24 septembre 2008
LE SARKOZYSME EN VIDEOS
LA VULGARITE, LE MEPRIS, L'IMMORALISME ET LA VIOLENCE
Sarko et Mai 1968
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L'humour « karcher » de Rachida Dati
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Clash à i>Matin avec Nadine Morano
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Darcos, la maternelle et les couches
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Sarkozy prêt à se battre contre un pêcheur
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Sarkozy au salon de l'agriculture
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Karcher
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Sarkozy tance le chef de la police toulousaine
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Rama Yade
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Sarkozy ivre au G8
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Sarko the american
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Pouvoir personnel? Sarkozy riposte...
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François Fillon et la gauche
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SARKOZY RICANE EN RENDANT HOMMAGES AUX SOLDATS MORTS
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Le sarkozysme c’est le régime du mépris généralisé
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LA XENOPHOBIE ET LA HAINE DE L'AUTRE
Sarkozy : France, Aime-la ou quitte-la!
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Sarko aime pas certains moutons,il préfére les siens
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Discours raciste de sarko à dakar - 26 juillet 2007
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Madame jeanne MOREAU à Hortefeux
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Sarkozy greift Deutschland an
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Question du Jour 5
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BFM le 20 février: Rama Yade a tenu des propos diffamants
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Rama Yade justifie l'utilisation du Malodore à Argenteuil
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François Fillon en guerre contre le monde musulman
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Nicolas Sarkozy et la Discrimination Positive [08-0108]
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Statistique Ethnique - SOS Racisme
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Philippe Leroy (UMP) et les gitans sur France 3
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L'ARGENT-FOU ET L'INJUSTICE SOCIALE
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Sarkozy se fout de notre gueule
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Salaire Sarkozy
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Les dessous des vacances Nicolas Sarkozy
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Sarko : ce que je propose c'est pire
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1 SMIC par jour pour les 1000 français les + aisés
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Franchises sur les soins: reportage JT France 2, 18/ 01/2008
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Franchises sur les soins; interview Christian Lehmann, FR 2
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Nicolas Sarkozy, j'ai changé!
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Fillon faillite
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Le premier des droits de l'homme
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Sarkozy & Grève, du mépris qui insulte les Français
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LA PRESSE ET LES MEDIAS DOMESTIQUES
!!! Bise Sarkozy-Chabot
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Sarkozy en off : le best-of
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LE CHEF DE CLAN
Sego-Sarko - Debat 21.03.1993
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L'affaire Christian Clavier
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LA FRANCE EN GUERRE ALIGNEE SUR BUSH
Sarko Ze American
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LA MORT DE LA FRANCE DES DROITS DE L'HOMME
SARKOZY Rubrique HUMOUR ou POLITIQUE ?
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Discoussarkodtsdelhomme
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Des grèves et des rumeurs
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Nicolas Sarkozy s'exprime au sujet d'un potentiel mariage
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Cécilia Sarkozy règle ses comptes
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15 février 2008
NICOLAS SARKOZY A VIOLE LA VIE PUBLIQUE DES FRANCAIS AVANT QUE LA PRESSE N'AIT VIOLE SA VIE PRIVEE
Après avoir bâti sa stratégie de conquête du pouvoir sur la mise en scène publique de sa vie intime, on aurait pu penser que devenu président de la République, Nicolas Sarkozy renoncerait à ce mélange des genres. Or depuis son élection le 6 mai 2007, le "très-bling-bling-chrétien" président a continué à distiller aux médias des événements choisis de sa vie intime et à en cacher d'autres, pensant s'assurer ainsi une popularité constante. C'est là le sens de ce que l'on pourrait appeler le "pipolitisme". Les Français s'identifieraient, de façon fusionnelle, à "leur" président, "un homme comme un autre". Mais cette fusion a précisément consumé la fonction publique présidentielle, la magistrature suprême. Elle a privatisé, depuis le sommet de l'Etat, l'espace public et politique auxquel les Français appartiennent ou qui appartient l'espace public de tous les Français. Elle a aboli l'antique séparation entre vie privée et vie publique et politique, avec tous les risques que cela suppose. Devant le dégoût de l'opinion face aux excès de cet exhibitionnisme, Nicolas Sarkozy a donc décidé de changer de stratégie, en "protégeant sa vie sentimentale" et en s'attaquant brutalement à cette presse qu'il convoquait jusque là à commenter les aléas de sa vie privée, pour mieux parasiter le débat public...
HANNAH ARENDT
"D'après la conception antique, le statut de l'individu
dépend complètement de l'espace dans lequel il lui
arrive d'évoluer, au point que le même homme, qui,
en tant que fils adulte d'un père romain, "était
soumis à son père comme s'il était sa propriété,
pouvait se retrouver, en qualité de citoyen, dans la
situation de le commander"".
"Qu'est-ce que la politique?".
.
.
VIOLATION DE LA VIE PRIVEE DU PRESIDENT OU VIOLATION DE L'ESPACE PUBLIC PAR LE CHEF DE L'ETAT: LE PARADOXE DE L'OEUF ET LA POULE?
Après la publication par le NouvelObs.com du contenu d'un mini-message téléphonique (SMS), attribué au président de la
République, Nicolas Sarkozy, et envoyé à son ex-épouse Cécilia, le président de la République a donc déposé le 7 février 2008 une plainte au pénal contre cet organe de presse, pour "faux, usage de faux et recel", passible de 3 ans d'emprisonnement. Sa nouvelle et troisième épouse, Carla Bruni-Sarkozy a, quant à elle, dans son premier entretien à la presse française en tant que première Dame de France, comparé le comportement des journalistes à celui des collaborateurs du régime de Vichy qui avaient dénoncé des juifs, arrêtés, déportés puis assassinés. Auparavant, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'homme, Mme Rama Yade, avait traité les journalistes de "charognards" et comparé le président à une "proie", victime d'une "chasse à l'homme", humée et traquée par des chasseurs...
Jean Daniel, patron du Nouvel Observateur a reconnu, dans l'édition du 14 février, l'"erreur"
qu'était la publication de l'information sur le SMS présidentiel sur son site internet . Carla Bruni-Sarkozy s'est quant à elle "excusée" si elle avait pu choquer quelqu'un en comparant des journalistes à des "collabos" et à des dénonciateurs de juifs. Beaucoup de journalistes, dont Alain Duhamel, dans Libération, Philippe Val, pour Charlie-Hebdo, ont condamné la publication par leur confrère d'une information relevant de la stricte intimité du président de la République. Alain Duhamel, journaliste politique de référence et d'expérience, écrivait ainsi dans sa chronique politique du 13 février 2008 que, même si Nicolas Sarkozy avait joué l'exhibtionnisme et mélangé vie privée et vie publique, "le site du Nouvel Observateur a franchi une nouvelle étape dans l'intrusion dans la vie privée", commettant un "viol caractérisé de la vie privée". Les deux journalistes s'inquiètent en même temps de la procédure choisie par le président pour faire condamner l'organe de presse en question.
Tout cela, sans compter la bourde et la diffamation inqualifiables commises par la nouvelle première Dame de France,
Carla-Bruni-Sarkozy, pourrait prêter à sourire... Tout cela pourrait paraître, en ces temps de confusion et d'immoralité politiques -dans ce climat délétère comme on le disait autrefois- anecdotique... On pourrait, au vu de la réaction des journalistes qui condamnent l'"erreur" du Nouvel Observateur, se demander qui de l'oeuf ou de la poule était là en premier, qui de la presse politique ou du président de la République a entrebaîllé la boîte de Pandore de la publicisation de la vie privée et de la privatisation de la vie publique du détenteur provisoire de la "magistrature suprême", Nicolas Sarkozy. Approche confortable qui permet de ne pas trancher la question.
Journalistiquement, le débat restera sans fin. Certains monteront au créneau au nom de l'"éthique journalistique" qu'aurait violée le Nouvel Observateur, d'autres, moins nombreux, et condamnés d'avance comme "sarkophobes" -néologisme inquiétant s'agissant d'un président de la République", estimeront que Nicolas Sarkozy est seul fautif puisqu'il a sans cesse joué la carte politique de sa "pseudo" vie privée, au nom de la transparence.
