24 octobre 2009
RAMA YADE, NICOLAS SARKOZY ET LA "CAUSE DES NOIRS" : L"ARROSEUR ARROSE ?
Elle s'était engagée en politique pour défendre les "Noirs"... Elle avait accusé lors des municipales à Colombes son adversaire politique socialiste de "racisme" à son égard, sans la moindre preuve, aujourd'hui, Mme Yade change radicalement de posture. Opportunisme, compréhension enfin des bienfaits de la lutte contre l'ethnicisation du politique?
PIERRE-ANDRÉ TAGUIEFF
"En visant à légitimer l'emploi polémique du mot racisme hors des limites préconstituées par l'anthropologie raciale, on légitime par présupposition le découpage racial de l'humanité, on autorise la différenciation du genre humain en races présumées naturelles (origine) et scientifiquement distinctes (fait, fonctionnement)".
La force du préjugé,
"essai sur le racisme et ses doubles".
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Étonnante, Rama Yade...
Aujourd'hui, elle déclare qu'elle ne veut pas "être une parachutée ethnique", envoyée dans le Val-d'Oise, suite aux propos d'une élue UMP expliquant qu'elle y fera "couleur locale"...
Et pourtant, le 30 janvier 2008, elle expliquait lors du dîner du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires), son engagement auprès de Nicolas Sarkozy pour la seule défense de la cause des Noirs : "ne serait-ce que par intérêt, y'a Ségolène Royal y'a Nicolas Sarkozy", "Sarkozy avait 50% de chances". [...] "Qu'est-ce qu'on fait [...] c'est fini pour les noirs" ; "pourquoi moi je suis rentrée dans le gouvernement", "parce je voulais pas avoir souffert pendant toute la campagne électorale et qu'après y'ait tout le monde y'a pas moi"...
Rama Yade
envoyé par Bondy_Blog. -
C'est que Rama Yade, non seulement se rangeait derrière le mieux placé, mais aussi derrière celui qui était favorable à l'adoption du modèle communautariste des États-Unis avec statistiques ethniques et discrimination positive : Nicolas Sarkozy.
Ainsi l'auteur de Noirs de France, les nouveaux Neg’marrons, récit d’un rendez-vous manqué entre la République et les Afro-antillais déclarait sur Even.fr, en mai 2007 :

"Il serait criminel de ne rien essayer sous prétexte que la discrimination positive, ce n’est pas dans la tradition républicaine" ou encore, "en réalité, il n’y a rien de plus républicain que la discrimination positive puisqu’on l’applique déjà aux personnes handicapées dans les entreprises et aux femmes pour les élection".
Le problème c'est précisément que le modèle de la politique "ethnique" aux États-Unis ou ailleurs est celui qui veut qu'à électeurs noirs il y ait élus noirs, en instaurant des quotas par la loi.
Elle disait s'être engagée avant tout pour les "Noirs" mais refuse d'assumer cette position face au suffrage universel...
Pire encore, à Colombes, en campagne pour les élections municipales sur la liste de l'UMP, Mme Yade avait
accusé, lors d'une réunion publique, la gauche d'être raciste.
Prétextant d'une ancienne polémique à Aubervilliers, sur les sans-papiers, elle avait subitement agoni la gauche, dont elle se disait autrefois proche, au risque de la diffamation - non seulement du candidat socialiste Philippe Sarre mais aussi de l'ensemble de la gauche française. Au risque aussi, compte tenu de la politique menée par le gouvernement de droite sarkozyste dont elle est membre, du plus profond ridicule:
"Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche [...] qui s'en prend à moi parce que je suis noire."
Reportage sur les propos de Mme Yade accusant M. Sarre, candidat socialiste à la mairie de Colombes, d'être raciste. Ce dernier réclamait des excuses publiques, qu'il n'obtiendra évidemment jamais, et a déposé plainte depuis pour diffamation.
Rama Yade d'enfoncer le clou le même jour en ajoutant que la gauche n'aimait pas que les noirs réussissent...
Sur quoi donc Mme Yade étayait-t-elle ses accusations? Sur un différend qui l'avait opposé avec la maire communiste
d'Aubervilliers qui n'avait absolument rien à voir avec la "couleur de
sa peau"? Sur les politiques menées par la droite depuis 5 ans en
France? Sur la présidence Chirac qui a duré quant à elle 12 ans? Sur la
permanence des discriminations d'origine xénophobe, voire raciste? Mais
en quoi celles-ci seraient-elles imputables à la gauche?
Mme Yade feignait de parler du racisme, mais elle mentait, une fois de plus.
Cette jeune femme qui se vantait, avec une grotesque arrogance, malgré toute l'étendue de son inculture et de son incompétence au ministère des Affaires étrangères, d'être la plus diplômée de tout le gouvernement, ferait bien d'aller en bibliothèque relire l'histoire de ce que l'on a appelé l'"antiracisme".
La ligue des droits de l'homme était créée en 1898 en pleine Affaire Dreyfus; la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémtitisme apparaissait en 1927, pour lutter contre l'antisémitisme avant de mener, dans les années 30, le combat antifasciste; le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples apparaissait en 1949, proche du Parti communiste, et SOS racisme, proche du Parti socialiste, était fondé en 1984 pour lutter contre les discriminations subies par les enfants des dernières vagues d'immigration, africaine principalement.
Quoi qu'on en pense, ce mouvement est, depuis ses origines, représenté par des associations liées à la gauche, des républicains dreyfusards aux communistes et "anti-impérialistes". Leur credo fut certes philosophico-politique,
participant nettement du recul des idées racistes ou des préjugés
hérités des XIXe et premier XXe siècles. Mais leur point commun fut
aussi leur volonté de lutter contre les entorses à l'égalité républicaine par le droit, et non par la violence.
malek oussekine
envoyé par aliwada. -
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, Malek Oussékine était frappé à mort par deux policiers de la brigade des voltigeurs motoportés à Paris, en marge des manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi Devaquet du gouvernement RPR dirigé par Jacques Chirac. Le 8 décembre suivant, un million de personnes entamèrent une marche silencieuse à la mémoire de ce jeune Français d'origine algérienne, victime d'une "bavure" policière qui s'apparentait certainement à un "crime raciste", tant l'acharnement sur sa personne, alors qu'il était de santé très fragile, fut violent et gratuit.
