01 juillet 2009
POUR LE MEDEF DE LAURENCE PARISOT, LES JEUNES NE SONT PAS DES ETRES HUMAINS
La déshumanisation de la société française, accélérée par l'élection de Nicolas Sarkozy il y a plus de 2 ans, suit son cours, en pleine crise économico-sociale mondiale.
La vision purement économiste du monde et des êtres humains, synthétisée par le slogan de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine : "travailler plus pour gagner plus" est clairement en train de triompher dans feue la République française.
De l'immigration choisie, qui prive d'emblée tout immigré jugé par avance improductif, de l'espoir de fouler un jour le sol français aux tests ADN ; de la destruction des services publics qui induit un recul gravissime de l'intégration citoyenne des générations futures comme des générations anciennes, des franchises médicales ou de la mort d'Hippocrate : une vision de l'homme comme seul "travailleur" potentiellement rentable pour l'économie supplante désormais toutes les visions humanistes, citoyenne ou politique de l'humanité.
L'allongement du temps de travail durant la vie, l'allongement hebdomadaire des heures de travail, la destruction du dimanche traditionnellement chômé, la carotte des heures supplémentaires à volonté : toutes ces mesures privent les Français ou résidants en France d'une vie équilibrée entre repos, travail, consommation, culture, participation politique etc.
De concert avec la vision du monde du haut patronat, désormais triomphante au somment de l'Etat, la dernière campagne de communication de masse du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), est l'illustration la plus criante de cette transformation de l'homme en facteur économique total...
Cette déshumanisation découle notamment d'une philosophie : celle de l'argent.
GEORG SIMMEL
"Le traitement purement raisonnable des hommes et des objets
a quelque chose de cruel : [...] simplement du fait que sa
rigueur purement logique demeure étrangère aux égards,
à la bienveillance, aux tendresses."
La philosophie de l'argent
Attentif aux modes de "sociation" des êtres humains, à leur possibilité de vivre ensemble, Simmel, au XXe siècle commençant, disqualifiait radicalement l'argent comme alpha et omega de l'organisation de la société proprement humaine.
Tous les principes humanistes transcendants ne pouvaient se voir que disqualifiés dans une société uniquement fondée sur l'argent, et pourrions-nous ajouter aujourd'hui, sur la "consom-munication" et par derrière le travail, qui se fait rare en temps de crise.
Ainsi concluait-il son ouvrage, La philosophie de l'argent, en cette affirmation lapidaire, aujourd'hui vérifiée :
"Plus la vie sociale est régie par l'économie monétaire,
et plus s'imprime efficacement et distinctement,
au sein de la vie consciente, le caractère relativiste
de l'être, étant donné que l'argent n'est rien d'autre que
la relativité des objets économiques, incarnée dans une
figure sociale et signifiant leur valeur".
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L'Occident néocapitaliste devient donc la seule "civilisation" qui assassine quotidiennement
- la religion
- les spiritualités
- la culture et la civilisation
- l'Education
- la famille ou le foyer, les personnes âgées et la jeunesse
- les solidarités humaines, s'agissant de l'immigration et des malades notamment
- les chômeurs et les non-productifs
- les "pauvres"
- le respect pour la personne humaine
- le rapport à la nature
- l'attention au rythme biologique humain, sans que personne ne s'en inquiète de façon globale et non pas partielle - l'écologie de son côté, la sociologie militante du sien, le droit ailleurs, les révolutionnaires ici ou là etc.
Si la République française avant Nicolas Sarkozy paraissait encore à quelques philosophes comme Zizek comme un îlot de résistance entre les Etats-Unis consuméristes et la Chine totalisante, il n'en est plus rien.
En quelques mois, Nicolas Sarkozy est parvenu à détruire les moindres digues républicaines autorisant une autre idée de l'homme que celle, idéologique mais bien réelle pour les plus démunis, du travailleur-consommateur...
La dernière campagne de communication du Mouvement des Entreprises de France, le fameux MEDEF, en est l'illustration la plus criante, jouant sur un message subliminal dont la conclusion peut être résumée ainsi : "les jeunes ne sont pas des êtres humains"...
Illustration :
La dernière "opération de com'" du MEDEF pourrait paraître engageante : favoriser l'intégration des jeunes par le biais de l'alternance.
Le problème, c'est que le propos de ses nouveaux spots télévisés est tellement caricatural qu'il en serait presque décourageant.
Ainsi Zoé, nous dit-on, alors que celle-ci apparaît à l'écran comme une jolie et jeune femme, est qualifiée de "ceci" puis de "n'est pas une jeune" (sic).
Alternance_Zoe
Vidéo envoyée par MEDEFtv
On pourrait alors se demander quel est le message?
Zoé est-elle une extra-terrestre, une sénior botoxée au point de paraître 40 ans de moins, un robot "nouvelle génération"?
Non. La voix-off raccord-image nous donne la réponse : "Elle est le manager que tout le monde nous enviera dans 2 ans" (sic).
Quid de la crise? Quid du chômage de masse? Quid du contexte social? Quid du "dans la vie y'a pas que l'boulot?" Quid du stress au travail? Quid de la politique inique prônée mais assumée par Mme Parisot?
Et puis, Mme Parisot est-elle une voyante? Peut-elle à l'avance prédéterminer les choix de la jeunesse - qui n'en est pas une -, selon le spot?
Idem pour Victor :
Vidéo envoyée par MEDEFtv
Décrit comme "ceci n'est pas un jeune"... Oxymore entre l'image et le message écrit : "il est le meilleur espoir de notre équipe"... Laquelle? Fait-il partie de la direction du MEDEF?
Et puis, il y a en conclusion de chaque spot comme une resucée du témoignage rapporté à de multiples reprises par Ségolène Royal : "un jeune m'a dit qu'il n'avait pas peur de l'avenir, mais qu'il avait peur de ne pas en avoir".
Ce qui donne, à la sauce Parisot : "Miser sur l'avenir c'est en avoir un".
Quid de l'école, des discriminations pesistantes à l'emploi, des suppressions d'effectifs à l'Education nationale, quid des licenciements de masse...
Mais si en fait, c'était là toute une mentalité qui en quelques secondes était résumée par la voix de "la patronne des patrons"...
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Laissons la conclusion au philosophe allemand Georg Simmel :
"Le traitement purement raisonnable des hommes et des objets a quelque chose de cruel : [...] simplement du fait que sa rigueur purement logique demeure étrangère aux égards, à la bienveillance, aux tendresses".
Est décrite ici peut-être aussi une partie de l'avenir de Zoé et de Victor et de tous ces "ceci" bons à être productifs...
Pour Mme Parisot, on retiendra ceci :
"C'est pourquoi aussi, parallèlement, l'homme exclusivement intéressé par l'argent ne comprend généralement pas du tout qu'on lui fasse reproche de cruauté et de brutalité, car il est conscient seulement de la simple logique et de la pure objectivité de son procédé, dépourvu de toute malveillance"...
Décidément, Mme Parisot, nous ne faisons pas partie du même monde...
12 juin 2009
NICOLAS SARKOZY ABOLIT LE QUATRIEME POUVOIR EN FRANCE ET IMPOSE SA PROPAGANDE
L'histoire du tragique 1er XXe siècle nous a appris le rôle crucial de la propagande de masse dans l'édification et la pérennisation des régimes totalitaires.
Clip du Gouvernement sur le pouvoir d'achat
Vidéo envoyée par Emediat
La propagande du gouvernement, évidemment commandée par l'Elysée, s'agissant de son soi-disant engagement pour le pouvoir d'achat des Français croulant sour les taxes, voyant disparaître leur système de santé solidaire, la majorité étant victime d'une politique fiscale des plus iniques...