Politiquement parlant, l'affaire devrait être envisagée autrement, ce qui n'est pas le cas et révèle une grande faille culturelle et républicaine du journalisme français.
NICOLAS SARKOZY, EN TANT QUE PRESIDENT, A SCIEMMENT VIOLE LA PUBLICITE DE L'ESPACE PUBLIC AVANT QUE DES JOURNALISTES N'AIENT VIOLE SA VIE PRIVEE
Car il est possible de trancher ce débat, dès lors que la France est encore une
République. A ce propos, un sondage réalisé par OpinionWay et publié sur le site internet du Figaro ce 14 février 2008, révèle que 82% des sondés condamnent le comportement privé du président de la République. Ce chiffre étonnant conflue avec la dénonciation, par la presse étrangère, par l'opposition de gauche et du centre, par le président du Conseil constitutionnel lui-même comme par des membres éminents de l'UMP -"son parti"-, de l'abaissement de la fonction présidentielle initié par Nicolas Sarkozy lui-même. Abaissement vivement ressenti, dixit les sondages derniers, par l'"opinion publique".
Pourquoi une telle cristallisation? Même si ce n'est qu'un sondage, on peut gager que les Français font encore la disctinction entre la vie privée et la chose publique, entre l'intimité d'un "Français comme les autres" et l'action publique du plus haut responsable de l'Etat, qui a en charge les affaires publiques et le destin politique, et même vital, du pays.
Le président de la République, même Nicolas Sarkozy, n'est pas un "homme comme un autre". Il est notamment, d'après la Constitution, le "chef des armées", tenant le destin vital du pays "entre ses mains".
Depuis l'invention de la cité et de la démocratie grecques, puis de la res publica romaine, une distinction mouvante, mais persistante, marque les communautés politiques. Celle qui fait le départ entre la vie privée d'une part: le foyer et la famille, la vie politique d'autre part: les affaires de la Cité.
Entre les deux, la société et les membres de la société civile, la presse, depuis qu'elle est libre notamment, choisissent de se pencher sur l'une ou l'autre des deux rives, dans les limites fixées par la loi et tranchées par la Justice en cas de litige.
Même en 2008, dans le cadre d'une "société de masse de consom-munication" la distinction
demeure d'actualité. Et ce malgré l'évolution déplorée par Hannah Arendt, dans La condition de l'homme moderne, au XXe siècle, qui fait que "même les présidents, les rois, les premiers ministres voient dans leurs fonctions des emplois nécessaires à la vie de la société" et que, "parmi les intellectuels, il ne reste que quelques solitaires pour considérer ce qu'ils font comme des oeuvres et non comme des moyens de gagner leur vie".
Toute la question est là. Si la société ne considère les hommes que comme des travailleurs travaillant pour "gagner leur vie", qu'en est-il des présidents, des rois et des premiers ministres, ayant in fine en charge la destinée de communautés politiques entières? Dans cette société, ces personnes sont-elles devenues des hommes et donc des travailleurs comme les autres?
Tout laisse penser que les Français, interrogés sur cette question du "comportement privé" de leur président, Nicolas
Sarkozy, répondraient que non. Parce qu'entre les "chefs d'Etat" et le peuple qui les mandate ou qu'ils représentent, il y a l'intérêt général, le destin national, l'espace commun du politique ou encore, en république, la "chose publique", qui les dépassent et les transcendent. Comme Hannah Arendt rappelait que dans la conception politique romaine, le statut du simple individu n'était pas le même selon qu'il évoluait dans son foyer ou dans le Forum ou au sein des institutions politiques, il conviendrait de rappeler au "président" que son statut n'est pas le même selon qu'il s'exprime en tant que personne privée ou en tant que président de la République, parlant au nom de la France.
Le portrait officiel de Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, très vite caricaturé et raillé, ici par le site politique et satirique Sarkozynews, pour son inadéquation avec le comportement "pipolitique" du président lui-même...
C'est ce que semble mécomprendre radicalement Nicolas Sarkozy.
Le péché originel a donc été commis par le président de la République. Il ne s'agit non pas seulement de l'exposition aux sunlights de ses états d'âmes, mais de la violation à laquelle il a procédé ainsi de l'espace commun et public du peuple français. Le tout par l'intermédiaire, certes, de la société civile, de la presse et des nouveaux médias cybernétiques.
Il serait donc urgent que le journalisme politique français s'alarme, non pas tant de la violation -selon le mot de
Alain Duhamel- de la vie privée de Nicolas Sarkozy, que du viol perpétré par celui-ci de la sphère publique commune au peuple français. Celle-ci ne devrait-elle pas être protégée par la loi, comme l'est la sphère privée, des intrusions de la vie privée des responsables de l'Etat, mandatés par le peuple?
Le devoir de réserve, imposé à tous les fonctionnaires n'est pas respecté par le premier
d'entre eux, Nicolas Sarkozy, qui s'engage dans les campagnes électorales, municipales notamment, n'hésitant pas à se rendre au siège de l'UMP, dont il a pourtant quitté la présidence depuis son élection. L'article 5 de la Constitution, qui prévoit que le président de la République en est le "garant", a été bafoué par lui tant sa pratique antidémocratique du pouvoir, au mépris de l'article 20, que dans ses discours antinomiques de l'article Ier, qui définit la la France comme une République "laïque", tenus en territoire étranger, au Vatican puis en Arabie Saoudite.
Devrait-on en venir à une loi pour protéger l'espace public? La question est ouverte dès lors que l'espace public n'est plus protégé malgré tous les garde-fous prévus par le général de Gaulle dans l'élaboration de la Ve République. Parce qu'il ne l'est plus par l'usage, ce dont témoigne l'impasse que font sur ce sujet les représentants de la presse politique française.
Quoi qu'il en soit, le débat sur la responsabilité de la pipolisation en France est en vérité tranché. C'est le dernier président de la République française qui a ouvert la boîte de Pandore du parasitage de la vie politique et sociale française par l'orchestration de sa vie privée, au mépris du peuple français:
le 17 octobre 2007, lors de la Journée mondiale du refus de la misère, il évoquait devant le Conseil économique et social, en période de grève annoncée, une "solitude poisseuse" et toute personnelle, faisant écho à ses propres déboires conjugaux et à son divorce annoncé
le 18 décembre, il autorisait, en tant que président de la République, les photographes de certains journaux bien choisis, à le photographier avec sa nouvelle compagne, Carla Bruni, au parc de loisirs de Eurodisney, accusant hypocritement par la suite, les médias de vouloir "médiatiser sa vie privée"
plus grave encore, le 8 janvier 2008, pendant les voeux présidentiels à la presse, depuis le palais de l'Elysée, il n'hésitait pas à annoncer l'imminence de son remariage avec Carla Bruni, par cette phrase fatale, "Avec Carla, c'est du sérieux". La solennité de l'exercice de la conférence de presse présidentielle, dont de Gaulle avait été le maître incontesté, se trouvait complètement parasité par cette annonce d'ordre privé.
On notera que la brève hospitalisation du président de la République au Val-de-Grâce, le 21 octobre 2007, fut étrangement tenue secrète, ce qui montre bien que Nicolas Sarkozy et son entourage ont tout à fait les moyens de protéger la vie privée du locataire de l'Elysée quand ils le veulent vraiment.
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Si M. Sarkozy est la "victime" de la presse, le peuple français a été jusque là la victime de l'exhibitionnisme présidentiel. A chacun de mesurer ce qui est le plus grave.
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Il serait donc temps de remettre les pendules à l'heure. L'affaire grossière du SMS, qui pourrait conduire un journaliste en prison, ne révèle pas tant les "transgressions" de la vie privée du président par une presse immorale que l'effondrement, minutieusement commandé par Nicolas Sarkozy lui-même, du mur séparant sphère privée et sphère publique.
Si des rappels à l'ordre à l'encontre du Nouvel Observateur ont eu lieu, on n'a pas entendu de voix morale forte, issue des rangs de la presse politique, rappeler à l'ordre le président de la République lui-même, au nom de la sacralité de la "chose publique", commune à tous les citoyens français, bafoués dès les débuts de sa mandature.