Mme Yade semblait bien mal connaître l'histoire politique, même récente, de la France. Lorsque Jacques
Chirac était Premier ministre de François Mitterrand, avec pour
ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, un million de Français avaient
manifesté en silence leur indignation et leur tristesse face à la mise
à mort, par deux policiers, d'un jeune Français d'origine algérienne,
Malek Oussékine, souffrant de déficiences rénales et sous
dialyse. Tout cela s'inscrivait dans un bras de fer entre les étudiants
et le gouvernement de droite, à propos de la loi Devaquet sur les
universités, finalement retirée.
La gauche, dans l'opposition, avait condamné fermement la politique policière brutale menée par Charles
Pasqua, lequel ne présenta jamais ses excuses à la famille du jeune Malek Oussékine. Robert Pandraud, ministre RPR délégué auprès du ministre de l'Intérieur chargé de la sécurité, déclara même à la presse:
"Si j'avais un enfant malade et sous dialyse, je ne le laisserai pas sortir la nuit"...
Le président de la République, le socialiste François Mitterrand, se rendit auprès de la famille pour lui faire part de ses condoléances.
Qui manifesta alors? Qui s'indigna à juste titre? Qui osa faire le lien entre l'origine magrhébine de la jeune victime et son tabassage à mort, sinon la gauche et en tête des cortèges, l'association SOS racisme, honnie par la droite?
Et si l'on pouvait parler de récupération politicienne, il y avait eu mort d'homme, crime gratuit commis par des policiers. Rien n'empêchait M. Charles Pasqua d'exprimer au minimum ses regrets, de comprendre la persistance des clichés racistes dans les rangs des forces de l'ordre et de prendre des mesures en conséquence. Il n'en fut rien, tel était le choix politique.
La tombe de Malek Oussékine, victime de la prégnance du racisme dans les rangs des forces de l'ordre et de l'indifférence de certains des plus hauts dirigeants du RPR à cette mort effroyable.
Que Mme Yade révise donc sa copie sur l'histoire de la gauche française. Laquelle n'a aucune leçon à recevoir d'une membre d'un gouvernement qui, sur les questions d'immigration et de modèle de société - tests ADN et statistiques raciales -, fait honte à nombre de républicains, de gauche mais aussi de droite.
La CGT, syndicat, de gauche, et oui Mme Yade, manifestant pour la régularisation des sans-papiers exploités en toute illégalité par des entreprises capitalistes, ici une chaîne de restauration...
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Aujourd'hui choquée qu'on parle d'elle en termes ethniques, au sujet d'une élection, Rama Yade semble avoir changé de point de vue sur la question...
Le modèle qu'elle encensait, c'est peut-être pour les autres, mais pas pour elle... Et la République qui ne reconnaissait selon elle pas les races par "cécité" ne lui déplaît plus tant que ça...
10 août 2009
PHILIPPE DE VILLIERS, HERITIER DE LA DROITE ANTI-REPUBLICAINE, REJOINT L'UMP, PARTI DE NICOLAS SARKOZY
Comme nous l'avions vu dès sa campagne présidentielle de 2007, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel Président Nicolas Sarkozy n'avait pas seulement procédé à la synthèse des droites républicaines mais avait aussi intégré la droite légitimiste - héritière des monarchistes, xénophobe, nationaliste, antieuropéenne et intégriste catholique - ainsi que l'extrême-droite de Jean-Marie Le Pen. Fondant ainsi une nouvelle droite antirépublicaine.
Sarkozy : France, Aime-la ou quitte-la!
envoyé par leruisseau.
Sarko aime pas certains moutons,il préfére les siens envoyé par ubu_roi. -
Après la campagne, Nicolas Sarkozy a mis en œuvre une part de leurs programmes, en créant un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, chargé de traquer les immigrés, puis en remettant en cause la laïcité.
Aujourd'hui la boucle est presque bouclée avec le ralliement de Philippe de Villiers, l'héritier de la droite antirépublicaine. Il ne manque plus que l'intégration au parti présidentiel d'un Front national "dédiabolisé" pour que la boucle soit définitivement bouclée et la droite républicaine d'un Chirac définitivement liquidée...
Spot de campagne de Philippe de Villiers
envoyé par lemondefr. -
15 février 2009
MANIFESTATION SOLIDAIRE LE 16 JANVIER A PARIS : LA GREVE GENERALE EN GUADELOUPE CONTINUE FACE AU MEPRIS DE NICOLAS SARKOZY
"Manifestation le lundi 16 février 2009
Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.
Tous ensemble, Solidarité !
Toutes et tous lundi 16 février dans la rue à Paris 18h Place de Clichy
Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)."
15 janvier 2009
PETITION DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME : "GAZA : REFUSONS TOUTE INSTRUMENTALISATION COMMUNAUTAIRE"
Plus qu'une soi-disant "importation du conflit israélo-palestinien" en France, les attaques de lieux de culte israélite, les agressions de citoyens de confession et de culture isréalites tout autant que celles de citoyens de culture magrhébine, les slogans haineux lors de manifestations lancées pour la paix au Proche-Orient : tous ces faits ne sont que des répétitions de ce qui se trame sur le territoire de la République française depuis la guerre du Golfe.
Répétitions d'actes d'individus dont "l'identité" s'est enfermée dans une "origine" extra-territoriale, fantasmatique pour grande part, décalée par rapport aux réalités vécues, le tout par un multiculturalisme longtemps encouragé par la gauche jospinienne voire par nombre d'"intellectuels" puis par l'Education nationale.
La limite du multiculturalisme est en fait bien le communautarisme...
La laïcité, la clarté devraient interdire aux journalistes de parler d'Israël comme de "l'Etat juif", mais plutôt comme ou bien de "l'Etat des Juifs" - tel que Herzl, fondateur du sionisme l'avait pensé - ou bien comme de l'"Etat hébreu", ce qui permet de bien comprendre que les Français de confession israélite n'ont pas être mis en cause pour la politique de tel ou tel gouvernement israélien, comme on ne saurait imputer à nos concitoyens de culture musulmane les agissement du Hamas.