Si la France demeure sur le papier une "République démocratique", la "vampirisation" par Nicolas Sarkozy des médias, depuis qu'il a été ministre de l'Intérieur puis président le République, est allée croissante.
Journalistes menacés de prison, limogés, insultés, déplacements en province censurés ou complètement mis en scène pour faire croire à un brin de popularité : tout cela est devenu une part du régime sarkozyste, dont nous avons déja tenté de montrer les éléments totalitaires.
Etat de siège dans l'Ain : Sarkozy visite Plastic-Omnium...
Vidéo envoyée par Napakatbra
Les déplacements du plus impopulaire des présidents de la Ve République sont strictement mis en scène par les cellules de communication de l'Élysée avec l'appui de la police qui boucle les périmètres de ces mêmes déplacements...
MAX HORKHEIMER
"Dans la polémique contre l'État des veilleurs de nuit [...], il y a quelque chose de juste, mais depuis, le Léviathan est déjà devenu un monstre si monstrueux que là où il se présente lui-même encore pour l'instant comme un veilleur de nuit au service de la tranquillité du citoyen, nous n'avons plus non plus le droit de dire, d'écrire et de penser qu'il est un monstre."
Sur le temps présent.
La télévision suisse-romande s'est penchée de façon approfondie sur la terreur que fait régner l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine sur le monde journalistique.
Sarkozy, vampire des medias (partie 1)
Vidéo envoyée par Nzwamba
Sarkozy, vampire des medias (partie 2)
Vidéo envoyée par Nzwamba
Lorsqu'elle n'est pas connivente ou ne s'auto-censure pas, la presse de toute façon est menacée dans on indépendance en France.
Le rôle majeur qu'elle doit jouer pour que la démocratie ne soit ni un vain mot ni une coquille vide est clairement remis en question.
La nomination par le président de la République du patron de la télévision publique, les énervements présidentiels successifs et menaces verbales contre des journalistes, l'engagement d'une procédure judiciaire pour une affaire de SMS, la connivence de M. Sarkozy avec la grande chaîne TF1, dont le patron est le parrain de son propre fils, la fin du débat l'opposant lors de la campagne de 2007 à Ségolène Royal sont autant d'exemples de cette mise en danger du 4e pouvoir.
!!! Bise Sarkozy-Chabot
Vidéo envoyée par FLoic
Image surprenante d'une bise entre le candidat de la droite et la journaliste Arlette Chabot, co-présentatrice du débat présidentiel du 2 mai 2007. Manifestation incongrue d'une amitié ou d'une proximité qui aurait dû demeurer d'ordre strictement privé, hors du studio de télévision...
Joseph Macé-Scaron, ancien journaliste au Figaro, passé à Marianne, a décrit à BakchichTV, les méthodes employées par Nicolas Sarkozy avec les journalistes: "la carotte et le bâton", la personnalisation des rapports, la connivence ou la menace, en fonction des jugements émis par la presse sur sa personne... Pire encore, les tensions avant la publication qui s'apparenteraient à l'exigence d'une auto-censure préalable... Ici il revient, sur RTL, sur son renvoi du Figaro, lié à son refus de flatter constamment Nicolas Sarkozy, avec des mots assez brutaux... (vidéo envoyée par Richard-Trois).
Sarkozy en off : le best-of
Vidéo envoyée par ZappeurLePost
Menaces, mépris pour le service public, tentative d'intimidations...
La France de Sarko : Retour à l’ORTF
Vidéo envoyée par Rive-gauche
C'est désormais le chef de l'Etat qui nommera directement, après proposition de façade en conseil des ministres, le patron de la télévision publique...
Bernard kouchner enerver sur France 24
Vidéo envoyée par hakan67100
Vexé par son portrait diffusé avant son interview, le pseudo-ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, M. Kouchner a obtenu le renvoi du journaliste en cause de la chaîne France 24, dont la patronne n'est autre que sa compagne, Mme Ockrent...
La signature le 14 février 2008, par cette dernière, par François Bayrou, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Chevènement ou encore l'ancien directeur de cabinet du général de Gaulle, d'un "Appel pour une vigilance républicaine" avait mis le doigt sur la dérive de la République française, notamment via la question de l'autonomie des médias et de la presse...
Appel pour une vigilance républicaine
Vidéo envoyée par Rive-gauche
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Comme le rappelait Max Horkheimer, qui avait connu l'Allemagne nazie, l'Etat qui n'est plus que répressif et policier, comme l'Etat en France est en passe de le devenir - notamment par la surveillance généralisée des citoyens, avec EDVIGE -, il est logique que cette évolution soit niée ou dissimulée.
Tel fut le rôle des propagandes soviétique ou nazie, tel semble être selon Nicolas Sarkozy la destinée de la presse et des médias français.
La cupidité, les relents de courtisanerie, l'endogamie comme les rapports incestueux entre le pouvoir actuel, le monde de l'argent et la presse n'apparaissent que lorsqu'ils ont des conséquences graves.
Pourtant la vigilance devrait être de mise, sans quoi le pouvoir n'aura plus de limites.
09 mai 2009
SEGOLENE ROYAL DENONCE L'AFFAISSEMENT DE LA FONCTION PRESIDENTIELLE ET LA DIVISION DE LA FRANCE PAR NICOLAS SARKOZY
Ségolène Royal, seule opposante socialiste crédible depuis 2 ans à l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy, a rappelé à l'ordre ce dernier et heureusement taclé ses manquements diplomatiques, ses insultes, tant à l'égard des peuples et dirigeants étrangers qu'à l'égard du peuple français.
Les caciques socialistes décadents - dont Jack Lang est devenu l'épure -, comme les jeunes pseudo-loups n'existant que dans l'ombre de Mme Royal, ont soutenu Nicolas Sarkozy contre les intérêts de la France...
Ségolène Royal discours à la Maison de la Chimie
Vidéo envoyée par sandrinegarnaud
Leur non-acceptation d'un leadership dans leur pauvre parti explique certainement leurs prises de position antirépublicaines et antifrançaises.
Ils seront comptables, à continuer ainsi, de la réélection de M. Sarkozy ou d'un leader de sa droite extrémiste en 2012.
"L'action proprement politique [...] vise à produire et à imposer des représentations
(mentales, verbales, graphiques ou théâtrales) du monde social qui soient capables
d'agir sur ce monde en agissant sur la représentation que s'en font les agents. Ou,
plus précisément, à faire ou à défaire les groupes [...] - en produisant, en reproduisant
ou en détruisant les représentations qui rendent visibles ces groupes
pour eux-mêmes ou pour les autres".
Ce que parler veut dire.
Segolene Royal le 20 Avril 2009
Vidéo envoyée par segolene-royal
L'inexpérience de Sarkozy fait honte aux français
Vidéo envoyée par dipsique
Quand Nicolas Sarkozy insultait l'Allemagne et ses dirigeants :
Sarkozy greift Deutschland an
Vidéo envoyée par rachelmini
Sarkozy tacle un ministre Allemand
Vidéo envoyée par Politikman
Sarko grossier
Vidéo envoyée par larnaut
Quand Nicolas Sarkozy dénigrait en un vocable raciste les Africains...