Il est peu probable que Nicolas Sarkozy, qui ne voit que des "racines chrétiennes" à la France, comprenne un jour ces distinctions et ces concepts issus des véritables "sources" de notre civilisation républicaine et démocratique, à savoir la Grèce et la Rome antique, la Renaissance, les Lumières et la Révolution française. Peut-être l'arrivée à l'Elysée de nouveaux conseillers pourrait l'y aider, il faut l'espérer pour la France en tous cas.
Car l'ouverture de tels débats, qui devraient paraître ineptes si l'éthique politique n'avait pas été détruite par le sarkozysme, détourne les intelligences critiques et les oreilles du public des véritables mesures politiques impulsées par la présidence actuelle, concoctées par les conseillers-ministres et, éventuellement, le gouvernement:
rétention de sûreté (possibilité de prolonger à vie, sans jugement, la peine de certains condamnés)
arrestations continues de sans-papiers dans des conditions particulièrement inhumaines
modification en vue de la Constitution pour en dénaturer le contenu et battre en brèche la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 en y introduisant le concept de "race" -même si sous d'autres mots-
réduction drastique, et panique conséquente, de la fonction publique
remise en cause de la laïcité
remise en cause de la Sécurité sociale
adoption du traité de Lisbonne par voie parlementaire
inefficacité criante de la politique économique
réorientation de la politique étrangère de la France et envoi de toupes aux Emirats arabes unis, à Abu Dhabi, face à l'Iran etc.
Voilà les sujets sur lesquels Nicolas Sarkozy, mandaté par le peuple souverain, est sommé de s'exprimer, en tant que président de la République. Parce qu'il en va de la république, de la "chose publique" à laquelle il est soumis, comme tout un chacun.
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Vous pouvez signer en ligne:
-la Pétition populaire pour l'égalité audiovisuelle:
http://www.egalite-audiovisuelle.fr/
11 février 2008
JEAN SARKOZY A NEUILLY-SUR-SEINE: LA MONARCHIE ELECTIVE?
Neuilly-sur-Seine est l'objet de toutes les attentions ces jours-ci. En effet, son ancien maire et actuel président de la République, Nicolas Sarkozy, après y avoir adoubé, tel un seigneur, le porte-parole de l'Elysée pour briguer la mairie, David Martinon, vient de l'abondonner, de le disgrâcier...
Parachutage de Martinon à la mairie de Neuilly s/Seine
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Le 1er octobre 2007, on apprenait avec stupeur, que Nicolas Sarkozy, président de la République, sortait de l'Elysée et de son rôle de président de tous les Français, pour "imposer" de façon antidémocratique, David Martinon dans son fief de Neuilly-sur-Seine... Fronde des habitants... Entêtement de l'"hyper-pseudo-président"...
Le 18 octobre 2007, le palais de l'Elysée annonçait le divorce de Nicolas et de Cécilia Sarkozy. Coup dur, disent certains, pour David Martinon, qui aurait fait partie des "favoris" de l'ex-première Dame de France.
Début 2008, la cote de popularité de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel "très chrétien"-bling-bling président de la République s'effondrait. Son implication dans les municipales devenant de moins en moins appréciée par les candidats comme les électeurs de droite... Martinon étant le parangon de cette intrusion de Nicolas Sarkozy -"président de Neuilly"- dans une élection locale.
Enfin, le 9 février 2008, un sondage "secret", révélé par Le Figaro, avait donné David
Martinon vaincu, avec 40%, par un concurrent de droite, qui récolterait 45% des intentions de vote.
Verdict aujourd'hui: David Martinon est disgrâcié, au profit de qui? De trois de ses anciens co-listiers dont... le propre fils du président lui-même: Jean Sarkozy!
Martinon renonce à Neuilly
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David Martinon, favori de Cécilia Sarkozy jusqu'au divorce, selon certains, disgrâcié et laissant sa place pour la conquête de la "mairie" de Neuilly-sur-Seine, à ses anciens "amis", dont le fils du président lui-même: Jean Sarkozy...
De l'adoubement féodal -Martinon-, on était passé à la "monarchie héréditaire par (primo)géniture mâle" -Jean Sarkozy-, comme l'a relevé François Bayrou...
Adoubement d'un chevalier, pratique féodale et Louis XV en habit de sacre, sous la Régence, en monarchie absolue... Quelques temps tout de même avant l'instauration de la République en France...
Ce que les médias appellent déjà le "psychodrame de Neuilly" est d'autant plus étonnant que Nicolas Sarkozy avait répondu violemment à une question relative à l'affinité de sa pratique du pouvoir avec la "monarchie élective", posée par le journaliste de Libération, Laurent Joffrin.
Alors que ce dernier parlait de la pratique solitaire du pouvoir -en grec, monos signifie seul; arché pouvoir-, le président, faisant preuve d'une profonde inculture, avait fait mine de comprendre que le journaliste l'accusait d'être le successeur de Jacques Chirac, dans le cadre d'une monarchie héréditaire...
Pouvoir personnel? Sarkozy riposte...
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Le 8 janvier 2008, lors de sa première grande conférence de presse élyséenne, le président Nicolas Sarkozy récusait tout rapprochement de sa pratique du pouvoir de la monarchie, qu'il comprend d'abord comme "héréditaire"... Et pourtant...
Aujourd'hui pourtant, c'est son propre fils, qui lui resemble tant physiquement que dans la façon de parler, qui est envoyé à la conquête du "fief" de son père... La conception héréditaire, par médias interposés, serait-elle en train de supplanter la conception élective de l'élection?
Les Sarkozy, fils et père, père et fils, de putsch en putsch, une dynastie au pouvoir à Neuilly-sur-Seine... Ridicule.
10 février 2008
LE PRESIDENT NICOLAS SARKOZY MENACE LA PRESSE... POUR UN SMS...
Fait inouï depuis la présidence de François Mitterrand, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, après avoir étalé comme jamais cela ne s'était fait, ses frasques intimes, menace aujourd'hui la presse pour "protéger" sa vie redevenue "privée"...
ALAIN
"Admettant donc que les véritables chefs se choisissent eux-mêmes,
et se font connaître par l'exercice de la puissance,
il faut dire que le caractère à quoi on les
reconnaît est une sorte de méchanceté pure.
[...]
Voilà pourquoi les différents pouvoirs plus ou moins démocratiques
ont montré et montrent tant de faiblesse devant les
entreprises d'un véritable méchant".
"Propos sur les pouvoirs".
.
.
.
ACTE I: NICOLAS SARKOZY, CONFORTABLEMENT ELU CHOISIT D'ETALER SA VIE PRIVEE ET INTIME ET ENCOURAGE LA PRESSE DANS CETTE VOIE:
Au plus haut dans les sondages et fidèle à son way of life, Nicolas Sarkozy, élu président de la République le 6
mai dernier, avait clairement décidé d'orchestrer la médiatisation de sa vie privée et même intime.
Au risque d'abaisser gravement la fonction présidentielle et de brouiller encore un peu plus la distinction entre vie privée et vie publico-politique, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait sciemment pris la décisionde mettre en scène, à plusieurs reprises, son divorce d'avec son épouse Cécilia, le chagrin qu'il en aurait éprouvé puis, en l'espace de quelques mois sa liaison avec une nouvelle femme, Carla Bruni.C'est ainsi que l'Elysée avait donné à des photographes l'autorisation d'immortaliser sa nouvelle idylle, comble de la vulgarité, dans le parc de loisirs Eurodisney, le 18 décembre 2007...
De même le couple, Nicolas Sarkozy-Carla Bruni s'était offert un bain de photographes, le 5 janvier 2008, lors de ses vacances à Pétra, en Jordanie, exposant de façon éhontée le fils de Mme Bruni. Image dérangeante s'il en est... Choix présidentiel pourtant...
Images Euronews du couple Sarkozy-Bruni et du fils de cette dernière, à Pétra en Jordanie, le 5 janvier 2008...
Quelques jours plus tard, le 8 janvier, depuis l'Elysée, le président, brouillant encore les cartes, se faisait manifestement une joie de confirmer à la presse son prochain remariage avec la top-model. Un pipolitisme dont l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine ne semblait toujours pas comprendre à quel point il nuisait à sa fonction.