Par ailleurs, le vocable "arabe", trop souvent péjoratif, parfois supposant que tous les "peuples" de culture musulmane seraient unis et solidaires de par le monde, doit être abandonné.
La France est dans une situation délicate, car elle comprend la première communauté israélite d'Europe, la première communauté d'origine magrhébine également.
Les chemins de l'intégration, de la citoyenneté et de la laïcité, le renoncement à "l'assignation à résidence identitaire" doivent être assumés. Le conflit du Moyen-Orient est avant tout (géo)politique, quoi qu'en disent les pseudo-religieux extrémistes des deux bords.
Le président de la République, qui a longtemps vu dans le communautarisme la solution aux problèmes d'intégration en France - n'avait-il pas revendiqué la nomination d'un "préfet musulman" (sic)?, ne voulait-il pas changer le Préambule de la Constitution pour autoriser les statistiques raciales et reconnaître la supériorité des "croyants" ?, n'a-t-il pas défendu, violant l'article Ier de la Constitution, "les racines chrétiennes de la France"?- ne s'est-il pas constamment opposé au principe de laïcité?-; Nicolas Sarkozy s'inquiète désormais des dégâts de ce phénomène. Il était temps...
L'appel de la Ligue des droits de l'Homme contre "toute instrumentalisation communautaire" des événements affreux du Proche-Orient, tombe donc à point nommé.
"Auteur de l'article : LDH
Gaza : refusons toute instrumentalisation communautaire
Déclaration à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme et de la Ligue de l’Enseignement
Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phase dramatique. Ce conflit n’est ni religieux ni « ethnique », mais bien politique et territorial : l’engrenage de la violence dont les populations civiles sont les premières victimes s’enracine dans l’aggravation, depuis des décennies, du sort insupportable fait au peuple palestinien. Rien ne peut justifier les attaques – d’où qu’elles viennent dirigées contre les civils. Mais chacun sait, au-delà de la condamnation nécessaire de tout crime de guerre, que la paix ne pourra advenir sans justice, cette paix par le droit hors de laquelle aucun des deux peuples ne pourra vivre un avenir humain.
Les 900 morts palestiniens des deux dernières semaines, dont de très nombreux civils, victimes des bombardements et de l’offensive de l’armée israélienne à Gaza, comme les 34 morts israéliens des cinq dernières années victimes de tirs de roquette du Hamas, ne peuvent que soulever une émotion légitime. En France, nous constatons que la sensibilité à cette actualité tragique s’exacerbe. Trois actes inacceptables ont été commis à l’encontre de synagogues à Toulouse et à Saint-Denis et contre une collégienne à Villiers-le-Bel. Ces actes sont heureusement des faits isolés. Mais la réaction des autorités politiques françaises qui s’en remettent aux instances religieuses pour prévenir la violence n’est ni admissible sur le terrain de la laïcité ni de nature à prévenir les dangers qu’elles invoquent. De même, l’organisation d’une manifestation communautaire de soutien à l’un des deux protagonistes du conflit, même si elle est restée isolée, renforce le risque que l’expression des indignations et des solidarités mette face à face des communautés dont les membres seraient collectivement assimilés à l’un des deux camps.
Cette transposition qui enfermerait la liberté de conscience et d’expression des individus concernés dans une assignation à résidence communautaire ou religieuse serait porteuse de graves dangers pour le vivre ensemble. Il n’est pas question de remettre en cause la capacité à s’indigner de ce qui se joue en Palestine, ni l’expression de telle instance communautaire dans le débat public qui n’a rien d’illégitime en elle-même, mais de refuser une logique de transposition dans la société française des conflits et des haines qui déchirent le Proche-Orient.
Sans alarmisme mais avec vigilance, les organisations soussignées, attachées au respect de l’égale liberté de chacun, refusent toute mise en scène d’un prétendu « conflit de civilisations » et rappellent qu’aucun individu ne peut être étiqueté, stigmatisé ou agressé en raison de ses origines ou de sa foi, et que les manifestations d’intolérance, de racisme et d’antisémitisme, loin de servir les causes que leurs auteurs disent soutenir, les salissent et mettent en danger la vie démocratique.
C’est dans cet esprit que les unes et les autres continueront à défendre le respect des droits de l’Homme, du droit international et du droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues.
Premiers signataires : ACLEFEU, ALEFPA, Association des Libres Penseurs de France, Association du Manifeste des libertés, Cercle Gaston-Crémieux, CFDT, CGT, Collectif Avenir laïque, FSU, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Mouvement de la Paix, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Solidarité Laïque, Unef, Union rationaliste, Union syndicale solidaires, Les Verts.
Paris, le 13 janvier 2009"
07 février 2008
RAMA YADE, SYMBOLE DU REGNE DE L'OPPORTUNISME ET DU CYNISME ANTI-REPUBLICAINS SOUS SARKOZY
Symbole de l'"ouverture-imposture" pratiquée par le "très-chrétien" président Nicolas Sarkozy, Rama Yade ne s'était pas cachée d'avoir rejoint le candidat qu'il était, non pas au nom de l'intérêt supposé général, mais pour une seule et unique raison: la défense de la "discrimination positive raciale". Mesure contraire à la Constitution de la Ve République comme à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 -dont elle a été paradoxalement nommée secrétaire d'Etat (sic). Comble de l'immoralisme ou de la vacuité politique au pouvoir aujourd'hui, on découvre que ce sont les sondages donnant gagnant l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, puis sa victoire, qui l'ont motivée à postuler à un poste dans son futur gouvernement, et aucunement un accord général sur son projet... Vide sidéral du sarkozysme et rupture avec les principes fondamentaux de la République comme de la philosophie politique française, telle est la marque de fabrique du nouveau pouvoir, inculte mais télégénique...
ALBERT CAMUS
"Rien n'étant vrai ni faux, bon ou mauvais,
la règle sera de se montrer le plus efficace,
c'est-à-dire le plus fort".
"L'homme révolté".
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LE NAUFRAGE DE L'ETHIQUE POLITIQUE DANS LE SARKOZYSME TOUT-PUISSANT:
Pour ceux qui en doutaient encore, la politique d'"ouverture" annoncée par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République n'est qu'un leurre, confinant à un déni médiatique de démocratie.