Discours raciste de sarko à dakar - 26 juillet 2007
Vidéo envoyée par henneji
... et que Ségolène Royal ne saurait tolérer :
Ségoléne Royal à Dakar polémique [news] Fr2 070409
Vidéo envoyée par ReadyHdFull
Lorsque l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, empruntant aux stéréotypes des colons français d'Algérie les plus islamophobes, insultait tous nos compatriotes de confession musulmane :
Sarko aime pas certains moutons,il préfére les siens
Vidéo envoyée par ubu_roi
François Fillon en guerre contre le monde musulman
Vidéo envoyée par Amago82
Quand M. Sarkozy, Président, manifeste sa haine du peuple français :
Karcher
Vidéo envoyée par Schumi93120
Sarkozy prêt à se battre contre un pêcheur
Vidéo envoyée par allcurious
Sarkozy au salon de l'agriculture
Vidéo envoyée par -kiki-
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"Le Président de la République veille au respect de la Constitution" (art. 5) laquelle stipule en son 1er article que "la France est une République indivisible".
Coutumier des violations en tout genre de notre Constitution, Nicolas Sarkozy, en campagne pour la magistrature suprême et, plus inquiétant, devenu président de la République, n'a cessé de diviser les Français, de dresser telle ou telle catégorie d'entre eux l'une contre l'autre - par le "pouvoir dominant des mots".
Avec l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, le pouvoir oppose ainsi les chômeurs aux travailleurs, les SDF à l'Humanité sédentaire, les personnes âgées au reste de la population, les familles entre elles, les Français de confession musulmane, comme le monde musulman en entier aux autres, les croyants aux non-croyants, les Africains et les Allemands aux Français, les "voyoucrates" aux "ploutocrates", francophones et tenants des langues régionalistes, les malades aux bien-portants, les communautés dites "ethniques" - en fait raciales -, les homosexuels aux hétérosexuels (sic), la gauche qui n'aime pas la France à la droite qui l'aimerait, la fonction publique aux travailleurs du secteur privé, grévistes et non-grévistes bien entendu, bénéficiaires du RSA et travailleurs pauvres, etc.
Si Valéry Giscard d'Estaing disait, amer, qu'on oublierait son septennat parce que nos sociétés sont sans mémoire, il est louable qu'une dirigeante politique, telle Ségolène Royal, nous la rafraîchisse aujourd'hui.
Quel pays laissera Nicolas Sarkozy à nos enfants, nul ne le sait... Un pays et un peuple divisés certes. Un pays sans voix déchiffrable et sans vision pour le monde.
Une République sans loi, une vie politique où règnent l'argent, les mensonges et la vulgarité, une société injuste et atomisée.
La presse a peu de mémoire ces temps-ci, à moins qu'elle ne soit complice d'un coupable oubli généralisé...
27 mars 2009
POURQUOI NICOLAS SARKOZY MALMENE-T-IL LA LANGUE FRANCAISE COMME IL MALMENE LA FRANCE ?
A en croire Boileau, si Nicolas Sarkozy s'exprime si malaisément, ce n'est là ni question de vulgarité, d'instabilité psychique, de préférence pour l'anglais (sic) ou pour tout autre idiome régional... C'est qu'il est incapable de concevoir quoi que ce soit de clair pour le pays, pour les Français... Ne cherchons pas plus loin, c'est déjà bien assez grave...
BOILEAU
"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
et les mots pour le dire viennent aisément".
L'art poétique
Pourquoi Sarkozy parle-t-il si mal ? Best of @si
Vidéo envoyée par asi
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L'absence de pensée politique au plus haut sommet de l'Etat est assez inquiétante... La banalité du mal chez Hannah Arendt rôde autour de cette incapacité à penser...
Alors que l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine médite cette seconde citation de Boileau :
"Avant donc que d'écrire [et de parler dirions-nous en l'espèce],
apprenez à penser."
Trop vaste programme pour le locataire de l'Elysée... Qui est pourtant, de par ses prérogatives, le "protecteur de l'Académie française" et non le fossoyeur patenté de la langue de Molière.
A moins qu'une prochaine révision de la langue française ne soit la première étape de la tant attendue "politique de civilisation"?
22 mars 2009
"LA JOURNEE DE LA JUPE" : QUAND L'ULTRA-VIOLENCE VIOLE LE SANCTUAIRE REPUBLICAIN DE L'ECOLE
Avant qu'il ne soit trop tard... MM. Sarkozy et Darcos, visionnez ce film...
Au lieu de favoriser, en détruisant l'école par des milliers de suppressions de postes, l'introduction de l'hyper-violence de notre société de consom-munication...
Et, de grâce, suivez l'actualité !
(source: i-télé)
La journée de la jupe - Bande-annonce (Isabelle Adjani)
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
16 septembre 2008
SARKOZY LANCE LA TRAQUE AUX CHOMEURS ET POURSUIT LA DESTRUCTION DE L'ETAT-PROVIDENCE REPUBLICAIN
Après "deux offres raisonnables d'emploi", les chômeurs seront donc sanctionnés durement, leurs allocations pouvant être suspendues pendant deux mois, ce qui risque de les faire basculer de la recherche d'emploi à l'exclusion complète des mécanismes de solidarité nationaux et républicains, inscrits dans la tradition républicaine française... La République et l'Etat-Providence, issus de la Révolution française puis de la Libération sont en voie de disparition en France, alors que le capitalisme financier ne cesse de détruire des emplois...
PREAMBULE DE LA CONSTITUTION DE 1958 (Préambule de la Constitution de 1946)
-alinéa 11: "[...] Tout individu qui, en raison [...] de la situation économique,
se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit
d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence."
"Préambule".
La Constitution de 1958, voulue par le général de Gaulle et Michel Debré, surtout au vu des événements qui la justifiaient aux yeux de ses auteurs, à savoir la guerre d'Algérie et l'instabilité gouvernementale de la IVe, se devait d'indiquer clairement sa filiation dans l'hitoire de la République comme dans son moment fondateur : la Révolution française.
D'où l'intégration dans son préambule d'une part de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et
d'autre part du préambule de la Constitution de 1946, à savoir de la IVe République, lequel énonçait les droits sociaux imprescriptibles garantis à la Libération.
Parmi ces droits, qui ont donc toujours "valeur constitutionnelle", outre le droit de grève, aujourd'hui remis en cause par la politique sarkozienne, figurait bien évidemment le principe de l'allocation aux chômeurs, en son alinéa 11.
Et ce pour diverses raisons: "âge", "état physique ou mental" et, plus intéressant encore : au vu de la "situation économique".
Le grand principe de solidarité nationale énoncé à l'alinéa 10: "la Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement" annonce clairement l'alinéa 11 et l'idée qu'il faille aider concrèttement les personnes privées de travail.
On pourrait objecter ici qu'il ne s'agit que de principes circonstanciels, liés à la fin de la Seconde guerre mondiale ou encore à la nécessité d'encourager la reformation de la famille et la natalité.
Or, le chômage est d'abord une réalité consubstantielle de la société industrielle et de l'apparition du salariat. Il faudra tout de même la volonté politique pour la reconnaissance du statut de chômeur et de droits spécifiques attachés à ce statut... Comme en témoigne non sans humour Le chômeur de Clochemerle, de Jean Boyer, avec Fernandel.
Le Chômeur De Clochemerle
Vidéo envoyée par Lesblancspauvres
En outre, ce texte de 1946 s'enchâsse nettement dans la tradition républicaine mais aussi dans l'héritage de la révolution française.
C'est ainsi que l'on trouvait dès la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, jamais
appliquée, la question sociale. En son article 21, on pouvait y lire que "les secours publics sont une dette sacrée" et que "la société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler".
C'est donc bien du principe républicain de solidarité qu'il s'agit, et non d'un vague aménagement social lié à des événements particuliers et limités. Sans quoi celui-ci, s'agissant de la question des "sans-travail", n'eût jamais été constitutionnalisé.
Or, comme sur les questions de la Santé, de la laïcité ou de l'Education, la politique de Nicolas Sarkozy tourne une fois encore le dos à tout cet héritage fondamental qui garantissait l'unité de la République et du peuple qu'elle régissait.
