de gueules des uns des autres, leurs pleurnicheries ou leur résignation témoignent en fait de leur impuissance et de leur soumission absolue aux volontés présidentielles.
Il serait temps que le journalisme politique français prenne la mesure d'une telle dérive et cesse de gober les mensonges présidentiels en reprenant à son compte le terme d'"ouverture", quand il n'y en a aucune.
Dénoncer sans relâche cette tartufferie serait la condition sine qua non du retour à un véritable débat démocratique. Sans quoi le peuple français ne trouvera plus aucun opposant à la politique de destruction des principes et des acquis fondamentaux de la République française, héritière de la civilisation démocratique athénienne, de la république romaine, des Lumières et de la Révolution française.
L'élection de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, loin de marquer un retour du politique, comme le pensent naïvement nombre de commentateurs politiques, emboîte le pas à ce que le philosophe Zizek appelle la "sortie du politique". Si cette situation perdure, les mesures les plus gravissimes pourront être mises en oeuvre sans aucune résistance, sans qu'aucun débat démocratique digne de ce nom ne les accompagne, sans souffrir aucune critique.
Fonder et mener une politique qui liquide à la fois la Révolution française, les droits de l'homme, les acquis de la Résistance, le gaullisme comme le socialisme, le chiraquisme comme le mitterrandisme sur un tel mensonge relève d'une des plus grandes escroqueries que la vie politique de la Ve République ait jamais connues.
Le mensonge comme programme politique n'est jamais de bon augure. Le peuple français devrait s'en émouvoir, sans quoi il ne restera bientôt plus rien de son héritage commun, de ce qui faisait encore sa grandeur de par le monde et sa cohésion politique, à savoir la prééminence de la "chose publique" sur tous les intérêts particuliers... Ce que l'on appelait, avant l'élection de M. Sarkozy, la République...
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LE GOUVERNEMENT POSTMODERNE DE SARKOZY ET LA FAILLITE DE LA PENSEE OCCIDENTALE VUE PAR JORDI VIDAL
LA FAILLITE MORALE DES MINISTRES D'OUVERTURE, FRUIT DE LA TARTUFFERIE SARKOZIENNE DE L'"OUVERTURE"
LA SANTE DEVIENT PAYANTE EN FRANCE... PAR LA GRACE D'UN GOUVERNEMENT D'OUVERTURE
08 novembre 2007
LE GOUVERNEMENT POSTMODERNE DE SARKOZY ET LA FAILLITE DE LA PENSEE OCCIDENTALE VUE PAR JORDI VIDAL
Comment expliquer qu'un candidat à l'élection présidentielle française, tel que l'ancien avocat d'affaires et maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy, ait réussi pêle-mêle à rallier les classes populaires et les classes hyper-privilégiées, l'électorat de l'extrême droite xénophobe et populiste, de la droite gaullienne, une partie des sympathisants du centre et même certains électeurs de gauche?
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Comment comprendre que cet ancien ministre de l'Intérieur de droite, au bilan désastreux, soit parvenu à attirer des "intellectuels de gauche" ou issus de la gauche, tels Max Gallo pour "la gauche républicaine", André Glucksmann pour "la soixante-huitarde antitotalitaire", parmi les plus médiatiques?
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Quelle mouche a donc piqué des gaullistes autoproclamés pour aller soutenir un homme qui avait vertement critiqué l'opposition gaullienne et salutaire, menée par Chirac, à la folle et désastreuse équipée guerrière irakienne de l'administration Bush, et réclamé qu'on l'appelât "Sarkozy the American"?
Qu'en est-il de ces souverainistes républicains, tels des Henri Guaino ou encore Max Gallo toujours, qui sont allés soutenir un candidat qui se prononçait pour la trahison des acquis de la Résistance, la remise en cause de la laïcité, l'adoption des statistiques "raciales" et du modèle de société multi-racial états-unien?