La nomination de personnalités dites "de gauche", tels Fadela Amara, au secrétariat d'Etat à la
Ville, Bernard Kouchner, aux Affaires étrangères et Rama Yade, au secrétariat d'Etat aux droits de l'homme, n'a rien changé, en termes politiques ou "philosophiques", osons le mot, aux orientations ultra-droitières et anti-républicaines de la présidence Sarkozy.
Ceux-ci ont mené la danse médiatique chacun à leur tour, en prétendant s'opposer à telle ou telle décision du gouvernement, tout en en restant des membres solidaires, conformément à la pratique de la Constitution de la Ve République:
Mme Amara après avoir qualifié de "dégueulasse" la politique d'immigration actuelle, s'est tue et est rentrée dans le rang
M. Kouchner, chantre d'une diplomatie des "droits de l'homme", après avoir fait campagne pour la candidate socialiste, Ségolène Royal, notamment contre l'instauration des franchises médicales, s'est avoué "résigné" à la visite triomphale du dictateur lybien Kadhafi
Mme Yade après avoir fait la une d'un quotidien de référence, avec une diatribe toute préparée contre la venue de ce dernier à Paris, s'est aussitôt "calmée" et n'a pas démissionné.
Le tout au bénéfice de la stratégie de destabilisation de la démocratie représentative et de la vie des partis politiques français menée par Nicolas Sarkozy.
Qu'illustrent cette impuissance et ces reniements sinon ce fait que dans le sarkozysme, pour paraphraser Camus, "rien
n'étant vrai ni faux, bon ou mauvais", la vacuité ou la confusion des idées politiques régnant, ces personnalités suivent leur propre intérêt de carrière, au plus près de l'"homme fort" et du pouvoir? Quoi d'autre qu'un mépris pour la "chose publique", pour l'"intérêt général" et le destin du pays? Aucune conviction politique ne les anime, en ce sens précis en tous cas.
La preuve en est que Mme Yade, invitée du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), militant pour la "cause" particulariste "noire", le 30 janvier dernier, avouait en substance à Axel Ardes et Chou Sin, rédacteurs du Bondyblog, que peu lui importait la confrontation des projets de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, qui étaient et demeurent radicalement opposés pour la France. L'enjeu pour elle étant de rallier "le plus fort" dans les sondages, afin d'être présente au gouvernement.
Les différentes affiches électorales des différents candidats à l'élection présidentielle de 2007, autant de projets radicalement opposés pour la France... Ou la République démocratique aux urnes...
Dans ce raisonnement, peu importe, malgré quelques désaccords ici ou là, que le prochain élu soit de gauche ou de droite, soit ultra-libéral ou social-démocrate, qu'il mène une politique en faveur des classes déjà aisées ou régie par le souci d'une juste répartition des richesses. Peu importent les choix économiques et sociaux, la politique d'immigration, l'orientation de la politique étrangère et autres balivernes éculées...
Après la fin des idéologies, c'est donc à l'effondrement de la politique, à la dépolitisation, à la désocialisation des enjeux que nous convie Rama Yade... Non sans une conviction de substitution.
Le 30 janvier 2008, Rama Yade était présente au dîner du CRAN, elle parle ici de "nous les noirs" et explique son engagement auprès de Nicolas Sarkozy. A la fin, vous entendrez seulement sa voix nous disant "ne serait-ce que par intérêt, y'a Ségolène Royal y'a Nicolas Sarkozy", "Sarkozy avait 50% de chances". "Qu'est-ce qu'on fait [...] c'est fini pour les noirs"; "pourquoi moi je suis rentrée dans le gouvernement", "parce je voulais pas avoir souffert pendant toute la campagne électorale et qu'apèrs y'ait tout le monde y'a pas moi"... Faire avancer la cause des noirs dont elle prétend être le défenseur patenté, au-delà de tout intérêt général, tel était son seul but...
RAMA YADE, LA CAUSE DES NOIRS AVANT LA DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN:
Car le cas de Rama Yade bien plus intéressant que celui de ses collègues. A défaut de "solidarité gouvernementale", on peut parler à son égard d'une "affinité élective idéologique" de choc avec le président de la République. Elle partage avec lui une conviction forte qui ne s'inscrit effectivement pas dans celui du traditionnel clivage droite-gauche, mais dans celui d'un affrontement entre projet anti-républicain et projet républicain. Et le détricotage des fondamentaux républicains a été très tôt revendiqué par Nicolas Sarkozy. Symptomatique d'une France dont la culture politique s'est peu à peu effondrée.
En effet, comme elle l'avait déjà déclaré, son ralliement au candidat Nicolas
Sarkozy, pourtant élu sur un discours en partie calqué sur celui de Jean-Marie Le Pen, chef du parti d'extrême-droite du Front National, se fondait sur une seule et unique idée, anti-républicaine par principe, mais défendue par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine: la "discrimination positive raciale". Mesure censée en finir avec les discriminations sociales bien réelles que rencontrent nombre de citoyens français d'origine étrangère.
Le plus affligeant réside donc certainement dans le fait qu'elle ait été nommée secrétaire d'Etat
aux droits de l'homme quand ce qui a motivé son entrée au gouvernement était la "cause des noirs", comme elle le rappelle aux blogueurs de Bondy. Ainsi l'humanisme, la conception de l'homme, affranchi des déterminismes "raciaux" ou pseudo-religieux, sont-ils jetés aux orties.
La principale cible des défenseurs des "minorités" et du communautarisme, qui furent pendant longtemps de gauche, est d'ailleurs précisément la Déclaration de 1789, avec sa conception universaliste et citoyenne de l'être humain et du citoyen, prétendues "aveugles" aux différences et donc, par ricochet, racistes. L'homme, dans la vision communatariste comme sarkozienne, est "assigné à résidence ethnique", soit tout le contraire du message porté par la France républicaine -d'ailleurs trahi tant dans les colonies que sous Vichy.