Lors de sa première et soit-disant solennelle conférence de presse élyséenne, le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy mettait à nouveau en scène sa "vie privée", annonçant son prochain mariage avec la mannequin Carla Bruni. Il n'apportera à part ça aucune réponse aux questions politiques de fond agitant le pays et manifestera une agressivité stupide à l'égard de certains journalistes.
ACTE II: DEVENU IMPOPULAIRE, SUBISSANT LES ATTAQUES FRONTALES DE L'OPPOSITION ET LES MOQUERIES DE SA RIVALE A LA PRESIDENTIELLE, SEGOLENE ROYAL, DEVENU LA RISEE DE LA PRESSE ETRANGERE, TOUT LE MONDE S'ATTEND A UN CHANGEMENT DE STRATEGIE, LES FRANCAIS NE SUPPORTENT PLUS LES CHOIX DE COMMUNICATION PRESIDENTIELS:
Au début de l'année 2008, sa cote de popularité chutait de façon spectaculaire, une majorité de Français étaient désormais défavorables à l'action de Nicolas Sarkozy. En cause: l'inefficacité en matière économique, le lot de promesses non tenues -notamment en matière de croissance et de pouvoir d'achat-, mais aussi l'ultra-médiatisation de son divorce puis de son subit remariage avec une top-model italienne, connues pour sa vie dissolue, ses photos dévêtues et son mépris des Français.
Le début du désamour avec la presse politique et économique française? L'année 2008 et le mois de février s'annoncent mal pour Nicolas Sarkozy...
Panique à l'Elysée, après avoir été la risée de la presse européenne, la cible de l'opposition de gauche et du centre, le
président, "décevant" (L'express), "qui cloche" (Le Point), "qui fait pschitt"... (Le Nouvel Observateur), s'affichait en posture peu flatteuse en une, la première semaine de février, de trois des plus grands hebdomadaires politiques français, toutes couleurs politiques confondues.
A Saint-Brieuc, le 30 janvier 2008, Ségolène Royal, opposante malheureuse à Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007, fustigeait le "style" Sarkozy au regard des attentes des Français...
Entre-temps, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, avait publiquement demandé à Nicolas Sarkozy de faire preuve de plus de "tenue"... Critique en adéquation avec le sentiment général mais immédiatement dénoncée par les conseillers et sarkozystes zélés comme étant hors de propos dans la bouche de M. Debré.
Le 3 février 2008, le président du Conseil constitutionnel réclamait de "la retenue" de la part du président de la République, afin de ne pas "désacraliser les fonctions officielles quelles qu'elles soient", au nom du peuple et de la France ... Suscitant illico presto les cris d'orfraie des "avocats patentés" de M. Sarkozy...
ACTE III: SUBIT DESAMOUR ENTRE LE PRESIDENT SARKOZY ET LA PRESSE: UN JOURNALISTE RISQUE LA PRISON:
Les foudres "pseudo-présidentielles" devaient tôt ou tard tomber, Nicolas Sarkozy étant apparemment incapable de tenir ses nerfs et de faire preuve de ce que Mitterrand considérait comme l'une des premières qualités présidentielles, "l'indifférence", sous-entendu à la calomnie...
C'est donc chose faite, au prétexte d'une broutille d'un ridicule affligeant. Le site du Nouvel Observateur ayant
révélé l'envoi d'un message téléphonique (SMS) de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine à son ex-épouse, lui demandant de revenir auprès de lui en échange du renoncement à sa nouvelle vie avec sa nouvelle fiancée.
Avec en ligne de mire du "président": la presse, pilier de toute démocratie authentique, aussi nommée
"quatrième pouvoir". La victime choisie: le site internet de l'hebdomadaire de gauche, Le Nouvel Observateur.
Le 7 février 2008, Nicolas Sarkozy a en effet déposé une plainte au pénal contre le site de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, pour "faux, usage de faux et recel", exposant un journaliste à une peine d'emprisonnement de trois ans et à une amende de 45000 euros.
Ce type d'action en justice marque un tournant dans les relations entre la présidence de la République et la presse française, inédit depuis la présidence de François Mitterrand.
Le 9 février 2008, le journaliste visé par la plainte présidentielle s'explique à la télévision, sur Canal plus, confirme l'information du message envoyé à Cécilia et évoque un signal envoyé à toute la presse: une menace.
Comme l'a déclaré M Routier à Canal plus, le journaliste incriminé, la menace "présidentielle" ne viserait pas seulement Le Nouvel Observateur, mais l'ensemble de la presse politique, et au-delà, française, sans parler de la presse allemande, dont Nicolas Sarkozy aurait eu l'audace effroyable de se plaindre auprès de l'ambassadeur d'Allemagne en France...
L'organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde, "Reporters sans frontières" de s'inquiéter à juste titre, dans un communiqué:
"Nous regrettons que Nicolas ait choisi la voie la plus dure pour attquer en justice le site du Nouvel Observateur. Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée".
Procédure pénale qui permettrait d'obliger, selon "Reporters sans frontières", le journaliste à "révéler ses sources", bafouant le principe premier de la presse d'investigation, à savoir "le secret" et la protection des sources. Il devrait, le cas échéant, dénoncer "la" ou les personnes lui ayant montré le message ou la preuve de son existence. Toute la profession devrait donc s'en émouvoir.
CES MENACES S'INSCRIVENT DANS LES RAPPORTS MIS EN PLACE PAR NICOLAS SARKOZY AVEC LA PRESSE, CONNIVENCES ET MENACES:
Durant la campagne pour la présidentielle de 2007, les collusions de Nicolas Sarkozy, ancien maire de Neuilly-sur-Seine, avec de nombreux amis patrons de presse, ministre en exercice de l'Intérieur, avaient été dénoncées tant par la gauche que par le centre.
Nicolas Sarkozy et son entourage auraient employé les grands moyens pour empêcher tout dialogue télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, après le premier tour de l'élection présidentielle.
Entre les deux tours de l'élection, les pressions s'étaient multipliées à l'encontre des chaînes de télévision et des radios pour empêcher un débat entre la candidate socialiste sélectionnée pour l'affrontement final et le candidat centriste éliminé, malgré un score élevé. Le 28 avril 2007, le dialogue Ségolène Royal-François Bayrou aura finalement lieu, mais sur une chaîne d'information, non généraliste, afin d'en réduire le retentissement...
Ce type d'attitude est désormais clairement dénoncé par de nombreux journalistes comme faisant partie de la "méthode Sarkozy" depuis des années. On passerait en effet très vite de la flatterie et de la fausse connivence à la menace téléphonique...
Joseph Macé-Scaron, ancien journaliste au Figaro, passé à Marianne, a décrit à BakchichTV, les méthodes employées par Nicolas Sarkozy avec les journalistes: "la carotte et le bâton", la personnalisation des rapports, la connivence ou la menace, en fonction des jugements émis par la presse sur sa personne... Pire encore, les tensions avant la publication qui s'apparenteraient à l'exigence d'une auto-censure préalable... Ici il revient, sur RTL, sur son renvoi du Figaro, lié à son refus de flatter constamment Nicolas Sarkozy, avec des mots assez brutaux... (vidéo envoyée par Richard-Trois).
Un journaliste du Figaro allait jusqu'à affirmer, lors d'une conférence, que Nicolas Sarkozy, en réalité, "déteste les
journalistes", affirmation grave s'agissant du président de la République, "garant" du bon fonctionnement des institutions, de la répartition des pouvoirs et de l'indépendance de l'Autorité judiciaire, plus haut magistrat, en charge des grandes orientations de la politique nationale et internationale du pays. Et, de facto, soumis à la critique journalistique propre à toute démocratie représentative...
Le 17 janvier 2008, Yves Thréard, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, quotidien de droite défenseur zélé du président Sarkozy, confessait lors d'une conférence sur la liberté de l'information que Nicolas Sarkozy "déteste les journalistes".
Cette détestation du journalisme indépendant et l'obsession des sondages expliquent certainement la violence de la menace adressée à la presse. Elles n'exonèrent pas le moins du monde la responsabilité du président, au contraire. Il serait dommage que la France comme à ressembler à des pays dont le régime politique est trop peu démocratique.