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Par quelle manœuvre, une fois élu président de la République, cet homme a-t-il réussi à former un gouvernement
solidaire composé de personnalités politiques "de gauche", autour d'un programme intégrant des mesures d'un thatchérisme archaïque, mis en échec dans le monde entier et axé autour d'une promotion sans complexes des inégalités sociales, assorti de propositions issues de l'extrême droite et attentatoires aux droits de l'homme et du citoyen, avec pour mot d'ordre la "liquidation de mai 68"?
Que font Fadela Amara, Bernard Kouchner, Rama Yade, Jean-Marie Bockel et d'autres autour de la table du Conseil des ministres d'un tel gouvernement?
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Il serait naïf de croire à un "coup de génie" de M. Sarkozy ou encore à une mauvaise "performance" de sa rivale socialiste.
Cette situation n'est que l'aboutissement d'une longue, lente et profonde faillite de la pensée et de l'action, certes de la gauche, mais de tous les républicains.
Et tous les personnages de cette triste comédie, ceux qui se disent de gauche, de droite, libéraux, gaullistes, souverainistes, républicains ou communautaristes, nationalistes ou "droits de l'hommistes", tous partagent en fait une même caractéristique: ce sont les enfants d'une nouvelle époque, la postmodernité.
C'est pour cela que le livre de Jordi Vidal, Servitude et simulacre en temps réel et flux constant, Réfutation des thèses réactionnaires et révisionnistes du postmodernisme, tombe à point nommé.
Pour nous aider à comprendre cette déconfiture de la pensée en France, en Europe, aux États-Unis d'Amérique et dans l'Occident mondialisé, depuis au moins quarante ans.
Professeur aux beaux-Arts de Perpignan, fils et petit-fils de syndicalistes espagnols, Jordi Vidal analyse brillamment les
conséquences culturelles, médiatiques, sociétales, politiques et sociales de l'hégémonie de la pensée postmoderne dans le champ universitaire occidental.
Evoquant les tenants du postmodernisme et leur nouvelle hégémonie dans les cercles universitaires occidentaux, Vidal parle d'un "milieu sclérosé", immergé dans une civilisation désidéologisée, télévisuelle et fondée sur l'image, sur l'oubli de l'histoire comme de la géographie, sur l'hyper-spécialisation des savoirs.
Tout se passe comme s'ils réfléchissaient hors du monde, étrangers aux réalités culturelles et socio-économiques qui affectent l'homme occidental contemporain...
Aliénés des peuples, et se proclamant allergiques à tout populisme, ils s'encanaillent ensemble grâce à leur connexion internationale, leurs échanges globalisés, leurs voyages financés par les universités et les centres de recherche, souvent aux frais du contribuable, en France en tout cas.
Le problème est que ceux-ci pensent être une nouvelle "avant-garde" critique alors qu'ils ne font que consolider la société qu'ils décrivent de façon abstraite.
Le post-modernisme, une pensée "magique", déconnectée du réel mais dont l'influence et les effets politiques sont eux bien réels...
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Pour résumer, il s'agit de comprendre avec Vidal quelques éléments et idées-forces de ce courant de pensée, certes informe, mais uni autour d'une récusation des traditions humanistes, démocratiques, républicaines, des Lumières comme de la pensée marxiene et de toute la pensée du social:
il n’y a plus de principes intangibles, tout est relatif, tout se vaut, la recherche de la vérité est un leurre, un horrible "mythe" totalitaire qu'il s'agit de "déconstruire"
les images et les représentations toujours changeantes de la réalité comptent plus que la réalité elle-même, que l’historicité des faits et des situations, il faut accepter l'hégémonie des "simulacres" et de la confusion, de l’équivalence de tous les phénomènes : religion et politique; État et nation; nation et nationalisme; république et nation, peuple et populisme; fascisme et totalitarisme; race et ethnie; citoyenneté et identité; classes sociales, communautés et minorités; culture et vie quotidienne; moralisme et éthique politique ou même Orient et Occident etc.
il faut condamner les Lumières, la science, la révolution, tout universalisme et toute vision collective du monde, assimilés à l’impérialisme et à "l’universel blanc masculin hétéronormé" (sic) et primat du contenant sur le contenu, de l'auteur, de sa race, de son sexe sur son œuvre etc.