La censure par le Conseil constitutionnel, le 15 novembre 2007, du projet d'instauration de statistiques raciales, pudiquement dénommées "ethniques" mais fondées sur la couleur de la peau, au nom de l'article Ier de la Constitution -stipulant que la République "indivisible [...] assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans disctinction d'origine, de race ou de religion"-, prouve le caractère anti-constitutionnel et anti-républicain de cette vision racialisée de la France, chère à Nicolas Sarkozy et à Rama Yade.
Le fronton du Conseil constitutionnel, dernier rempart contre les entorses continues à la Constitution, dont Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il en modifierait bientôt le préambule, annonce des plus inquiétantes...
Mais pour Mme Yade, on peut penser que la promotion de cette seule mesure prime sur le reste de la politique d'ensemble préparée et menée par la
présidence Sarkozy et son gouvernement. Politique-maketing, "démarchie", comme l'appelait l'économiste Hayek, fragmentation du collectif et défense des particularismes ethniques, voilà ce dont Mme Yade est le symbole. L'absence de culture républicaine de Nicolas Sarkozy faisant le reste, on peut penser qu'elle défendra "sa" cause comme elle l'entend.
D'ailleurs, la censure du Conseil constitutionnel sera contournée, comme l'a annoncé le président de la République lors de sa conférence de presse du 8 janvier 2008. Le préambule de la Constitution, qui contient la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, sera en effet modifié. La notion de "diversité" y sera inscrite, autorisant probablement la mesure d'une "diversité raciale" française, créant des "minorités" en fonction de la couleur de la peau. Ainsi sera posé un jalon pour la "discrimination positive" des dites "minorités ethniques", fragmentant le tissu social et civique en préparant le terrain à une communautarisation par la loi de la population française. La notion de peuple y perdant tout son sens, et avec elle celle de citoyenneté...
Comme le rappelle fermement Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, dans un papier pour Marianne, en date du 5 février 2008, intitulé "La
trahison de la République... par son président", la création d'un comité, dénué de toute légitimité démocratique, chargé de modifier le préambule de la Constitution, n'a rien à voir avec la commission Balladur, mise en place pour réaménager l'organisation des pouvoirs. Il s'agit ni plus ni moins que "de s'attaquer aux fondements de la République tout court, à travers une remise en cause des dispositions constitutionnelles de fond, et non plus des seules règles d'organisation". Pour les raisons évoquées plus haut, la juriste de poser qu'"inscrire le "respect de la diversité" dans le préambule de la Constitution revient à anéantir l'égalité "en droits" proclamée en 1789, et à substituer l'homme situé et déterminé à l'homme libre qui s'auto-détermine", grave régression du point de vue de notre civilisation républicaine fondée sur la dignité, la liberté et la perfectibilité des hommes, égaux devant la loi.
Le 8 novembre 2008, répondant à une question de la journaliste Memona Hintermann, farouche défenseuse de l'égalité républicaine, Nicolas Sarkozy annonçait la modification du préambule de la Constitution pour y introduire la notion vague de "diversité", dont le mot pourrait cacher en fait l'adoption du modèle états-unien -ou indien- de discrimination positive -raciale, ethnique ou tribale.
Puisque le "très-chrétien" Nicolas Sarkozy a récemment parlé de "politique de civilisation" sans qu'on n'en sache plus, une évolution assez claire se dessine: un projet de société dépolitisée et racialisée, où le citoyen sera supplanté par le consommateur et l'homo ethnicus, "croyant" de surcroît. Ce que confirme et condamne encore Anne-Marie Le Pourhiet, sur la forme comme sur le fond et d'un point de vue démocratique: "On a le droit de vouloir changer de civilisation, donc de constitution, en choisissant éventuellement le parti de la réaction, mais on ne peut bouleverser à ce point le contrat social d'un peuple sans qu'il y consente. Jamais, durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a proposé aux Français l'abandon du modèle républicain qu'il n'a, au contraire, pas cessé de vanter. Il n'a donc pas été mandaté pour opérer ce bouleversement et une telle proposition nécessite assurément un référendum constituant".
Or, il est certain que M. Sarkozy ne procédera à aucune consultation populaire sur quelque réforme que ce soit, encore moins relative à un sujet aussi grave. Lequel suppose pourtant un débat national de grande ampleur avec le temps nécessaire au considérable travail de pédagogie qu'implique un tel séisme "civilisationnel". Le fait qu'il ait déjà rejeté le recours au référendum tant sur l'Europe, sur la laïcité que sur les institutions est de très mauvaise augure.
Parce qu'il s'agit bien là d'une rupture avec la civilisation républicaine et le "vivre-ensemble" patiemment, et non sans tragédies, bâtis depuis des siècles...Laissant place à un individualisme et à un chauvinisme chevronnés, à ce "narcissisme des petites différences", qu'il soit pseudo-religieux ou ethno-racial, évoqué en son temps par Freud dans Malaise dans la culture... Rama Yade en est le symbole éclatant, au sein du gouvernement en place...
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Les réponses, fournies par Rama Yade au Bondy Blog, confirment donc le caractère fallacieux de l'"ouverture", qui relève bien du débauchage de personnalités "iconoclastes" et ambitieuses -même si Mme Yade assure s'être "imposée" à Nicolas Sarkozy, il n'en demeure pas moins que c'est lui qui l'a nommée-, selon leur degré de popularité médiatique supposé.
S'il n'y a pas de "solidarité gouvernementale", comme le supposent les articles 20, 49 et 50 de la Constitution, c'est tout simplement parce que les ministres d'"ouverture", sans parler des autres, ne travaillent pas au nom de l'intérêt général du pays, défini pour 5 ans par le peuple lors de l'élection présidentielle du 6 mai 2007. Ils travaillent chacun pour leur "marché politique" propre, d'où les dissensions récurrentes au sein du gouvernement, sans même évoquer la grogne des parlementaires devant lesquel ce dernier est responsable.
Rien de politique là-dedans, si ce n'est un projet de déconstruction des principes philosophiques de la République, déposés dans le préambule de la Constitution.
Car s'agissant de Mme Rama Yade, à moins qu'elle ne désavoue ses propos, il est clair qu'elle travaille pour elle-même d'une part, et pour une cause bien précise d'autre part, celle d'une "minorité de gens de couleur". Catégorie inconstitutionnelle.