Le projet de mettre à la rue, en les privant de toute subsistance, les chômeurs qui refuseraient deux "offres raisonnables d'emploi", ruine dans leur fondement les principes de liberté du travail et de solidarité nationale.
D'un point de vue politique, son aspect stalinien apparaît dès lors que, pour survivre, les
ayant-droit au chômage seront contraints par la nécessité d'accepter plus ou moins n'importe quel travail, au bon vouloir de l'administration.
D'un point de vue économique, il s'inscrit dans la politique économique générale et catastrophique du gouvernement : à savoir la précarisation du travail et l'alignement vers le bas de l'ensemble des entrants sur le marché de l'emploi.
En période de faible croissance, de destruction des instruments publics d'éducation et de formation, on ne peut que s'inquiéter de ce que le travail qualifié, seul à même de muscler l'économie française dans la mondialisation, reculera encore. On notera d'ailleurs que le principe des heures supplémentaires, application du credo sarkozien du "travaillez plus pour gagner plus" allait déjà dans le sens de cette régression.
D'un point de vue humaniste, on ne peut que rester sans voix...
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Une fois encore se mêlent au sommet de l'Etat inculture républicaine, mesures anti-sociales et incompétence économique.
On peut craindre que la destruction de l'Etat-Providence comme de la Solidarité nationale - lesquels sont redéployés et repensés ou redécouverts de par le monde, jusqu'aux Etats-Unis d'Amérique - n'amènent que malheur, injustice et inefficacité économique pour les individus comme pour le pays.
Si l'alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946, partie intégrante et exécutoire de notre Constitution justifiait l'aide aux "sans-travail" au motif d'une "situation économique" dégradée, on pourra noter que non seulement le gouvernement est responsable de l'état lamentable des finances et de l'économie française mais aussi d'une des plus grandes régressions sociales s'agissant du chômage.
Livrer les chômeurs à la vindicte populaire s'inscrit de plus dans la stratégie sarkozienne de division du peuple français : entre immigrés "choisis" et "immigrés subis", entre étrangers et Français, entre jeunes et adultes, entre élèves, parents d'élèves et enseignants, entre croyants et non-croyants, entre catholiques et autres ou encore entre riches et pauvres.
Le principe d'unité de la République ne veut malheureusement plus rien dire lorsque la solidarité nationale n'existe plus. Le président de la République, comme l'avait dit récemment Manuel Valls à propos de l'accueil sarkozien du pape, non seulement "dénature sa fonction" mais ne "veille" plus "au respect de la Constitution", comme l'y oblige normalement l'article 5 de celle-ci...
01 juillet 2008
NICOLAS SARKOZY S'ENERVE SUR FRANCE 3, MENACEE PAR LA SUPPRESSION DE LA PUBLICITE SUR FRANCE TELEVISIONS
Pendant la campagne présidentielle de 2007 et depuis la victoire de l'ancien maire, Nicolas Sarkozy, pressions, censures, connivences, limogeages et menaces feutrées du nouveau président de la République se sont multipliés à l'encontre du journalisme français. La liberté de la presse est pourtant l'un des piliers de la démocratie et fut au coeur des batailles pour la République. Aujourd'hui Nicolas Sarkozy a décidé de ruiner le service pulic audiovisuel en la privant de ses recettes publicitaires, de quoi aiguiser les craintes des employés de France Télévisions...
"La souveraineté du peuple et la liberté de la presse sont donc deux choses entièrement corrélatives: la censure et le vote universel sont au contraire deux choses qui se contredisent et ne peuvent se rencontrer longtemps dans les institutions d'un même peuple."
"De la démocratie en Amérique".
Sarkozy en off : le best-of
Vidéo envoyée par ZappeurLePost
26 février 2008
NICOLAS SARKOZY INSULTE UN CONCITOYEN AU SALON DE L'AGRICULTURE... IL VOULAIT RETABLIR LA POLITESSE A L'ECOLE...
Rien à faire... Nicolas Sarkozy ne se dépouillera jamais de son pallium d'ancien maire de Neuilly-sur-Seine pour endosser l'habit présidentiel... Les mots dont il a excipés au Salon de l'agriculture, le 23 février 2008, pour répondre à un concitoyen, certes véhément, confirment cette triste incapacité du "très-bling-bling-chrétien président" à tenir ses nerfs... Il l'a traité de "pauvre con" et lui a intimé de se "casser"... Il avait pourtant à plusieurs reprises rappelé son attachement à la morale religieuse et offert au pape, en décembre 2007, les oeuvres complètes de Georges Bernanos... Et bien qu'il le relise.
GEORGES BERNANOS
"Les grands de ce monde savent
congédier sans réplique d'un geste
d'un regard, de moins encore".
"Journal d'un curé de campagne".
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Tous les sondages, dont il est friand, auraient dû alerter l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, Nicolas Sarkozy. Donné largement impopulaire, une majorité de Français jugeraient désormais qu'il ne fait pas "un bon président".
En cause certainement, son comportement, sa tumultueuse vie privée qu'il a délibérément et machiavéliquement rendue publique, son agressivité dans des circonstances officielles, sa désinvolture avec les chefs d'Etat étrangers -du pape à la chancelière allemande Mme Merkel-, ses écarts de langage répétés, son incapacité à faire preuve de constance etc.
Le tout contrastant avec l'impuissance politique et l'inefficacité économique des mesures gouvernementales impulsées par le président et ses "conseillers-cerveaux-interposés", l'injustice sociale flagrante en étant la seule conséquence tangible.
UN CHANTRE DE LA MORALE ET DE LA SAGESSE RELIGIEUSES?
Manque de stature à tous les niveaux qui constraste, non seulement avec les faits, mais avec les déclarations grandiloquentes de Nicolas Sarkozy sur la morale. Ne s'était-il pas fait, le 20 décembre 2007, lors de sa visite au pape, et dans son allocution à Saint-Jean-de-Latran, le thuriféfaire de la morale religieuse, supérieure à la morale laïque?
Il allait même jusqu'à déclarer: "dans la République laïque, [...] il importe que [la] réflexion et [la] conscience [de l'homme politique que je suis] soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates". Nicolas Sarkozy semblant alors envoyer aux Français, et au pape, le message selon lequel sa "réflexion" et sa "conscience" s'appuieraient sur les normes religieuses.
De conclure, en contradiction nette avec tous les faits et gestes qui marquent sa présidence et sa façon de
"gouverner": "nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions"...
Après ses premières frasques présidentielles, des vacances de milliardaire à l'auto-augmentation de son salaire, de son divorce d'avec Cécilia et de son remariage annoncé illico presto avec Carla, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine semblait faire pénitence et promettre un revirement éthique de son comportement comme de son action.
Le tout évidemment dans le mépris le plus complet de la laïcité, inscrite dans la Constitution de la Ve République, dans la tradition philosophique républicaine et dans la réalité politique françaises... Dans ce même discours, Nicolas Sarkozy avait également déclaré que l'instituteur était moins capable que le "religieux" -curé ou pasteur- d'apprendre aux élèves la distinction entre le bien et le mal. Tollé dans l'Education nationale.
UN CHANTRE DE L'INSTRUCTION ET DE LA MORALE CIVIQUES?
Subitement redevenu républicain, le président de la République, le 14 février 2008, à Périgueux, présentait "sa" grande
réforme pour l'école primaire. Il annonçait que les cours d'instruction civique seraient réintroduits.
Et il affirmait, dans l'esprit de ses promesses de campagne: "Cette instruction civique et morale prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse", en sus de l'apprentissage des symboles et des "valeurs" de la République. Une majorité de Français de se réjouir de ce retour à la morale républicaine... Si ce n'était que la sincérité du président était désormais largement sujette à caution.