l'idée même de civilisation est un leurre masquant une volonté cachée de domination
il faut privilégier les seuls phénomènes, passés ou présents, particuliers ou minoritaires, isolés les uns des autres, décontextualisés puis juxtaposés au besoin - esclavage, antisémitisme, racisme, xénophobie, discrimination, colonialisme, impérialisme, massacres administratifs- et dévaluer toute l'histoire universelle au nom de ces phénomènes, en occultant tout le reste - abolitionnisme, Résistance et sauvetage de la majorité des juifs en France, sous Vichy, mouvements de lutte contre le racisme, anticolonialisme d'origine européenne, humanisme etc.
seule peut s'imposer une vision pseudo-religieuse et moraliste du monde avec en son cœur la défense émotionnelle des victimes sélectionnées selon leur "valeur polémique ajoutée", au détriment d’une idée universelle de la dignité humaine défendue par des citoyens agissant et se révoltant. Le tout au risque à gauche d’une collusion avec les islamistes et les fondamentalistes juifs et chrétiens, et à droite de la mise en place d'une politique compasionnelle thatchérienne de sous-traitance de la question sociale aux organismes de charité ou à des juges
il est temps d'abandonner toute vision historienne des concepts comme de la réalité au profit de "manipulations historiques" selon les besoins de sa propre théorie: on dira ainsi que les Français d'origine immigrée subissent le même sort que leurs parents (sic) "esclavagisés", que les HLM ont été construits dans le but délibéré de parquer les immigrés dans des ghettos, que les noirs états-uniens sont des Africains ou encore que la démocratie athénienne doit être rejetée parce qu'elle tolérait l'esclavage etc.
toute ambition d’analyse globale de la société de consommation, des frustrations qu'elle génère et des inégalités qu'elle produit, est vaine et ennuyeuse, on préfèrera s'intéresser au malheur des "minorités", aux pratiques sexuelles, aux "représentations", télévisuelles, médiatiques etc. offertes en pâture par la société de masse de communication et de consommation
il faut partager la certitude de l’impossibilité de tout changement collectif, abandonner la question sociale au profit de la question raciale par exemple, le contraire manifestant un penchant antidémocratique pour la révolution et ipso facto pour le totalitarisme etc. Marx est bel et bien mort et enterré.
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Symbole de cette absence de principes des politiciens postmodernes, Bernard Kouchner qui, après avoir fait campagne aux côtés de la socialiste Ségolène Royal, rallie le victorieux candidat de droite à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, devenant l'un de ses ministres...
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Dans ce contexte où tout se vaut, où tout se mélange, où l'histoire ne compte que si elle sert la théorie logique préétablie, on comprend que des gens se disant de gauche puissent rejoindre un gouvernement d'ultra-droite. Le fait de se situer à gauche, d'être attaché à l'abolition des privilèges, initiée durant la Révolution française, peut, dans cette bouillie, être compris comme son contraire, comme lorsque l'on estime qu'être de gauche n'a rien à voir avec la question sociale mais consiste à créer des privilèges pour des "minorités raciales" discriminées et à cultiver le mépris pour les couches populaires nécessairement incultes, intolérantes, conservatrices etc.
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Désormais, on peut prétendre, comme M. Kouchner, demeurer socialiste et être solidaire d'un gouvernement
qui privatise la Santé et détruit les services publics, se dire "humanitaire" et préconiser la guerre... On peut être antiraciste et antisémite à la fois... On peut être féministe laïque, comme Mme Amara et être solidaire de Mme Boutin, catholique militante dont la ferveur laïque a toujours, c'est un euphémisme, été sujette à caution... On peut prétendre défendre les banlieues et les immigrés et être solidaire d'une politique fiscale favorisant une poignée de très riches et stigmatisant les étrangers comme jamais...