Comble du ridicule, c'est la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme en personne, Mme Rama Yade, qui s'autorisait à insulter les journalistes, les traitant, suite à "l'affaire du SMS", de "charognards"... Le monde à l'envers dans la France de Sarkozy.
Mme Yade, insultant les journalistes, le 8 février 2008. Décrivant un monde immoral se livrant à une "chasse à l'homme" contre la "proie" Sarkozy... Comble de l'hypocrisie... Se rend-elle compte que l'absence de scrupules, la bassesse, l'immoralité etc. sont d'abord les traits marquants de son cher président, sur le sort duquel il faudrait pleurnicher avec elle. Mais qui risque aujourd'hui le prison, sinon un journaliste? On la savait communautariste, opportuniste, on la découvre menteuse, méchante, ridicule et plus grave au regard des responsabilités qu'elle occupe, hostile à la presse, un des piliers de la démocratie dans le monde.
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En déposant cette plainte au pénal contre le site internet d'un organe de presse de référence, sur un sujet aussi pitoyable que ses rapports avec son ex-femme, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, au lieu de suivre une autre voie, continue d'abaisser la fonction présidentielle.
En outre, il remet en cause gravement la liberté de la presse en France, à savoir un des piliers de la démocratie et, historiquement parlant, l'aboutissement de combats constants contre la censure.
Devenu président, au-dessus des partis et au service du pays comme de tous les Français, Nicolas Sarkozy ne devrait pas s'émouvoir de tel ou tel papier sur sa vie privée, dont il avait fait le choix, depuis des années et des mois, de faire un instrument de "sa" politique.
Quand des politologues de droite le comparent à Napoléon III, ils se trompent. Quand Ségolène Royal le compare au Louis XIV de Versailles, elle est encore trop charitable.
Ce président évoquerait plutôt un Charles X, frère du décapité Louis XVI, chantre ridicule et réactionnaire de la Restauration de l'Ancien Régime, méprisant le peuple et vivant dans un monde irréel, prompt à rétablir le sacre, sans en être à la hauteur. C'est en partie en voulant supprimer la liberté de la presse, par les ordonnances du 25 juillet 1830, qu'il provoqua une révolution et dut piteusement abdiquer le 2 août suivant.
Mais Nicolas Sarkozy, président "très-chrétien" et bling bling à la fois, connaît-il l'histoire du pays qu'il est censé présider? Rien n'est moins sûr... Peut-être devrait-il lire le philosophe Alain, toujours soucieux de la séparation des pouvoirs et méfiant vis-à-vis du pouvoir personnel? Mais connaît-il la philosophie politique française? Chacun peut en douter...
Espérons que la Justice française ne fera pas honte au peuple au nom duquel elle s'exerce et défendra la liberté de la presse dans la "patrie des droits de l'homme" et du citoyen.
23 janvier 2008
CARLA BRUNI JUGE LES FRANCAIS "MINABLES" QUAND CECILIA TOUVERAIT LEUR PRESIDENT "RIDICULE"...
DROLES DE D(r)AMES DE FRANCE... DE LA HAINE DE SARKOZY A LA HAINE DES FRANCAIS
Alors que le visage de l'ex-Première dame de France, Cécilia Sarkozy, s'étale sur les rayons des librairies de France et de Navarre, trois ouvrages lui étant consacrés, Carla Bruni, maîtresse en titre de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président Nicolas Sarkozy fait la une des magazines dits "people".
Nicolas Sarkozy, premier président à ne pas comprendre la différence entre vie privée et vie publique, aura gravement abaissé la magistrature suprême en exposant son ex-épouse, Cécilia, ici à gauche, puis sa maîtresse, Carla Bruni, à droite
Hasard du calendrier, au moment où des révélations surprenantes sur Nicolas Sarkozy et des jugements d'une sévérité inouïe sur sa manière de présider sont prêtées à son ex-femme, des propos autrement plus inquiétants sont imputés à celle qui devrait lui succéder. Le cas échéant, elle deviendrait la nouvelle Première dame de France, en principe appelée à représenter le pays lors des voyages officiels à l'étranger.
Cécilia Sarkozy revient à la une, par livres interposés...
Cécilia Sarkozy règle ses comptes
Vidéo envoyée par Rive-gauche
Dans le premier cas, Cécilia Sarkozy chargerait Nicolas Sarkozy. Dans le second cas, Carla Bruni vomirait son mépris de midinette milliardaire à la face du peuple français.
CECILIA TROUVERAIT NICOLAS SARKOZY "RIDICULE"
Dans Cécilia, livre finalement autorisé, fruit d'entretiens avec Cécilia Sarkozy, la journaliste Anna Bitton rapporte
des piques peu amènes dans la bouche de la protagoniste à l'égard de l'actuel président de la République française.
Sur la personne privée:
"Il ne se conduit pas bien".
L'ancien maire de Neuilly-sur-Seine serait "un homme qui n'aime personne, pas même ses enfants".
Sur le président de la République qu'il est devenu:
"Même lui, il faut le protéger, il a un côté ridicule".
"Il n'est pas digne".
Un "président" de la République qui rentre au palais de l'Elysée en short et baskets, à gauche; le même avec sa top-model de maîtrsse officielle en patalon taille basse, en vacances...
"Nicolas, il ne fait pas président de la République, il a un réel problème de comportement".
Sarkozy prêt à se battre avec les pêcheurs
Vidéo envoyée par Marcusgarvey
Image d'un président violent, se comportant comme un véritable voyou, incapable de garder son sang-froid face à des manifestants échaudés, en appelant quasiment à la bagarre, le 6 novembre 2007, en Bretagne
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Etant donné la personne visée par ces jugements et l'intimité de leur auteur avec celle-ci, avérés, ils seraient particulièrement inquiétants pour le pays.
La presse européenne ricane, mais s'inquiète aussi...
De toute façon, ces appréciations correspondent largement au sentiment répandu en France aujourd'hui, sans même évoquer la presse étrangère, qui ne tarit pas de moqueries justifiées à l'encontre de ce président ridicule, désinvolte, ressemblant plus à un jet-setteur ou à un homme d'affaires arrogant qu'à un chef d'Etat responsable, au service de son pays.
CARLA BRUNI JUGERAIT LES FRANCAIS "MINABLES"
La nouvelle maîtresse du "président de la République" Nicolas Sarkozy. Fille gâtée de milliardaires italiens, coutumière des poses suggestives, ayant poussé la chansonnette en France, crache aujourd'hui sur des Français qu'elle jugerait "minables". Notre future Première dame de France?
Avec Carla Bruni, une étape est franchie. Il ne s'agit plus de juger le président de la
République, mais de cracher sur le peuple qui lui a donné mandat pour le représenter et le guider politiquement pendant cinq ans. En effet, selon le Daily Mail, Carla Bruni aurait jugé les Français "minables", "négatifs" et enfin "toujours de mauvaise humeur". A se demander si c'est sa façon de remercier les nombreux amateurs de ses mélodies sirupeuses qui, en achetant ses disques, lui ont permis de passer du statut de vulgaire mannequin à celui de chanteuse, le tout malgré la médiocrité de son jeu de guitare et la fausseté de sa voix, dans une vague copie du style Jane Birkin, à la cheville de laquelle elle n'arrivera pourtant jamais...
Qant à Paris, capitale de ce pays dont elle exècre le peuple, elle se permet, elle, assidue des palaces de la Ville Lumière et de ses podiums de haute couture, de la qualifier "d'une pollution intolérable". Complainte d'une indécence qui pourrait donner la nausée quand on sait que ce genre de femme se déplace en limousine, en grosse cylindrée voire en 4X4 pour les moindres occasions...
Paris et ses parcs, ici les Buttes-Chaumont, dans un arrondissement peut-être un peu trop populaire pour les jet-setteurs plein aux as...