Allait-il enfin faire preuve d'exemplarité? Allait-il enfin commencer par s'appliquer à lui-même ce qu'il souhaitait imposer aux futurs citoyens de la République?
UNE MORALE A TEMPS PARTIEL ET A DEUX VITESSES?
C'est à l'aune de ces bonnes intentions que l'on peut juger de la teneur des propos tenus par Nicolas Sarkozy contre l'un de ses concitoyens, lors de l'inauguration présidentielle du Salon de l'agriculture, le 23 février 2008. Alors que ce dernier refusait de lui serrer la main et le gratifiait d'un "me touche pas", "tu me salis", le "président" de lui rétorquer:
"Casse-toi, pauvre con!".
Vidéo envoyée par -kiki-
Le 23 février 2008, en visite officielle et publique au Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy abaissait encore d'un cran la fonction présidentielle en prononçant une insulte menaçante à l'encontre d'un visiteur qui refusait de lui serrer la main.
Les uns déploreront le fait que le président de la République ne soit plus respecté, ce qui est vrai, mais pas très original. Une injure a toujours pu fuser à l'encontre des personnalités politiques et des élus de la République. Les autres seront choqués, comme la majorité des Français, de cette réponse du même niveau que l'interpellation, de la part du détenteur de la magistrature suprême, et à raison. Mais si l'on ne veut pas retomber dans le paradoxe de la poule et l'oeuf, il faut constater que ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy provoque des citoyens français, faisant preuve de nervosité et de vulgarité...
Il est patent qu'en France, depuis le 6 mai 2007, le président de la République n'inspire plus le respect. Que sa parole est discréditée et que son attachement à la morale semble être "à temps partiel".
L'on s'autorisera ici à seulement deux citations que ferait bien de méditer le président "très-bling-bling-chrétien", s'il veut enfin mettre en accord ses discours et ses actes.
La première est tirée de l'Evangile selon saint Mathieu et elle cristallise l'un des messages les plus connus et les plus
controversés de la doctrine de Jésus de Nazareth:
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"Si quelqu'un te gifle la joue droite, tends l'autre joue" (Mathieu, 5, 39).
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La seconde citation est tirée de Machiavel et de son ouvrage fondateur pour la pensée politique occidentale, Le
prince. Elle a trait au comportement requis pour un prince qui veut être respecté par ses sujets, ce qui n'est manifestement plus le cas de Nicolas Sarkozy. Elle ouvre un paragraphe intitulé, "Qu'il faut éviter le mépris et la haine":
"Ce qui [...] fait mépriser [le prince], c'est d'être tenu pour changeant, léger, [...] pusillanime, irrésolu: de quoi un prince doit se garder comme d'un écueil, et s'ingénier à faire paraître en ses actions grandeur, courage, gravité, fermeté [...]".
Malheureusement, l'actuel président de la République semble cumuler tous ces défauts: "changeant", "léger", "irrésolu" sur nombre de dossiers ou d'effets d'annonce qu'il tonitrue, lui ou ses conseillers, avant qu'ils ne se révèlent inapplicables voire dangereux et ne soient finalement retirés -ainsi de la lutte pour le pouvoir d'achat, de la réforme de l'audiovisuel extérieur, de la libéralisation de la profession des taxis, de la proposition de "confier la mémoire" d'un enfant juif déporté sous Vichy à chaque élève de CM2, de la rupture avec la politique française en Afrique, de la constitution d'une Union méditerranéenne, dont l'Allemagne ne veut pas, des propos, sitôt publiés sitôt démentis, de sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, favorables aux sectes etc.
Si l'on attribue couramment au président du "courage", on ne lui trouve ni "gravité" ni "fermeté", ce que corrobore encore son empoignade verbale au Salon de l'agriculture...
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Ceux qui, après les propos du président de la République, "Casse-toi, pauvre con", tenus au Salon de l'agriculture, croient bon de défendre celui-ci en affirmant qu'il est sincère, viril et non pas hypocrite comme ses prédécesseurs, nient le fait que la fonction présidentielle, au-delà de la personnalité ou de la psychologie de son détenteur pour cinq ans, s'en trouve gravement abaissée.
Ils nient aussi le fait que ce comportement présidentiel, en public, avec dérapages à répétition, a un impact politique et non pas personnel.
Car il en va de la bonne "présidence" ou disons "gouvernance" du pays. Car les coups de sang itératifs de Nicolas Sarkozy, apparemment sans effets politiques, ont pour déclinaison politique justement une incohérence, une gesticulation dans les annonces de réformes ou dans la présentation de mesures importantes, un mépris du droit comme une brutalisation entre les différents corps de la société comme entre les différentes institutions.
On pourrait aussi évoquer l'image déplorable que Nicolas Sarkozy renvoie du pays à l'étranger, notamment en Allemagne.
Après ses professions de foi multiples, pseudo-religieuses puis civiques, il serait temps que le premier magistrat de France les mette en application.
On ne peut prétendre réintroduire la politesse dans les écoles et proférer des injures lors d'un déplacement officiel. Immoralité politique...
Comme le disait Marie-France Garaud, ancienne conseillère du président Georges Pompidou puis de Jacques Chirac, à propos des institutions: "un poisson, ça pourrit par la tête".
Réflexion à méditer...
Sarkozy au salon de l'agriculture
Vidéo envoyée par amazigh7644
La réaction de Ségolène Royal à l'incident: "la politesse ça commence par l'exemple".
21 février 2008
LA RETENTION DE SURETE OU LA PRISON A PERPETUITE SANS JUGEMENT DANS LA FRANCE DE SARKOZY
Une nouvelle fois saisi, le Conseil constitutionnel a donc validé en partie, le 21 février 2008, un projet de loi infâme du gouvernement nommé par Nicolas Sarkozy. Il s'agit ici de la "rétention de sûreté" défendue par la ministre de la Justice, Rachida Dati, qui permet de maintenir emprisonné à vie des hommes et des femmes jugés "dangereux" après qu'ils ont purgé la totalité de leurs peines, et ce, sans nouveau jugement...
CONDORCET
"De toutes les manières d'opprimer les hommes,
l'oppression légale me paraît la plus odieuse".
cité par Elisabeth et Robert Badinter,
in "Condorcet, Un intellectuel en politique".
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LA POLITIQUE DU FAIT DIVERS, CLEF DE VOUTE DE LA POLITIQUE-SPECTACLE-COMPASSIONNELLE SARKOZIENNE
Une nouvelle fois, c'est en s'appuyant, non pas sur l'évaluation sous-pesée d'un fait de société, au prisme de nos
principes juridiques fondamentaux, mais sur des faits divers horribles et les réactions passionnelles compréhensibles dans l'"opinion", que Rachida Dati a défendu un projet de loi sur la "détention de sûreté".
Pour résumer dans un premier temps, il s'agit d'ouvrir la possibilité de maintenir des prisonniers enfermés après l'effectuation de l'entièreté de leur peine, au moment même où ils recouvrent la liberté. Et ce, sans l'intervention d'un nouveau jugement.
Alors que le politique devrait avoir pour tâche d'éclairer l'opinion publique, de dépassionner les conflits de société et de fournir des réponses conformes au droit, à la Constitution et à nos principes juridiques fondamentaux, les ministres de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel "très-bling-bling-chrétien" président Sarkozy, fonde son action sur la peur.
Après les étrangers, les immigrés, les musulmans, les pédophiles, les suicidaires et les homosexuels, que Nicolas Sarkozy avait insultés ou stigmatisés durant la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy prétend désormais "protéger" la population de France des meurtriers, des assassins, des pédophiles, en un mot, des psychopathes, des "monstres".