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Bref, l'essai de Jordi Vidal nous offre un éclairage sur les coulisses intellectuelles (sic) de la situation politique française actuelle. Il témoigne aussi d'un air du temps qui interdit toute pensée républicaine comme simple attachement à la "chose publique" et au collectif. Ces quelques citations pour vous en donner un avant-goût:
"Sous toutes leurs variantes, les tendances emblématiques du postmodernisme sont aussi changeantes qu’un "primetime" télévisuel. Leur diversité, qui se targue d’être rebelle, contribue à une même vision réactionnaire du monde et entend, sur le mode de l’accumulation et du rapprochement intempestif, "fissionner le réacteur républicain en activant des théorisations et des pratiques culturelles et politiques en chaîne venues des marges : études postcoloniales, postféministes, ethniques, gays, lesbiennes et trans, beur studies, whiteness studies et gender studies"… ".
La télé-réalité, image d'une société heureuse, multiraciale et multisexuée, où en fait tous, acteurs et spectateurs sont exploités: la postmodernité "réalisée", ici l'émission de TF1, Secret story
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"L’expansion de cette vision paranoïaque du monde s’est assortie d’une
fragmentation de la recherche et d’un total désengagement politique. Au nom de la culture, on est passé, en quarante ans, de l’analyse critique du sort de l’ouvrier anglais envisagée à partir de son point de vue, de sa parole et de ses conditions de vie, à l’étude comparée des vertus de la poupée Barbie et de la chanteuse Madonna".
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"Pour la sociologie postmoderne, la violence du "jeune arabe" est la
conséquence d’une discrimination ethnique antérieure à la domination capitaliste, trouvant son origine dans les Lumières. Parvenu à un tel degré d’inversion, le postsociologue refusera d’assimiler le sort des jeunes des cités à celui d’un prolétariat toujours précarisé et de moins en moins agissant. Il parlera de "guerre raciale" et dissimulera le fait que la misère matérielle touche dorénavant une partie de plus en plus importante de la population, empêchant ainsi toute solidarité effective entre les exclus".
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Cliquez ici pour lire également:
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LA FAILLITE MORALE DES MINISTRES D'OUVERTURE, FRUIT DE LA TARTUFFERIE SARKOZIENNE DE L'"OUVERTURE"
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LA SANTE DEVIENT PAYANTE EN FRANCE... PAR LA GRACE D'UN GOUVERNEMENT D'OUVERTURE
28 septembre 2007
LA FAILLITE MORALE DES MINISTRES D'OUVERTURE, FRUIT DE LA TARTUFFERIE SARKOZIENNE DE L'"OUVERTURE": LE CAS KOUCHNER
"Le gouvernement est unanime
par définition ! Quand un ministre
n’est pas de l’avis du gouvernement
il cesse d’être ministre !
[...]
On ne parle pas de l’unanimité
du gouvernement, parce que
c’est une donnée permanente.
La signaler, c’est insinuer qu’elle ne va pas de soi !"
cité par Alain Peyrefitte in
"C’était de Gaulle".
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"Un ministre, ça ferme sa gueule; si ça veut l'ouvrir, ça démissionne" déclarait Jean-Pierre Chevènement en 1983. Plus tard devenu minsitre de la Défense nationale, il démissionnait en 1991, du fait de son
hostilité à la participation de la France à la guerre du Golfe. Conformité à ses principes généralement saluée par les Français.
Ce faisant il manifestait également son respect pour l'esprit mais aussi pour la lettre de la Constitution de la Vième République, pensée et mise en place par le général de Gaulle en 1958.
Car à l'"unanimité" gouvernementale celui-ci correspondent la solidarité ministérielle et la responsabilité collective de l'ensemble des ministres devant le Palrement (art. 20-21; art.49).
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En premier lieu, la mise en oeuvre de l'"ouverture" sarkozienne devrait donc supposer une cohésion intellectuelle, politique voire morale, autour du programme du candidat présidentiel notamment puis de ses actions.
D'autant plus au sein d'un gouvernement constitué de personnalités socialistes tels M. Kouchner et M. Bockel ou issues d'associations de gauche telle Mme Amara.
Mais cette "ouverture", nous disaient, au moment de sa formation, les journalistes politiques Zemmour et Domenach, n'a pas de vocation politique, mais un but médiactico-télévisuel, marketing, dégradant pour le politique... Fondé sur des images et non sur des idées...