Au-delà de l'effondrement de l'éthique politique qui règne aujourd'hui à l'Elysée comme dans les ministères, avec la modification annoncée du préambule de la Constitution, nous allons assister à la méticuleuse destruction des grands principes philosophiques et politiques de la République.
Nommée par le président de la République, selon la pratique discrétionnaire en vigueur, Rama Yade peut compter sur son appui, comme cela a été le cas lors de la venue à Paris du dictateur lybien Kadhafi.
Au-delà, on peut supposer qu'elle peut aussi se réjouir d'une convergence de vue ou d'un aveuglement partagé avec Nicolas Sarkozy -"le plus fort", comme l'écrivait Camus-, s'agissant de l'abolition de la République "une et indivisible" au profit de la consécration juridique du communautarisme et de la "racialisation" de la société française, obtenues en catimini et dans le dos du peuple français.
Ira-ton vers une société divisée en communautés ethno-raciales où l'égalité des droits sera abolie à la faveur d'un système de distribution ou de privation de droits en fonction de la couleur de peau de nos concitoyens? La nuit du 4 août 1789, qui abolit les privilèges, sera-t-elle nulle et non avenue?
La société française deviendra-t-elle une société de plus en plus inégalitaire, où la solidarité nationale sera vidée de son sens mais dans laquelle des micro-élites "racialisées" seront encouragées et affichées pour cacher l'état général du pays et les souffrances sociales de pans entiers de la population -et notamment des personnes issues de l'immigration?
Il faudra suivre attentivement les travaux de cet énième comité discrétionnaire, dans son ambition de bafouer nos principes républicains fondateurs, de manière absolument antidémocratique...
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Vous pouvez signer la pétition en ligne de:
-SOS racisme: "Contre la statistique ethnique"
http://www.fichepasmonpote.com/
Rama Yade
Vidéo envoyée par Bondy_Blog
15 novembre 2007
CONTRE LA POLITIQUE RACIALE, DEFENSE ET ILLUSTRATION DE LA REPUBLIQUE, PAR MALIKA SOREL
C'est aujourd'hui, le jeudi 15 novembre 2007, que le Conseil constitutionnel, examine la loi Hortefeux sur l'immigration et décidera ou non de censurer deux dispositions de cette loi votée le 23 octobre dernier, au regard de leur conformité à la Constitution de la Vième République.
Celle-ci se réfère en son préambule à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui pose en son article 6 que "Tous les citoyens [...] sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre disctinction que celle de leurs vertus et de leurs talents".
La Constitution édicte aussi en son article 1er que "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale", qu'"elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion". Qu'en sera-t-il donc des deux articles examinés aujourd'hui:
-l'article, inspiré par l'amendement Mariani, préconisant le recours encadré à des tests ADN pour contrôler "scientifiquement" la filiation des postulants immigrés au regroupement familial
-l'article autorisant le recours à des statistiques "raciales".
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Comme le rappelle Malika Sorel, dans un livre essentiel, argumenté, fouillé et engagé, en plus d'être très agréable à lire, et sur lequel nous reviendrons, Le puzzle de l'intégration:
"Un seul obstacle se dresse encore sur le parcours de la discrimination positive, qui l'empêche de s'afficher au grand jour en France: c'est la Constitution française".
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Malika Sorel de rappeler que Jacques Chirac, aujourd'hui amené à statuer, comme membre du Conseil constitutionnel, sur les deux articles en question, déclarait en 2004: "La discrimination positive, je n'y suis pas favorable pour une raison simple: c'est que la discrimination positive, c'est le quota".
Se dédira-t-il aujourd'hui?
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Nous l'avons déjà vu, si la France s'engageait sur la voie du recours aux tests ADN, pour une partie des immigrés légaux, ainsi que sur la voie des statistiques "raciales", pour comptabiliser et trier la population française en fonction notamment de "la couleur de la peau", nous changerions dans les faits de régime politique et juridique. Philosophiquement parlant, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen comme la Constitution en vigueur aujourd'hui seraient ipso facto mortes.
La lecture de l'essai de Malika Sorel nous permet d'envisager les dangers, les aberrations, les échecs mais aussi les alternatives républicaines à une telle évolution, contestée dans les pays, comme les Etats-Unis d'Amérique, qui avaient choisi de s'y engager.
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La décision du Conseil constitutionnel engagera donc l'avenir et l'image de la France dans le monde, la pérennité du régime de la res publica ou le passage à la "race-publique", la cohésion nationale, le tissu social, l'unité de la République, la conception politique du peuple, l'égalité entre les citoyens, un "vivre-ensemble" non racialisé, citoyen et humaniste.
Tout cela à l'école, à l'université, dans les entreprises, au travail, donc au quotidien...
Qu'ils le veuillent ou non, aux niveaux strictement juridique comme politique et philosophique, il en va de l'honneur des membres du Conseil constitutionnel de censurer les deux articles de la loi Hortefeux sur l'immigration.
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Vous pouvez signer les pétitions en ligne de:
-SOS racisme: "Contre la statistique ethnique"
http://www.fichepasmonpote.com/
-Sauvons la recherche: "Non au contrôle génétique de l'immigration"
http://petition.etuc.org/spip.php?article3
-Charlie-Hebdo et SOS racisme: "Touche pas à mon ADN"
http://www.touchepasamonadn.com/
Ainsi que la pétition internationale en ligne du:
-Collectif d'historiens: "Non au ministère de l'Immigration et de l'identité nationale"
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Cliquez ici pour lire également:
LE RETOUR DE LA RACE DANS FRANCE DE M. SARKOZY: LE SCANDALE DES STATISTIQUES ETHNIQUES
05 novembre 2007
LE RETOUR DE LA RACE DANS LA FRANCE DE M. SARKOZY: LE SCANDALE DES STATISTIQUES ETHNIQUES
Passé inaperçu, l'article 63 de la loi Hortefeux sur l'immigration, votée récemment avec le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial, introduit le droit à la collecte de statistiques raciales, dites "ethniques", mais en fait fondées sur la "couleur de la peau". Des Français, par le biais de cet amendement traitant de l'immigration, pourront être catégorisés en fonction de leur "race". Sous des prétextes angéliques: "mesurer la diversité" pour lutter contre les discriminations, on passe de la République -de la res publica- à la Race-publique -la rassa publica...