"Vous protéger des psychopathes qui vous entourent", quitte à renier les principes fondamentaux de Justice criminelle. Tel semble être la volonté affichée par Rachida Dati, ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy. Tout débat démocratique ou éthique sur ce sujet semble évidemment vicié d'avance et le principe de non-contradiction cher au sarkozysme frappe encore: "comment ne pas vouloir préserver nos enfants de ces tueurs en série qui pullulent dans nos rues" et surtout, dans l'inconscient collectif travaillé notamment par la télévision. Ici c'est Hannibal le cannibale, héros du film d'horreur culte Le silence des agneaux de Jonathan Demme.
La conception des droits de l'homme du président de la République est à cet égard très instructive, puisqu'il ne s'agit pas de protéger la société contre les délinquants ou les criminels, mais de protéger la "victime".
"Le premier des Droits de l'homme, c'est le droit de la victime" (sic), déclarait l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine le 20 août 2007. Tel est le solgan phare du populisme pénal, testé sondages en ligne et moteur des décisions du gouvernement...
UNE COMMISSION D'EXPERTS ENFERME SANS JUGEMENT: JUSTICE ARBITRAIRE LEGALE OU JUSTICE INDEPENDANTE?
Nouvel accroc entre le gouvernement, les personnels de la Justice et les magistrats. Nouvel empiètement, après la mise en place des peines-automaitques-planchers, sur l'indépendance de l'Autorité Judiciaire (article 64 de la Constitution), normalement garantie par le président de la République lui-même. Nouvel émoi dans les milieux médicaux et notamment chez les psychiatres...
De quoi s'agit-il? D'un projet de loi qui vise à maintenir enfermés des individus à vie après l'effectuation de leur
peine, prononcée par la Justice au nom du peuple français. Considérés comme "extrêment dangereux", condamnés à 15 ans de prison pour meutre, assassinat, viol sur mineur, torture ou encore acte de barbarie, ils doivent être maintenus enfermés, potentiellement à vie, sans nouveau jugement mais à la discrétion d'une "commission" experte, composée de juges et de psychiatres...
La peine inititiale prononcée par les juges se trouve donc vidée de son sens et concurrencée par une "commission pluridisciplinaire", dont on peut questionner la légitimité à prononcer une nouvelle peine, même si l'on prétend qu'il ne s'agit que d'une "mesure de sûreté".
Le projet de loi sur la "rétention de sûreté" expliqué par le Journal de France 2 -vidéo envoyée par Ptitemule.
Le juge est donc privé de son rôle, au bénéfice d'une commission créée par cette loi sur la "rétention de sûreté". C'est précisément ce que Condorcet appelait l'"oppression légale", au détriment de la justice des "jurés", ce qui pose, comme déjà les peines-planchers mises en place par Rachida Dati la posaient déjà, la question de la séparation des pouvoirs, fondement de la Justice depuis Montesquieu notamment... En effet, la loi créant une commission supllétive du juge, c'est la confusion des pouvoirs législatif et judiciaire qui se met en place.
Dans De l'Esprit des lois, Montesquieu posait dès 1748 les jalons de la séparation -de la "distribution"- des pouvoirs et des fonctions exécutif, législatif et judiciaire, qui est la source philosophique de l'article 64 de la Constitution stipulant que: "le Président de la République est le garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire"... Disposition ambigüe qui suppose la sagesse du président lui-même dans le respect de l'indépendance de la Justice.
LA PRISON A VIE SANS JUGEMENT... NOUVELLE ENCOCHE DANS L'HUMANISME FRANCAIS ET LES DROITS DE L'HOMME
En outre, l'établissement d'une "présomption de dangerosité" pose une grave question
philosophique.
La grandeur de la Justice est en effet de juger précisément des actes ayant été commis effectivement. Ces faits sont, au terme d'un procès équitable et d'une confrontation entre l'accusation et la défense, établis.
L'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 précise que "tout homme [est] présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable".
Or, avec cette loi, on passe de la présomption d'innocence à la présomption de "dangerosité", conduisant à une mesure équivalant dans les faits à une nouvelle condamnation, sans procès.
La commission psychiatrique habilitée à décider de l'enfermement à vie d'un individu, ayant purgé sa peine, ne se prononce pas sur des actes établis et commis, ni sur leur "diagnostic". Au contraire, elle fonde sa décision sur le "pronostic" d'actes fictifs à venir, dans un état futur, imaginaire! Comme dans un film d'horreur de science-fiction...
Dans cette optique, on ne juge donc plus la personne sur ses actes mais sur l'évaluation psychiatrique
de sa "personnalité", pour ce qu'elle est.
Ce qui constitue évidemment rien de moins que l'effondrement des principes fondamentaux de la Justice dans une démocratie civilisée. Involution qui justifie les inquiétudes sincères d'une "dérive" du système judiciaire français, comme l'a souligné Robert Badinter, lui-même ancien garde des Sceaux. Involution qui évoque bien les lettres de cachet de la monarchie absolue qui conduisaient à la prison sans procès, par décision arbitraire.
Il n'y a que sous les régimes non démocratiques, et c'est un euphémisme, que l'on juge les personnes non pas pour ce qu'elles ont fait, mais pour ce qu'elles sont -ici ce qu'elle seraient censées être d'après l'expertise psychiatrique.
Un dernier problème juridique majeur grevait par avance ce projet de loi. Celui-ci devait être applicable immédiatement aux
criminels déjà emprisonnés, en infraction avec le principe de non-rétroactivité de la loi. Il suffit de lire l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de la Constitution de la Ve République, pour comprendre le caractère inconstitutionnel de la loi sur la "rétention de sûreté", qui prétend s'appliquer aux criminels emprisonnés avant la promulgation de celle-ci:
art. 8: "Nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée".
D'où la censure de la loi, sur ce point, du Conseil constitutionnel.
UNE MESURE TAPAGEUSE POUR CAMOUFLER L'ABSENCE DE MOYENS DE LA JUSTICE
A quelques semaines des élections municipales, Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les sondages, a décidé de revenir aux fondamentaux de sa carrière politique nationale: jouer sur la peur, mettre en scène l'"insécurité", faire preuve caricaturale de "fermeté" etc.
Slogans simplistes, culte compassionnel et rhétorique de la victime, mise en avant des crimes les plus monstrueux prennent le pas sur la réflexion complexe, sur le souci à long terme de protéger l'ensemble de la société -criminels et victimes comprises- des déviances les plus horribles qui marquent l'ensemble des sociétés dites civilisées.
Tout cela pour masquer, comme toujours, le fond des problèmes politiques, comme Nicolas Sarkozy avait maquillé
son bilan désastreux en tant que ministre de l'Intérieur.
Et désormais, il faut cahcer l'absence de moyens de la Justice notamment en ce qui concerne l'application de la loi Guigou de 1998 sur l'injonction de soins pour traiter les criminels sexuels. Le docteur Bernard Cordier, chef de service à l'hôpital Foch à Suresnes et expert à la cour d'appel de Versailles, dénonçait déjà, dans L'Express du 25 février 2000, le manque de moyens pour soumettre effectivement et conformément à la loi Guigou les personnes condamnées pour agression sexuelle dès leur incarcération ou à leur libération.
Si l'on croit encore à la sagesse de la Justice et à la perfectibilité de l'homme, il aurait fallu compléter la loi Guigou pour lui donner les moyens de son application, en associant tous les métiers -psychiatres notamment- et les services concernés -ceux du ministère de la Santé et des Ddass.