Vidéo envoyée par sarkozy_bayrou
Eric Zemmour et Nicolas Domenach, journalistes politiques fustigeant le caractère populiste de la politique d'"ouverture" de M. Sarkozy
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En second lieu, "la fidélité à ses convictions est nécessaire à la démocratie", déclarait toujours M. Chevènement, le 1er avril 2002, à Libération. La participation à un gouvernement doit reposer sur cet impératif.
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Or, aujourd'hui, sur des questions majeures, touchant au principe républicain de
solidarité, à la dignité humaine ou à l'égalité de droit et à la non discrimination entre nationaux et étrangers, les personnalités de gauche ou de cette sensibilité se satisfont aujourd'hui de fait, et assument collectivement, face à la représentation nationale et à l'histoire, la destruction et la mise en branle de la privatisation de la Sécurité sociale, la mise en oeuvre d'une "immigration choisie" et même la possibilité d'utiliser des tests ADN pour les immigrés!
Les doutes ou la tiédeur manifestés dans les médias par M. Kouchner ou Mme Amara ne sont pas à la hauteur de la rupture avec la République dont témoignent ces mesures phares.
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C'est là qu'il faut s'inquiéter d'une légitimation de l'immoralité politique, dont le summum est certainement atteint par le ministre des Affaires étrangères socialiste, M. Kouchner, ancien ministre de la Santé.
En effet, celui-ci, en pleine campagne présidentielle, soutien de la candidate socialiste, avait, lors d'un point presse quotidien du PS, vertement critiqué le projet du candidat de droite, qu'il combattait alors, d'instauration de franchises médicales, à savoir la destructuration du système solidaire de santé.
Quelques mois plus tard, M. Kouchner entrait dans le gouvernement, nommé par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, M. Sarkozy, devenant ainsi comptable de cette lente mise à mort de la Sécurité sociale, sans sourciller, ou à peine...
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Vidéo envoyée par VeritesMediatiques
Le 12 février 2007, M. Kouchner, médecin et ancien ministre de la Santé s'opposait à la destruction du système solidaire de Santé... Aujourd'hui, il l'assume collectivement au sein du gouvernement Fillon... Faillite morale et politique d'un ambitieux ou "point de détail?"
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Au mépris pour l'Etat, pour le droit et au non respect de la Constitution sur des aspects fondamentaux, à l'enterrement définitif de la culture institutionnelle gaullienne, au mépris pour le rôle du Parlement et des partis politiques, à la dérive médiatico-marketing de la vie politique française, il faut ajouter, sans esprit partisan, ce terme d'"immoralité politique" - employé par Mme Royal à l'encontre de M. Sarkozy lors du débat présidentiel - aux caractéristiques de la "nouvelle droite", menée par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine.
Le revirement inouï de M. Kouchner en est la plus terrifiante illustration. Et bien peu en France le soulignent...
02 août 2007
LE BLOG DE FADELA AMARA : STADE SUPREME DE LA POLITIQUE-MARKETING -"démarchie"
Le blog de la Secrétaire d'Etat à la banlieue de M. Sarkozy, Mme Amara, témoigne emblématiquement de la stratégie politique de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine: la société est divisée en "communautés-marchés" et la politique ne doit plus consister dans le service de la "chose publique" mais dans la satisfaction, même virtuelle, de chacun de ces "marchés". A Mme Amara celui des dits "jeunes de banlieue"...
"Tandis que le noyau de la démocratie
libérale est
l'individu doté de conscience, le noyau de
l'égalitarisme permissif est l'individu
avec ses besoins pressants [...].
[Le concept de culture] désignait "la" culture de l'esprit humain. [...]
Que veut donc dire aujourd'hui le mot culture?
En anthropologie et dans certaines parties
de la sociologie, le mot "culture" est toujours,
bien entendu, employé au pluriel, et de telle
manière que vous avez une culture des banlieues,
une culture des bandes de jeunes, non
délinquants et même délinquants".