"QUAND A CEUX QUI N'AIMENT PAS LA FRANCE, QU'ILS NE SE GENENT PAS POUR LA QUITTER", DEVRAIT LUI RAPPELER AUJOURD'HUI SON AMANT DE NICOLAS SARKOZY
Plutôt que de continuer à dégrader la fonction présidentielle, ne serait-ce que par son extrême vulgarité, on ne peut, après avoir lu ces réflexions assez débiles dans la bouche d'une prétendante au titre de Première dame de France, qu'inviter la très délicate Carla Bruni à appliquer à elle-même un des slogans xénophobes de campagne de son Nicolas Sarkozy. Qu'elle quitte un pays qu'elle n'aime pas.
Sarkozy : France, Aime-la ou quitte-la!
Vidéo envoyée par leruisseau
M. Sarkozy avait repris pendant sa campagne le fameux slogan de Jean-Marie Le Pen: "Aimez la France ou quittez-la", trahissant sur un ton badin extrêmement populiste la tradition chiraquienne de condamnation du Front national!
Peut-être Brice Hortefeux aura-t-il la présence d'esprit de s'occuper du dossier "Bruni" et de la renvoyer, conformément aux slogans lepénistes entonnés par Nicoals Sarkozy lors de sa campagne pour la présidentielle 2007, à ses palais de milliardaire italienne. Eurodisney serait un centre de rétention provisoire idéal et adapté à ses goûts.
Que ses slogans xénophobes endossés par Nicolas Sarkozy s'appliquent donc à Carla Bruni plutôt qu'à des immigrés acculés au suicide et à la terreur par la politique d'expulsion menée par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux.
A défaut, Jean-louis Borloo, en charge de l'écologie, pourrait appliquer la jurisprudence Erika -"polleurs-payeurs"- à Carla Bruni, pollueuse de masse de la vie pipolitique hexagonale.
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Quoi qu'il en soit, espérons qu'une "apparition divine" frappera le "très-chrétien" président Sarkozy et le dissuadera d'épouser une telle créature... On en regretterait presque Cécilia Sarkozy, qui, quant à elle, ferait bien de rallier l'opposition à son ex-époux...
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M. SARKOZY… PRESIDENT D’UNE REPUBLIQUE QU’IL N’AIME PAS !
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QUAND LA DROITE REVENDIQUE LE MONOPOLE DE L'AMOUR D'UNE FRANCE QU'ELLE N'AIME PAS...
SARKOZY ET LA HONTE DE LA FRANCE; DE GAULLE ET L'ORGUEIL DE LA FRANCE
LA FRANCE "ARROGANTE" SELON SARKOZY, PUNIE PAR BUSH
27 décembre 2007
NICOLAS SARKOZY ET CARLA BRUNI HEROS DE TELE-REALITE... SUR LE DOS DES FRANCAIS
Brouillant encore un peu plus vie publique et vie, non plus privée, mais intime, images à paillettes sur papier glacé et action politique peu glorieuse, la présidence Sarkozy commence à ressembler à une nouvelle saison de télé-réalité, après l'épisode "Cécilia".
La vie "amoureuse" du "très-chrétien" locataire de l'Elysée, mandataire de la charge suprême et plus haut des représentant de la France dans le monde, doit être shootée, filmée et faire la une des journaux télévisés, des magazines people et, par ricochet, de toute la presse hexagonale, si possible inter galactique....
Les épanchements de la top model Carla Bruni et de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine Nicolas Sarkozy, pour un Noël égyptien façon télé-réalité...
En cette noël 2007, la production du nouveau Loft story, émission débilitante de télé-réalité qui mettait en scène la vie, sexuelle notamment, de jeunes et bels gens isolés du monde réel, a, pour les besoin des nouveaux participants: un président "très-chrétien" de la République française, Nicolas Sarkozy et sa maîtresse, la "sulfureuse" top-model Carla Bruni, mis les bouchées doubles.
Loana et Jean-Edouard prêts à s'embrasser dans la piscine du loft, pour les besoins de l'émission de télé-réalité Loft Story, en 2001
L'ami multimillionnaire de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Vincent Bolloré, a ainsi mis à disposition un jet privé, un Falcon, tandis qu'un palace sur les bords du Nil, dans une Egypte baignée par le soleil, constitue le décor idéal choisi par les conseillers "artistiques" de l'Elysée. Les journaux ne parlent que de ça....
Et enfin l'on oublie les Français assassinés en Mauritanie par des terroristes présumés
liés à Al Qaeda, les membres de l'Ache de Zoé condamnés à 8 huit ans de travaux forcés au Tchad, les SDF qui meurent de froid dans les rues des grandes villes, la grève des urgentistes sous-payés depuis des années, la question du pouvoir d'achat des Français, une croissance que l'on attend toujours naïvement comme un père Noël en grève, les retombées de la visite triomphale du colonel Kadhafi au dit "pays des droits de l'homme", l'autodafé du code du travail en cours aujourd'hui, la fermeture des tribunaux sur tout le territoire de la République, la stagnation des petites retraites, l'augmentation du prix du gaz, les franchises médicales qui inaugureront la nouvelle année 2008 dès le 1er janvier etc.
L'ex-candidate à l'élection présidentielle, opposée au second tour à Nicolas Sarkozy, visitant un centre d'hébergement d'urgence et de réinsertion sociale le 24 décembre 2007
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Loft story, la présidence de la République: même combat pour la télé-réalité et la "réalité-télé"...en France, en 2007
Le chroniqueur du Figaro, Eric Zemmour, nous avait prévenus: "Nicolas Sarkozy est un enfant de la télé"...
Tandis que la démocratie française se transforme en "télécratie" accomplie, la présidence de la République comme la vie gouvernementale commencent de plus en plus à ressembler à la nouvelle saison d'une émission de télé-réalité.
On bavasse sur les amourettes du pseudo-président et l'on évoque, s'agissant des ministres de sexe féminin, les féministes apprécieront, les "femmes du président"....
La presse étrangère n'en finit pas de rire, mais "the show must go on": il rapporte de l'argent et fait diversion.
Au diable les problèmes réels des Français et la situation économique déprimante... "Joyeux Noël!" nous tance d'entonner la loft-story présidentielle égyptienne...
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LES "PEOPLE" AU POUVOIR SOUS LA PRESIDENCE SARKOZY…LE CAS DE RACHIDA DATI
SARKOZY A MALTE SUR LE TOURNAGE DES "BRONZES A L'ELYSEE"
16 décembre 2007
LA NOUVELLE FEMME DU PRESIDENT SARKOZY?
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LES "PEOPLE" AU POUVOIR SOUS LA PRESIDENCE SARKOZY…LE CAS DE RACHIDA DATI
SARKOZY A MALTE SUR LE TOURNAGE DES "BRONZES A L'ELYSEE"
27 octobre 2007
LES "PEOPLE" AU POUVOIR SOUS LA PRESIDENCE SARKOZY... LE CAS DE RACHIDA DATI
Le président Sarkozy, ancien maire de Neuilly-sur-Seine, "ville-ghetto" pour les plus fortunés, ancien avocat d'affaires, dont le propre frère est connu à Wall Street pour ses frasques et son train de vie dément, ami des vedettes et des plus gros patrons, a fait basculer le sommet de l'Etat républicain dans le monde de la jet-set, des "pipoles" et des plus riches... Sur le fond comme sur la forme, à l'Elysée comme au gouvernement, la dignité des fonctions politiques s'en trouve largement entamée...
"La communauté formée par la cité
a pour fin les belles actions,
et non pas seulement la vie en société.
Et c'est pourquoi tous ceux qui sont
susceptibles d'apporter le plus à la
communauté ainsi conçue ont une part
plus grande à prendre dans la vie de
la cité que ceux qui [...] l'emportent
en richesse mais le cèdent en vertu".
"La Politique".
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LA SEPARATION DU POLITIQUE ET DU SHOW-BUSINESS, UN ENJEU DE LAICITE:
Le politique, depuis l'Antiquité grecque est centré sur la vie de la Cité, et,
depuis la Rome antique sur le primat de la "chose publique" et de l'Etat, des magistrats et du peuple.
Le "monde des artistes" et le "star system", depuis la Vienne finissante et Hollywood, forment le monde fermé et aliéné des "génies", des "personnalités", des stars et des vedettes, focalisé sur l'image de leurs émois, de leur vie privée, intime, affective voire sexuelle.