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"L'enregistrement des données ethniques affaiblit l'intégration en confortant le mouvement contraire de régression identitaire des communautés vers leurs origines.
[...]
Nous voici renvoyés à la surveillance généralisée de la France de Vichy, avec ses tickets de rationnement et le Secours national.
L'identitarisme, sous toutes ses manifestations, est bien, par essence, totalitaire."
"Le siècle de Monsieur Pétain".
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La France républicaine n'était pas une coquille vide avant l'élection de M. Sarkozy. ..Elle le devient.
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LES LIMITES DE LA "CHOSE PUBLIQUE":
Pluraliste, diverse parce démocratique, la République posait les principes fondamentaux autorisant et réglant en même temps des débats vifs et interminables sur tous les sujets affectant la vie de la Cité-France.
Les partis politiques, de La ligue communiste révolutionnaire au Front national, la gauche et la droite, les syndicats et la
"société civile", les asscociations, les médias, les chercheurs, les grévistes, les manifestants et pétitionnaires relayaient une pluralité de visions de la société et de la vie en commun, mais dans les limites définies par une Constitution, par des codes juridiques, par des lois et, bien entendu, par une Justice indépendante censée les garantir.
La protection de la vie privée était un impératif catégorique protégeant à la fois la dignité de la personne et la sphère publique.
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C'est ce socle commun, ce cadre, dont la violation était punie, qui est aujourd'hui détruit par le nouveau pouvoir sarkozien.
C'est ainsi que le débat démocratique cessait et s'interrompait lorsque étaient émis des propos racistes ou négationnistes ou encore une violation de la vie privée, condamnés par la loi.
Il en était déjà ainsi de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui prévoyait que:
"la diffamation commise [...] envers une personne ou un groupe de personnes à raison
de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée sera punie d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ou de l'une de ces deux des peines seulement"...
C'est pourquoi la défense de l'officier israélite Alfred Dreyfus, accusé à tort d'espionnage, avait vu se rassembler, à la fin du XIXième siècle, les républicains, les pacifistes et la Ligue des droits de l'homme contre leurs ennemis traditionnels, l'armée, les ultranationalistes, les monarchistes et une partie du clergé notamment.
L'APPARTENANCE RACIALE EST UN MYTHE RACISTE, ANTIREPUBLICAIN, ANTIDEMOCRATIQUE ET ANTIPOLITIQUE:
D'autre part, pour rappel, la Constitution de la Vième République, intégrant en son préambule la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, pose en son article Ier que:
"La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances".
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L'introduction de statistiques raciales par la loi Hortefeux sur l'immigration est donc inconstitutionnelle.
En effet, même si le mot "race" est remplacé par le terme flou d'"ethnique", des questions comme "de quelle origine vous diriez-vous?", "de quelle couleur de peau vous diriez-vous?", posées pour "mesurer" la "diversité" de la population française, sont d'ordre racial et non ethnique.
De telles statistiques mettront à disposition de l'administration des données clairement inconstitutionnelles: l'"origine" mot pour mot et la "couleur de la peau" qui ne relèvent pas de l'ethnie mais de la conception raciste de la race.
La "chose publique" se voit donc parasitée par la chose raciale, la res publica par la "race publique", mettant en danger les libertés fondamentales et la sphère privée en même temps que l'espace public, social, sociétal et politique.
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LA RACE, OBJET STATISTIQUE DES REGIMES POLITIQUES ET JURIDIQUES RACISTES ET TOTALITAIRES:
Le propre des régimes totalitaires, nazi et soviétique, avait été d'abolir la séparation
entre sphère privée et sphère publique, en envahissant le domaine de la famille, de l'intimité, de l'individualité, endoctrinant les enfants et contrôlant les mariages, pratiquant l'eugénisme.
En ce qui concerne le nazisme et ses alliés, tel le régime de Vichy, il s'agissait de transformer la "race" en une affaire politique et juridique, avec les suites que l'on connaît. Le même type de confusion entre la "chose publique" et ce qu'il y a de plus intime, de plus arbitraire en l'homme, la couleur de la peau acquise par le hasard de la naissance, avait marqué la domination administrative des populations colonisées.
C'est ainsi que les recensements dans les colonies intégraient l'appartenance raciale ou religieuse, tout comme sous Vichy, en France métropolitaine, après l'abolition de la République, le recensement des israélites avait préparé leur dénationalisation, leur arrestation et leur déportation.
Des citoyens français se trouvaient privés de leur nationalité et réduits à leur seule "identité" pseudo raciale...
LES STATISTIQUES RACIALES: L'ECHEC REPUBLICAIN DES REGIMES POST-RACISTES:
Les régimes racistes, ségrégationnistes, aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud, étaient fondés sur cette même logique d'une prise en compte légale et juridique des données raciales.
La ségrégation raciale sur le territoire des Etats-Unis d'Amérique, avant l'obtention par les noirs des doits civiques
Mais après l'obtention par les noirs américains des droits civiques, les Etats-Unis décidèrent de continuer à prendre en compte le phénomène racial pour lutter contre le racisme et pour en finir avec les effets sociaux pervers et le retard immense subis par des pans entiers de la population du pays, accumulés durant des siècles. Et ce, au risque de rendre impossible la libération des individus de leur identité purement "raciale". Ce qui était précisément le "rêve" de Martin Luther King...
Motivée par de bonnes intentions, la politique de l'affirmative action, mise en place en 1965, visant à faciliter l'intégration des noirs au "système" américain, a eu pourtant les effets pervers qui découlent forcément de la confusion entre citoyenneté et appartenance raciale. Ils sont d'ailleurs aujourd'hui largement dénoncés, dès lors que l'inégalité entre populations noire et blanche demeure criante.