"La crise de notre temps"
in "Nihilisme et politique".
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Mme Amara, récemment nommée secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville par l’ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel Président Sarkozy, vient d’ouvrir un blog sur le réseau de la radio "rap/hip
hop" Skyrock -"1er sur le rap"- intitulé, "Pour ma ville", adapté et réservé aux seuls dénommés "jeunes des banlieues", à côté d’un blog plus officiel, destiné à la population normale (sic !). Pâle copie de la tant décriée méthode participative à la Royal, cette démarche pose quelques questions graves sur notre société, notre culture et même notre civilisation.
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Le choix du réseau Skyrock doit nous interpeller car cette radio véhicule depuis des années, à travers un rap ultra-commercial, tous les stéréotypes des banlieues dites difficiles, d'une supposée culture hip hop, d'une révolte permanente et prétendument partagée par tous. Le tout dans l’ignorance d’une part de la diversité qui marque la Ville et les banlieues, d’autre part dans l’oubli du fait que ces quartiers sont partie intégrante du territoire de la République et que leurs habitants doivent être considérés comme des citoyens à part entière et égale.Au risque d'identifier tous les jeunes de banlieue aux fanatiques d'un rap vulgaire et commercial, parfois machiste, homophobe et xénophobe... Il ne faudrait pas oublier que le réseau des blogs de Skyrock a été un vecteur efficace de propagation des violences qui ont secoué la France en 2005.... offrant aux incendiaires et aux casseurs un moyen de communication inouï!
Les trop fameuses émeutes de 2005, ayant débouché sur un couvre-feu inédit depuis la guerre d'Algérie!
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La question sous-jacente pourrait être posée comme suit: les "jeunes de banlieue" constituent-ils une population séparée, et, en conséquence, doivent-ils être l'objet d'une communication politique différenciée et d'une politique effective spécifique? Ou, au contraire tout ne doit-il pas être fait pour qu'ils soient enfin considérés comme des Français à part entière? Ce qui exigerait bien entendu des efforts immenses et une politique du long terme à l'inverse de celle qui est menée aujourd'hui...
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Le fameux blog, dont voici le lien: http://pourmaville.skyrock.com/1.html
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En outre, le contenu même du blog, comme le ton utilisé par Mme Amara –tutoiement et langage pseudo-populaire- concordent étrangement avec ceux qu’emploient les grandes firmes publicitaires afin d’appâter des clients potentiels. Il faut leur plaire, leur ressembler, parler leur langage etc. Si l’on comprend l’efficacité de ces
méthodes marketing dans le domaine marchand, on peut craindre que politiquement celles-ci ne participent encore plus de la ghettoïsation des quartiers populaires. Le populisme de la publicité de masse accède ainsi au niveau le plus haut de l’Etat. Et de l’Etat-spectacle on tombe tranquillement dans le caniveau de l’Etat-marketing. Comme si l’image seule pouvait remplacer une réelle politique –à savoir celle de notre hyper-président.
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Si l’utilisation de la toile peut être politiquement enrichissante, elle devrait toujours être régie par le souci du primat de la "chose publique", par celui de l’unité de la République et de ses territoires, enfin par l’élévation du débat et non par son adaptation aux besoins et aux demandes débridées d’une population stigmatisée –même subrepticement-, ici les dits "jeunes de banlieue".
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L’absence dans ce blog, destiné à la jeunesse supposée des banlieues, de toute pédagogie civique relative à la nature de la mission de la Secrétaire d’Etat et à ses moyens d’action, l’absence de toute définition de ce qu’est la politique de la Ville, les confusions entre ville, quartier, banlieue, équipements collectifs et commerciaux, l’usage de la langue orale, la confusion entre citoyens et simples résidents –on ne vote qu’à 18 ans !- font de cet outil une caricature d’exercice démocratique d’une démagogie inégalée.