La confusion des deux ordres, de la politique comme souci de la "chose publique", et du show-business, mis en scène par la société de consommation de l'image, symbolisant l'argent et l'opulence inaccessibles au peuple, est devenue la marque de fabrique et de vente de la présidence Sarkozy.
Sur fond de collusion avec le grand patronat mondialisé, il faut analyser ce phénomène politiquement, sans se contenter de déplorer la vulgarité envahissant et abaissant les fonctions d'Etat les plus hautes. Car il s'agit évidemment de la victoire d'un nouvel idéal, tournant autour de l'étalement des signes extérieurs de richesse, de l'affichage au Forum de la vie privée, du règne de l'image dans une civilisation où l'écrit, la raison et le politique reculent à grands pas.
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LA PRESIDENCE SARKOZY SOUS LE SIGNE DU SHOW-BUSINESS:
On pourrait évoquer ici le séjour à Malte de Nicolas Sarkozy, juste avant sa prise de fonction, sur le yacht prêté par un
ami multimillionnaire, la composition d'un gouvernement selon des critères médiatiques, un "gouvernement de Mickey" estimait le journaliste Eric Zemmour, les affinités électives du nouveau président avec des grands patrons peu srupuleux de la chose publique, les premières vacances présidentielles aux Etats-Unis d'Amérique, dans une villa pour milliardaires, la mise en scène du divorce des Sarkozy et bien d'autres péripéties.
Le tout inspirant volontiers et à juste titre les caricaturistes de tous poils!
Le jogging ou le footing, preuves par l'image du culte du corps et de la force physique, de la vitalité et du dynamisme, pratiqués en public par les stars américaines, telle Madonna, et désormais par le président de la République française, Nicolas Sarkozy...
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Certains trouveront qu'il est plutôt rafraîchissant d'observer des responsables politiques, des femmes et des hommes d'Etat afficher cette désinvolture et ce "naturel" dans les magazines d'ordinaire destinés aux vedettes et toujours voués à vendre plus de papier, à faire plus de profit. Confondant la fonction et la personne, le "corps mystique" ou plutôt "symbolique" du "corps physique", ils se réjouiront de ce que les dirigeants politiques se targuent d'avoir une "vie privée", comme tout un chacun...
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LES LIMITES DE LA "PIPOLISATION" DU POLITIQUE, LE CAS RACHIDA DATI:
Pourtant, les limites de cette vision confusionnelle des choses apparaissent clairement
avec le cas Rachida Dati, actuel ministre de la Justice. Première femme issue de l'immigration maghrébine à occuper ce poste, elle y fut nommée par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, non pas pour ses compétences ou son cursus, mais pour l'image qu'elle véhiculait.
A ce propos, l'hebdomadaire L'Express affirme, en cet automne 2007, que Rachida Dati aurait menti sur ses diplômes, précisément sur celui qui lui avait permis d'intégrer sur dossier l'Ecole normale de la magistrature.
Or, il se trouve que la fonction qu'elle occupe aujourd'hui est l'une des plus symboliques, l'une des plus lourdes et l'une des plus solennelles de tout gouvernement de la République. Elle exige évidemment de son dépositaire une exemplarité et une probité sans failles.
La Justice, dans le domaine pénal, a maille à partir avec la prison, la détention, impliquant des décisions qui influeront sur la vie d'êtres humains. Il s'agit parfois de la misère humaine la plus terrifiante. La privation de liberté est une décision gravissime et les conditions de la détention ont à voir avec la dignité humaine et les droits de l'homme. Le témoignage suppose une haute conception de la sincérité et de la vérité... Le jugement une impartialité et une sagesse maximales...
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C'est là tout le problème: Mme Dati ne semble pas disposée à incarner ces principes. La presse nous avait d'abord conté l'histoire convenue d'une pauvre gamine de
banlieue provinciale, arrivant aux plus hautes responsabilités. C'était au moment de sa nomination.
Mais alors que Rachida Dati était entrée en fonction, que ses réformes étaient mises en branle, celle-ci choisissait de se montrer aux côtés du président, dans les tribunes des stades lors de matches de rugby, au gala de l'anniversaire de Christian Dior, dans les pages people de Paris-Match ou encore dans une émission populaire mettant en scène son intimité, familiale notamment.
Une femme "parvenue", amie intime de Cécilia Sarkozy, à l'aise dans le milieu des grosses fortunes et des "nouveaux riches" chère à cette dernière, se pavanant en robe de soirée Christian Dior, étalant aux yeux de tous un comportement et des fréquentations peu compatibles avec l'exercice et surtout la représentation du ministère de la Justice et du service public de la Justice, dont l'égalité d'accès est l'un des fondements... Cette image-là venait télescoper la garde des Sceaux qu'elle était devenue.
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Sur cette question, qui s'ajoute à des déclarations d'une maladresse inégalée de la ministre, à
des réformes selon nous contraires à l'esprit du droit français voire à la séparation des pouvoirs, le couperet est tombé récemment des mains de Philippe Bilger, avocat général près la cour d'appel de Paris.
Dans une lettre ouverte, adressée à Rachida Dati, le 4 octobre 2007, postée sur son blog, ce magistrat, pourtant en accord avec le fond de la politique menée, fustige le comportement de celle-ci, lui rappelant les devoirs qui s'attachent à sa charge:
"Il est manifeste que si vous administrez le service public de la justice, si, d'une certaine manière, vous nous gouvernez, vous nous représentez aussi".
Philippe Bilger la met donc en garde contre la tentation de l'argent et des paillettes qui va
à l'encontre de tous les principes régissant l'activité des magistrats et des juges:
"Vos apparitions sur la scène mondaine médiatisée. Il y a quelques jours, j'ai parcouru Point de vue et je vous ai vue. Pour ne rien vous cacher, mon premier sentiment fut d'étonnement. [...] Bernard Arnault donnait un dîner historique pour les 60 ans de Dior. Apparemment, la fête fut superbe et vous portiez une très belle robe longue".
Dénonçant aussi "cette immense part de mondanité et de publicité qui vous voit conviée en qualité de garde des Sceaux et offre une illustration de votre personnalité dans laquelle nous sommes évidemment partie prenante".
Philippe Bilger de fustiger "une vision clinquante, superficielle et ostensible [de votre vie
mondaine médiatisée]" pour rappeler à la ministre que "votre fonction rend sans doute plus éclatant le hiatus entre le sérieux, la rigueur de la fonction et la futilité de ces manifestations où tout coule et se montre en surabondance".
Après ces rappels, après l'évocation du fossé existant entre la réalité de la Justice en oeuvre au service de tous avec la vie rêvée des jet-setters parisiens, cette question, d'une haute gravité:
"Les contentieux de luxe et les instances de pauvreté, cet immense et contrasté paysage judiciaire n'est-il pas, avec son intensité dramatique, trop lourd pour pouvoir supporter un garde des Sceaux qui s'adonnerait, sous notre regard de professionnels et de citoyens, à des incursions festives sans commune mesure avec la grandeur de sa charge et l'honneur de son métier?".
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Mais Philippe Bilger ne s'arrête pas aux faits et interroge les principes qui se cachent derrière, faisant retour sur la
conception même de la Cité dont tout garde des Sceaux a le devoir de garantir la cohérence, l'ordre et la justice.
La séparation "laïque" entre le politique d'une part et l'économique d'autre part doit être préservée. Lointain écho à la disctinction émise il y a des siècles par Aristote lui-même, entre ceux qui servent la communauté faisant Cité, avec "vertu" et en menant de "belles actions" et ceux qui n'ont en tête que la "vie en société", désireux de l'emporter par "les richesses" accumulées.
Bilger d'enjoindre Rachida Dati de prendre ses distances avec une jet-set coupée du peuple au nom duquel et pour lequel la justice doit être rendue:
"Certes vous avez été magistrat mais vous connaissez et admirez les entrepreneurs, vous raffolez sans doute de l'esprit d'entreprise". [...] Reconnaissez qu'il y a dans le luxe massif quelque chose qui gêne, que la vulgarité suinte même des gens de distinction quand on a l'impression qu'ils ignorent ou méprisent ce qui se passe de l'autre côté de la rue, de la vie".