Ce n'est pas la voie choisie par le président, le gouvernement et la majorité parlementaire aujourd'hui. On préfère choisir la transgression des principes fondamentaux de la Justice comme de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Pour autant, on peut douter du fait que le crime disparaîtra ainsi de la face de la Terre.
En outre, le législateur devrait craindre que les anciens criminels, déférés devant cette "commission", n'élaborent des stratégies pour échapper à cette fameuse "détention de sûreté", se présentant comme absolument guéris et aptes à recouvrer tels quels la liberté...
Magistrats manifestant contre la suppression de centaines de tribunaux prévue par la nouvelle carte judiciaire dessinnée par Rachida Dati.
Une fois encore, les annonces grandiloquentes et méprisant le droit masqueront les vrais défis d'une justice pénale ou criminelle en manque cruel de moyens, à l'heure où le gouvernement se désintéresse de la prévention et a fermé au total 319 tribunaux sur le territoire de la République... L'immoralité politique au coeur du sarkozysme transparaît encore ici. On affaiblit l'Etat, on affaiblit la Justice et l'on prétend défendre encore et encore les victimes, lutter contre la déliquance et le crime.
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L'offensive contre les principes républicains, les principes humanistes hérités des Lumières et même, d'ailleurs, des tradtions chrétiennes ou catholiques, solennellement, laïquement et universellement proclamés par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789, se poursuit.
Les Montesquieu comme les Condorcet peuvent se retourner dans leurs tombeaux... Toutes leurs luttes pour la différenciation des fonctions exécutive, législative et judiciaire, tout le combat pour extirper la Justice de l'arbitraire royal sont proches de la tombe.
L'indépendance de la Justice, la présomption d'innocence, la non-rétroactivé des lois, la perfectibilité de l'homme etc. n'ont plus cours dans feue la "patrie des droits de l'homme et du citoyen"...
Et Nicolas Sarkozy de parler de politique de civilisation?
10 février 2008
LE PRESIDENT NICOLAS SARKOZY MENACE LA PRESSE... POUR UN SMS...
Fait inouï depuis la présidence de François Mitterrand, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, après avoir étalé comme jamais cela ne s'était fait, ses frasques intimes, menace aujourd'hui la presse pour "protéger" sa vie redevenue "privée"...
ALAIN
"Admettant donc que les véritables chefs se choisissent eux-mêmes, et se font connaître par l'exercice de la puissance, il faut dire que le caractère à quoi on les reconnaît est une sorte de méchanceté pure.
[...]
Voilà pourquoi les différents pouvoirs plus ou moins démocratiques ont montré et montrent tant de faiblesse devant lesentreprises d'un véritable méchant".
"Propos sur les pouvoirs".
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ACTE I: NICOLAS SARKOZY, CONFORTABLEMENT ELU CHOISIT D'ETALER SA VIE PRIVEE ET INTIME ET ENCOURAGE LA PRESSE DANS CETTE VOIE:
Au plus haut dans les sondages et fidèle à son way of life, Nicolas Sarkozy, élu président de la République le 6
mai dernier, avait clairement décidé d'orchestrer la médiatisation de sa vie privée et même intime.
Au risque d'abaisser gravement la fonction présidentielle et de brouiller encore un peu plus la distinction entre vie privée et vie publico-politique, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait sciemment pris la décisionde mettre en scène, à plusieurs reprises, son divorce d'avec son épouse Cécilia, le chagrin qu'il en aurait éprouvé puis, en l'espace de quelques mois sa liaison avec une nouvelle femme, Carla Bruni.C'est ainsi que l'Elysée avait donné à des photographes l'autorisation d'immortaliser sa nouvelle idylle, comble de la vulgarité, dans le parc de loisirs Eurodisney, le 18 décembre 2007...
De même le couple, Nicolas Sarkozy-Carla Bruni s'était offert un bain de photographes, le 5 janvier 2008, lors de ses vacances à Pétra, en Jordanie, exposant de façon éhontée le fils de Mme Bruni. Image dérangeante s'il en est... Choix présidentiel pourtant...
Images Euronews du couple Sarkozy-Bruni et du fils de cette dernière, à Pétra en Jordanie, le 5 janvier 2008...
Quelques jours plus tard, le 8 janvier, depuis l'Elysée, le président, brouillant encore les cartes, se faisait manifestement une joie de confirmer à la presse son prochain remariage avec la top-model. Un pipolitisme dont l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine ne semblait toujours pas comprendre à quel point il nuisait à sa fonction.
Lors de sa première et soit-disant solennelle conférence de presse élyséenne, le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy mettait à nouveau en scène sa "vie privée", annonçant son prochain mariage avec la mannequin Carla Bruni. Il n'apportera à part ça aucune réponse aux questions politiques de fond agitant le pays et manifestera une agressivité stupide à l'égard de certains journalistes.
ACTE II: DEVENU IMPOPULAIRE, SUBISSANT LES ATTAQUES FRONTALES DE L'OPPOSITION ET LES MOQUERIES DE SA RIVALE A LA PRESIDENTIELLE, SEGOLENE ROYAL, DEVENU LA RISEE DE LA PRESSE ETRANGERE, TOUT LE MONDE S'ATTEND A UN CHANGEMENT DE STRATEGIE, LES FRANCAIS NE SUPPORTENT PLUS LES CHOIX DE COMMUNICATION PRESIDENTIELS:
Au début de l'année 2008, sa cote de popularité chutait de façon spectaculaire, une majorité de Français étaient désormais défavorables à l'action de Nicolas Sarkozy. En cause: l'inefficacité en matière économique, le lot de promesses non tenues -notamment en matière de croissance et de pouvoir d'achat-, mais aussi l'ultra-médiatisation de son divorce puis de son subit remariage avec une top-model italienne, connues pour sa vie dissolue, ses photos dévêtues et son mépris des Français.
Le début du désamour avec la presse politique et économique française? L'année 2008 et le mois de février s'annoncent mal pour Nicolas Sarkozy...
Panique à l'Elysée, après avoir été la risée de la presse européenne, la cible de l'opposition de gauche et du centre, le
président, "décevant" (L'express), "qui cloche" (Le Point), "qui fait pschitt"... (Le Nouvel Observateur), s'affichait en posture peu flatteuse en une, la première semaine de février, de trois des plus grands hebdomadaires politiques français, toutes couleurs politiques confondues.
A Saint-Brieuc, le 30 janvier 2008, Ségolène Royal, opposante malheureuse à Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007, fustigeait le "style" Sarkozy au regard des attentes des Français...
Entre-temps, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, avait publiquement demandé à Nicolas Sarkozy de faire preuve de plus de "tenue"... Critique en adéquation avec le sentiment général mais immédiatement dénoncée par les conseillers et sarkozystes zélés comme étant hors de propos dans la bouche de M. Debré.
Le 3 février 2008, le président du Conseil constitutionnel réclamait de "la retenue" de la part du président de la République, afin de ne pas "désacraliser les fonctions officielles quelles qu'elles soient", au nom du peuple et de la France ... Suscitant illico presto les cris d'orfraie des "avocats patentés" de M. Sarkozy...
ACTE III: SUBIT DESAMOUR ENTRE LE PRESIDENT SARKOZY ET LA PRESSE: UN JOURNALISTE RISQUE LA PRISON:
Les foudres "pseudo-présidentielles" devaient tôt ou tard tomber, Nicolas Sarkozy étant apparemment incapable de tenir ses nerfs et de faire preuve de ce que Mitterrand considérait comme l'une des premières qualités présidentielles, "l'indifférence", sous-entendu à la calomnie...
C'est donc chose faite, au prétexte d'une broutille d'un ridicule affligeant. Le site du Nouvel Observateur ayant
révélé l'envoi d'un message téléphonique (SMS) de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine à son ex-épouse, lui demandant de revenir auprès de lui en échange du renoncement à sa nouvelle vie avec sa nouvelle fiancée.