La cour de l'Hôtel de Ville d'Uzès, dans le Gard, siège du pouvoir municipal et l'un des
lieux clefs de la mise en oeuvre des politiques de la Ville, totalement absents du blog de la Secrétaire d'Etat
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Enfin, beaucoup des commentaires déposés sur ce blog par ses visiteurs sont édifiants :
-extrême jeunesse du public et brouillage générationnel
-textes truffés de fautes d’orthographes non corrigées et publiés telles quelles alors que l'illettrisme et l'analphabétisme sont des fléaux sociaux!
-demandes plus ludiques les unes que les autres à cent mille lieues de toute politique de la ville
-confusion sur la nature du blog et de son auteur –Mme Amara jouant le tutoiement, l’amitié et allant jusqu’à demander aux bloggeurs d’imaginer leur "quartier rêvé"
-alimentation du mythe de la télocratie –le pouvoir politique peut réaliser tous vos désirs etc.
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Jugez-en par vous-mêmes, cliquez sur : http://pourmaville.skyrock.com/1.html...
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De tout cela ne peut que découler une vision complètement folle de la politique de la Ville et un abaissement
supplémentaire de la politique en général. Comme le disait en son temps Léo Strauss, la crise de la démocratie libérale, mais nous pourrions ajouter, l’enterrement de la République, commence lorsque prévalent les "besoins pressants" de l’individu, pente dont le blog de Mme Amara fournit un exemple effrayant. De même la culture politique se délite dès lors qu’on considère que les populations vivent séparément, parlent leur langage propre et partagent une culture fermée sur elle-même, ce dont témoigne on ne peut plus l’entreprise ridicule et irresponsable de la nouvelle Secrétaire d’Etat à la politique de la Ville…
"A tous les Français"....
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Une nouvelle classe politique, enfin "adaptée" aux "réalités" de notre société...? Non ceci n'était qu'une publicité!
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Où s’arrêteront donc la démagogie et la dépolitisation de la République française ? Telle pourrait être la question à poser à notre actuel chef de l’Etat…
30 avril 2007
M. SARKOZY OU LE DEGRE ZERO DE LA POLITIQUE
Trop c'est trop...
Tartuffe aura eu des émules...
Sur les hommes qu'on dit admirer, sur les principes fondamentaux, sur la vision du monde, sur la République, sur un bilan, il y a des limites aux palinodies, aux retournements idéologiques, à l'instrumentalisation, aux mensonges.
Si l'on sait qu'une campagne présidentielle, organisée par des conseillers en communication pour des professionnels de la politique, est l'occasion d'écarts de langage, de langue de bois, la campagne de M. Sarkozy aura atteint des sommets en termes de retournements de veste, de détournements et de relativisme absolu des valeurs, de sophismes, au risque de DEVALORISER DANGEREUSEMENT LA POLITIQUE, le débat démocratique et de tromper les électeurs. Exemples:
.M. Sarkozy a:
.déclamé son admiration pour le général de Gaulle...
... alors qu'il avait manifesté son opposition au refus de M. Chirac de participer à la guerre en Irak, et dénoncé, aux Etats-Unis, l'arrogance de la France, manifestant une volonté d'alignement sur la politique de M. Bush...
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.déclaré qu'il instaurerait une discrimination positive, comme il s'était targué d'avoir nommé un "préfet musulman" -propos inacceptable du point de vue de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et préjugeant de la confession du préfet en question, au risque de violer sa vie privé....
... alors qu'il a insulté les citoyens français de confession ou de culture musulmane en tenant des propos comme "on n'égorge pas les moutons dans sa baignoire"...
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.voulu se présenter comme le défenseur de l'identité nationale...
... alors qu'il a déclaré aux Etats-Unis "se sentir souvent comme un étranger dans son pays", mis en cause des principes républicains fondamentaux: séparation des pouvoirs (Montesquieu), indépendance de la Justice, citoyenneté politique et non ethnique (Rousseau, Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen), il a remis en cause la laïcité (loi de 1905), accusé implicitement l'immigration d'être un danger pour l'identité nationale alors que la diversité a fait la France (Renan), privilégié le communautarisme contre l'intégration républicaine (Clermont-Tonnerre, Renan)...
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.déclaré vouloir protéger les plus faibles...