Situation inouïe, cocace ou tragique c'est selon, un magistrat bien intentionné, met respectueusement en garde son ministre face aux "pièges qu'induisent les fascinations de la modernité, du luxe et de la modernité"...
C'est peu dire de l'opinion que celui-ci s'est forgée de Rachida Dati...
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Comment combattre une telle dérive? La difficulté vient de ce que, comme "l'exception française" est mise à mort par l'adoption sarkozienne des pseudo-valeurs de la société de masse des travailleurs-consommateurs, l'exception politique de la Cité aristotélicienne est abolie par le primat mondial accordé à l'économique et à la finance.
De nouveaux idéaux envahissent la psyché contemporaine, en faisant appel aux instincts les plus vils de l'humanité: l'image narcissique de soi, l'étalage du luxe, le besoin de possession, la consommation sans fin... Et les plus pauvres, les plus démunis, si ces pseudo-valeurs s'imposaient définitivement, n'auraient plus qu'à rêver et à être fascinés par leurs représentants, cette nouvelle espèce d'hommes et de femmes, omniprésents depuis des décennies dans les télévisions, au cinéma ou encore dans la publicité.
"Dallas", "Dynastie", "Amour, gloire et beauté": des séries diffusées mondialement, avec l'objectif avoué de montrer à tous que "même les milliardaires ont la vie dure", "des sentiments", "des déboires sentimentaux", des difficultés... Faire rêver les masses, leur octroyer une part télévisuelle quotidienne de "fric" et de paillettes, tout en leur offrant le miroir de leurs propres "épreuves" sentimentales et pseudo-existentielles...
La laïcité, comprise comme séparation des ordres, ici économico-financier et politique, est donc frappée de plein fouet. Le mot même de "liberté" est perverti et identifié à la liberté de consommer et de travailler pour-pouvoir-consommer.
Résister à cela, garder une distance critique -au sens premier du terme- face à la marche du monde impliquerait que nos responsables politiques aient un minimum de culture proprement politique. Qu'au moins quelques-uns des fondamentaux de notre héritage gréco-romain et humaniste aient une signification pour eux, en leur for intérieur.
Ce n'est manifestement pas le cas. Le phénomène Rachida Dati, garde des Sceaux "people", n'est en fait qu'un appendice de cette faillite générale de la pensée politique française et bien au-delà. Forte du soutien "affectif" du président Sarkozy, lui-même inculte et fier de l'être, dont la carrière politique a démarré dans la ville-ghetto pour riches qu'est Neuilly-sur-Seine, dont la formation est celle d'un avocat d'affaires, Mme Dati peut participer pleinement de cette faillite.
Mieux même, partie de peu ou de rien, d'origine sociale défavorisée et maghrébine, Rachida Dati boucle la boucle. Elle cristallise à elle seule l'alliance relevée par Hannah Arendt entre "la foule et le capital", à l'époque du capitalisme triomphant du XIXe siècle finissant, cette fascination des bourgeois d'argent pour le caniveau, et réciproquement. "Parvenue", elle est l'illustration de la victoire totale, jusque parmi les immigrés et les défavorisés, des idéaux anti-politiques et amoraux de la société des faux-semblants, de l'accumulation et de l'étalage des richesses...
Dynastie
Vidéo envoyée par GREG1205
La "vie rêvée" des masses ou le lavage des cerveaux à l'échelle planétaire et durant des décennies, ici la série-culte Dynastie
Le détricotage de toute la culture politique européenne, de cette tradition souvent malmenée et pervertie, mais à laquelle on demeurait attachés notamment en France, et dont Aristote avait été l'une des pièces maîtresses, a de beaux jours devant lui... Sous la présidence Sarkozy en tout cas...
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LA REPUBLIQUE CONTRE LES EMPEREURS D'ARGENT
18 octobre 2007
L'ANNONCE OFFICIELLE DU DIVORCE DES SARKOZY POUR FAIRE OUBLIER LE MOUVEMENT DE GREVE NATIONALE
Summum de l'immoralité politique, après des jours et des jours de silence ou de refus de tout commentaire sur les rumeurs d'un divorce présidentiel, le choix a été fait par l'Elysée de faire tomber l'annonce officielle du divorce, demandé par Cécilia Sarkozy, le jeudi 18 octobre 2007. A savoir au milieu d'une journée de grève nationale contre la réforme des régimes spéciaux de retraites et, au-delà, contre la politique et les méthodes employées actuellement par le gouvernement nommé par M. Sarkozy.
Une annonce de divorce étrangement concoctée pour tomber en pleine mobilisation nationale contre les réformes du gouvernement... Dernier épisode peu glorieux pour une première Dame de France dont l'absence de tout civisme s'est constamment manifestée depuis l'élection de son futur ex-époux... En espérant qu'elle s'éloigne définitivement de la scène politique française et retourne au milieu de la jet set, des paillettes et du show-biz qu'elle n'aurait jamais dû quitter...
Des grèves et des rumeurs
Vidéo envoyée par lemondefr
LeMonde.fr mettait en relief, dans son "télézapping", du 17 octobre 2007, le télescopage des deux informations: les grèves et la rumeur du divorce...
Il faudrait être d'une naïveté confondante pour ne pas voir dans cette coïncidence scandaleuse, bien préméditée, une nouvelle manifestation de l'immoralisme politique du nouveau pouvoir, fondé sur l'émotionnel, le compassionnel, le mélange de la vie privée et de la vie publique, l'instrumentalisation des médias et le mépris pour la vie publique, le contrat social et toute forme de civisme.
17 octobre 2007
CECILIA SARKOZY DEMANDE LE DIVORCE ET FAIT DEFERLER LE VENT DE MAI 68 SUR LE PALAIS DE L'ELYSEE
Alors que des grèves de grande ampleur se préparent pour le 18 octobre 2007, une
énième péripétie du croustillant feuilleton du probable divorce présidentiel français nous révèle que ce serait bien la première Dame de France, Cécilia Sarkozy en personne, qui aurait fait la démarche de se rendre le 15 octobre 2007 au soir, au tribunal de Naterre, afin d'y déposer une requête en divorce auprès du juge aux affaires familiales.
Fait inouï dans les annales de la République française.
Les diverses épouses des présidents de la Vième République, fidèle, médiatique, discrète, militante ou résignée, aucune n'avait fait preuve d'une telle audace féministe et soixante-huitarde!
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Mme Sarkozy pourra ainsi bénéficier des lois libérales post-soixante-huitardes qui ont
facilité le divorce et rompu avec le patriarcalisme étouffant qui marquait l'ère gaullienne, mettant fin à l'immémoriale oppression des femmes par leurs maris.
Si l'aspect sentimental de l'affaire ne nous regarde pas, il faut bien voir dans cet événement un effet "boomerang", un retour de bâton, une "ruse de l'histoire" (Hegel) touchant au coeur l'idéologie de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République.
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Nicolas Sarkozy ne s'était-il pas auto-proclamé liquidateur de "l'héritage de mai 68" qui a tout chamboulé, renversé les "valeurs", disloqué les familles etc.?
Sarko et Mai 1968
Vidéo envoyée par galliju
M. Sarkozy fustigeant le renversement des valeurs et prônant la "liquidation de l'héritage de mai 68"... Peut-être sa propre épouse était-elle en désaccord?
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Non seulement, M. Sarkozy n'a pas encore réussi à "liquider mai 68", mais mai 68 vient de s'inviter en grande pompe à son domicile conjugal! Par la voix de sa propre future ex-épouse... Cette histoire d'éradication n'était-elle qu'une affaire politicienne et électoraliste? Qu'en pensent tous les "pseudo-intellectuels" qui avaient soutenu le maire de Neuilly-sur-Seine pour qu'il rétablisse l'ordre moral?
Le reste de l'histoire nous le dira peut-être... Mais en attendant, "l'idéologie soixante-huitarde", loin de s'essouffler dans la société française, vient de faire une rentrée triomphale au palais jusque là "immunisé"... de l'Elysée!
Le palais de l'Elysée contaminé par l'esprit de mai 68...
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