Avec en ligne de mire du "président": la presse, pilier de toute démocratie authentique, aussi nommée
"quatrième pouvoir". La victime choisie: le site internet de l'hebdomadaire de gauche, Le Nouvel Observateur.
Le 7 février 2008, Nicolas Sarkozy a en effet déposé une plainte au pénal contre le site de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, pour "faux, usage de faux et recel", exposant un journaliste à une peine d'emprisonnement de trois ans et à une amende de 45000 euros.
Ce type d'action en justice marque un tournant dans les relations entre la présidence de la République et la presse française, inédit depuis la présidence de François Mitterrand.
Le 9 février 2008, le journaliste visé par la plainte présidentielle s'explique à la télévision, sur Canal plus, confirme l'information du message envoyé à Cécilia et évoque un signal envoyé à toute la presse: une menace.
Comme l'a déclaré M Routier à Canal plus, le journaliste incriminé, la menace "présidentielle" ne viserait pas seulement Le Nouvel Observateur, mais l'ensemble de la presse politique, et au-delà, française, sans parler de la presse allemande, dont Nicolas Sarkozy aurait eu l'audace effroyable de se plaindre auprès de l'ambassadeur d'Allemagne en France...
L'organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde, "Reporters sans frontières" de s'inquiéter à juste titre, dans un communiqué:
"Nous regrettons que Nicolas ait choisi la voie la plus dure pour attquer en justice le site du Nouvel Observateur. Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée".
Procédure pénale qui permettrait d'obliger, selon "Reporters sans frontières", le journaliste à "révéler ses sources", bafouant le principe premier de la presse d'investigation, à savoir "le secret" et la protection des sources. Il devrait, le cas échéant, dénoncer "la" ou les personnes lui ayant montré le message ou la preuve de son existence. Toute la profession devrait donc s'en émouvoir.
CES MENACES S'INSCRIVENT DANS LES RAPPORTS MIS EN PLACE PAR NICOLAS SARKOZY AVEC LA PRESSE, CONNIVENCES ET MENACES:
Durant la campagne pour la présidentielle de 2007, les collusions de Nicolas Sarkozy, ancien maire de Neuilly-sur-Seine, avec de nombreux amis patrons de presse, ministre en exercice de l'Intérieur, avaient été dénoncées tant par la gauche que par le centre.
Nicolas Sarkozy et son entourage auraient employé les grands moyens pour empêcher tout dialogue télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, après le premier tour de l'élection présidentielle.
Entre les deux tours de l'élection, les pressions s'étaient multipliées à l'encontre des chaînes de télévision et des radios pour empêcher un débat entre la candidate socialiste sélectionnée pour l'affrontement final et le candidat centriste éliminé, malgré un score élevé. Le 28 avril 2007, le dialogue Ségolène Royal-François Bayrou aura finalement lieu, mais sur une chaîne d'information, non généraliste, afin d'en réduire le retentissement...
Ce type d'attitude est désormais clairement dénoncé par de nombreux journalistes comme faisant partie de la "méthode Sarkozy" depuis des années. On passerait en effet très vite de la flatterie et de la fausse connivence à la menace téléphonique...
Joseph Macé-Scaron, ancien journaliste au Figaro, passé à Marianne, a décrit à BakchichTV, les méthodes employées par Nicolas Sarkozy avec les journalistes: "la carotte et le bâton", la personnalisation des rapports, la connivence ou la menace, en fonction des jugements émis par la presse sur sa personne... Pire encore, les tensions avant la publication qui s'apparenteraient à l'exigence d'une auto-censure préalable... Ici il revient, sur RTL, sur son renvoi du Figaro, lié à son refus de flatter constamment Nicolas Sarkozy, avec des mots assez brutaux... (vidéo envoyée par Richard-Trois).
Un journaliste du Figaro allait jusqu'à affirmer, lors d'une conférence, que Nicolas Sarkozy, en réalité, "déteste les
journalistes", affirmation grave s'agissant du président de la République, "garant" du bon fonctionnement des institutions, de la répartition des pouvoirs et de l'indépendance de l'Autorité judiciaire, plus haut magistrat, en charge des grandes orientations de la politique nationale et internationale du pays. Et, de facto, soumis à la critique journalistique propre à toute démocratie représentative...
Le 17 janvier 2008, Yves Thréard, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, quotidien de droite défenseur zélé du président Sarkozy, confessait lors d'une conférence sur la liberté de l'information que Nicolas Sarkozy "déteste les journalistes".
Cette détestation du journalisme indépendant et l'obsession des sondages expliquent certainement la violence de la menace adressée à la presse. Elles n'exonèrent pas le moins du monde la responsabilité du président, au contraire. Il serait dommage que la France comme à ressembler à des pays dont le régime politique est trop peu démocratique.
Comble du ridicule, c'est la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme en personne, Mme Rama Yade, qui s'autorisait à insulter les journalistes, les traitant, suite à "l'affaire du SMS", de "charognards"... Le monde à l'envers dans la France de Sarkozy.
Mme Yade, insultant les journalistes, le 8 février 2008. Décrivant un monde immoral se livrant à une "chasse à l'homme" contre la "proie" Sarkozy... Comble de l'hypocrisie... Se rend-elle compte que l'absence de scrupules, la bassesse, l'immoralité etc. sont d'abord les traits marquants de son cher président, sur le sort duquel il faudrait pleurnicher avec elle. Mais qui risque aujourd'hui le prison, sinon un journaliste? On la savait communautariste, opportuniste, on la découvre menteuse, méchante, ridicule et plus grave au regard des responsabilités qu'elle occupe, hostile à la presse, un des piliers de la démocratie dans le monde.
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En déposant cette plainte au pénal contre le site internet d'un organe de presse de référence, sur un sujet aussi pitoyable que ses rapports avec son ex-femme, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, au lieu de suivre une autre voie, continue d'abaisser la fonction présidentielle.
En outre, il remet en cause gravement la liberté de la presse en France, à savoir un des piliers de la démocratie et, historiquement parlant, l'aboutissement de combats constants contre la censure.
Devenu président, au-dessus des partis et au service du pays comme de tous les Français, Nicolas Sarkozy ne devrait pas s'émouvoir de tel ou tel papier sur sa vie privée, dont il avait fait le choix, depuis des années et des mois, de faire un instrument de "sa" politique.
Quand des politologues de droite le comparent à Napoléon III, ils se trompent. Quand Ségolène Royal le compare au Louis XIV de Versailles, elle est encore trop charitable.
Ce président évoquerait plutôt un Charles X, frère du décapité Louis XVI, chantre ridicule et réactionnaire de la Restauration de l'Ancien Régime, méprisant le peuple et vivant dans un monde irréel, prompt à rétablir le sacre, sans en être à la hauteur. C'est en partie en voulant supprimer la liberté de la presse, par les ordonnances du 25 juillet 1830, qu'il provoqua une révolution et dut piteusement abdiquer le 2 août suivant.
Mais Nicolas Sarkozy, président "très-chrétien" et bling bling à la fois, connaît-il l'histoire du pays qu'il est censé présider? Rien n'est moins sûr... Peut-être devrait-il lire le philosophe Alain, toujours soucieux de la séparation des pouvoirs et méfiant vis-à-vis du pouvoir personnel? Mais connaît-il la philosophie politique française? Chacun peut en douter...
Espérons que la Justice française ne fera pas honte au peuple au nom duquel elle s'exerce et défendra la liberté de la presse dans la "patrie des droits de l'homme" et du citoyen.
