...alors que ses propositions fiscales favoriseront les plus riches, que sa conception de la Santé par franchises est celle d'une Santé à deux vitesses avec la multiplication des déremboursements, alors qu'il a émis l'hypothèse d'une "prédestination génétique" des suicidaires et des pédophiles...
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.promis un Etat fort...
...alors qu'il ne renouvellera pas un fonctionnaire sur deux, affaiblissant les moyens humains et financiers des grands services publics (Santé, Justice, Education), il veut baisser les impôts de manière à priver l'Etat de ses moyens financiers...
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.déclaré vouloir rénover la vie politique...
...alors qu'il refuse toute révision des institutions de la Vième République, toute revalorisation du Parlement...
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.promis de garantir la sécurité...
... alors que c'est lorsqu'il était ministre de l'Intérieur qu'ont eu lieu les plus violentes émeutes urbaines que la France ait jamais connues, une recrudescence des atteintes aux personnes et aux forces de l'ordre, des policiers ont récemment manifesté pour dénoncer l'aggravation du fossé entre la police et la jeunesse, notamment lorsque Sarkozy était leur "chef"...
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Quelques images pour illustrer ce que l'on pourrait appeler "le degré zéro de la politique":
De Bush... ... à la tombe de de Gaulle
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De la remise en cause de la laïcité à l'affirmation de l'égalité hommes-femmes, il faut choisir M. Sarkozy...
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De la discimination positive en faveur des "minorités" aux propos lepénistes sur les musulmans "égorgeant les moutons dans leur appartement" et à la création d'un "ministère de l'identité nationale et de l'immigation"
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La compassion envers les ouvriers de Valenciennes et l'amitié pour un millionnaire cherchant à quitter la France pour ne plus payer l'impôt.
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S'affichant avec un rappeur pour attirer à lui les jeunes des quartiers, dont beaucoup sont issus de l'immigration...après avoir repris à son compte la formule de Jean-Marie Le Pen: La France, aimez-la ou quittez-la"...
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Des belles promesses de sécurité à la réalité des émeutes les plus graves de France, en 2005!
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S'il s'agit de juger un homme politique sur ses paroles et ses actes, M. Sarkozy aurait à répondre de beaucoup d'entre eux. Peut-être est-ce pourquoi il a systématiquement refusé tout débat au 1er tout de l'élection présidentielle avec ses compétiteurs.
Son comportement, en tant que chef de l'UMP ou lorsqu'il était ministre de l'Intérieur et membre du gouvernement De Villepin, sous la présidence de M. Chirac a frisé l'incivilité. Le manque de respect à l'égard du chef de l'Etat, les tentatives d'alliance avec Bayrou contre Chirac -ce que Bayrou a évidemment refusé-, la rupture du principe de solidarité ministérielle, les injures et les menaces à l'encontre d'un autre ministre, M. Begag: tout cela témoigne d'une chose:
M. Sarkozy n'a pas la carrure ni la sagesse d'un futur chef de l'Etat, d'un futur président de la République.
17 avril 2007
JE VOUS EN SUPPLIE NE CITEZ PAS JAURES M. SARKOZY
Ne vous en déplaise, Jaurès n'aurait pas voté pour vous!
JEAN JAURES
"La République
sera sociale
ou ne sera pas".
Jean Jaurès.
Et oui, M. Sarkozy, la République, le mot même, "res publica" l'indique, met en avant la chose publique, celle qui appartient à tous, dont tous sont solidaires et au sein de laquelle tous aspirentà être solidaires.
Quand vous assimilez le social à l'assistanat, vous récusez et la République et toute l'oeuvre, la pensée et l'action de Jaurès, alors de grâce, abstenez-vous!
Quand Sarko récupère Jaurès et Blum
Vidéo envoyée par frankycoco

































































































