Recensement des israélites par le régime de Vichy durant l'Occupation nazie en France et reproduction du recensement ethno-racial de 2000 aux Etats-Unis d'Amérique
On pourrait citer quelques exemples de l'échec des politiques "raciales", que le pouvoir sarkozien ferait bien de prendre en compte, alors qu'il préconise aujourd'hui le recours à des statistiques "raciales" -et non "ethniques" comme ils le prétend-, fondées sur la déclaration de la couleur de la peau dans le cadre d'une société française déjà largement fissurée par le phénomène "identitaire":
-enfermement des populations dans leur identité narcissique "raciale":
-racialisation généralisée de la société, des discours politiques, de la culture, populaire et élitiste, de la société de consommation:
-séparation, psychologique, physique, géographique instituée et donc encouragée des populations en fonction de la couleur de la peau, culte du "ghetto" "racialement" homogène:
-développement de micro-élités raciales permettant d'éviter de poser la question générale de la discrimination économique et sociale:
-généralisation du chauvinisme et des racismes au sein des communautés elles-mêmes victimes du racisme:
-concurrence entre les communautés dites "raciales":
-sentiment revanchard des populations blanches ne pouvant bénéficier des politiques d'aides aux "minorités raciales", exploité par les mouvements d'extrême droite:
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LA FAILLITE INTELLECTUELLE FACE AUX ASSAUTS DU MODELE ETATS-UNIEN:
La globalization prend en France les visages des délocalisations, des conglomérats industriels et financiers mondiaux, de la domination dans la culture populaire -musicale, télévisuelle, cinématographique- et dans la technique, de la puissance de la civilisation des Etats-Unis d'Amérique.
Les conséquences en sont multiples et le modèle de société nord-américain est promu à travers tous les canaux ouverts par la société de masse de consommation et de communication. Mais cette promotion nous vend l'image idéale, notamment sur la question raciale, d'une société idyllique où des noirs gagnent de l'argent, sont heureux, vivent comme tous les Occidentaux dans l'opulence et les joies de la consommation et du divertissement. C'est ce mythe puissant qui est devenu le nouvel étalon universel.
Au mépris d'une réalité sociale bien plus contrastée dans laquelle la majorité des noirs est largement abandonnée à ses ghettos et à la misère sociale.
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Les télescopages se cristallisent entre cette "société idéalisée" et la situation sociale française réelle, toujours marquée par des discriminations, notamment xénophobes, mais traditionnellement sociales, lointain héritage d'une société aristocratique et monarchique et follement entichée de l'idée d'égalité tout à la fois.
La société de consommation et d'information de masse, la civilisation de l'image participent depuis des années de la "racialisation" des rapports sociaux, à l'école, dans la musique rap, dans les médias. Le narcissisme ambiant, nouvel avatar de l'individualisme, trouve là un boulevard aux satisfactions de ses exigences nombrilistes.
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La force de frappe des publications anglo-saxonnes en matière de recherche universitaire, l'effondrement du
de l'URSS et la caricature du marxisme, la décrédibilisation de toute référence à la révolution, le recul constant de l'histoire politique au profit d'une histoire sociétale, le procès de la République, de la laïcité mécomprise et de toute pensée universaliste, la repentance dans des champs historiens hyper-spécialisés, le développement et la traduction des études post-modernes, cultural studies, subaltern studies, ethnic studies, la fin des Humanités en Europe, la victoire du multiculturalisme dans tout le champ intellectuel et éducatif; toutes ces évolutions témoignent en fait d'une réalité: la pensée française, européenne, républicaine en tous cas, est en net recul face à un libertaro-libéralisme qui encourage une domination capitaliste désormais planétaire.
Créer des catégories "raciales" dans la population permet de diviser les victimes du néo-capitalisme mondialisé, d'"acheter à peu de frais la paix sociale". Les pseudo "progressistes" de tous poils, de gauche comme de droite, ne s'intéressent plus aux questions de justice sociale, encore moins d'intégration civique et citoyenne. Qu'ils le veuillent ou non, leur projet n'implique que le renforcement d'un système global injuste en y intégrant les dites "minorités raciales, religieuses, sexuelles" et j'en passe...
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Les petits élèves français ne connaissent plus les fondamentaux de la culture républicaine requise pour vivre en bonne entente et pour devenir des citoyens. Des années après, les meilleurs de ces élèves qui intègrent des grandes écoles françaises aujourd'hui mondialisées, cèdent souvent aux sirènes du comparatisme, avec comme nouvel étalon, l'idéal anglo-saxon accolé à une méconnaissance cruelle de l'histoire française et des principes républicains fondamentaux. Les télescopages peuvent donc se multiplier a volo:
-identification de la situation des immigrés d'Afrique du Nord et d'Afrique sub-saharienne, arrivés en France depuis les années 60, avec celle des noirs états-uniens, anciens esclaves, ségrégués juridiquement pendant des siècles et ce, depuis la fondation du pays
-identification naïve et spécieuse des "ghettos" états-uniens aux Zones à Urbaniser par Priorité (Z.UP.) françaises, dont les histoires et constitutions respectives sont radicalement différentes -pour les premiers, il s'agit de territoires délaissés par les classes moyennes ou aisées et abandonnés par l'Etat alors que pour les secondes, il s'agit au contraire d'un bâti contruit ex nihilo, précisément par la volonté politique de répondre aux diverses crises du logement de l'après-guerre...
-croyance dans l'immédiateté du phénomène d'intégration et méconnaissance du temps long et de la complexité pluri-factorielle de celui-ci
-mystification de la politique de l'affirmative action opposée à l'universalisme prétendu "aveugle" de la république française
-interprétation française erronée de la "discrimination positive", sur critères raciaux, comme une politique sociale égalitaire, alors qu'elle est précisément élitiste du point de vue social
-croyance démiurgique de nombreux chercheurs dans la transposition en France de modèles politiques radicalement différents, issus d'histoires singulières
-indifférence et remise en cause des principes républicains et juridiques au nom d'une efficacité sociale renouvelée
-confusion entre les sciences sociales et la science politique, entre citoyenneté et "identité", entre "religion" et politique, entre principes juridiques et constats sociologiques, le tout au détriment des savoirs juridiques fondamentaux.
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Alors qu'un minimum de culture historienne devrait nous alerter sur les dangers de l'utilisation scientifique puis administrative de la notion de "race" -les colonies, Vichy-, alors qu'une connaissance minimale des dérives présentes dans la société française -montée des revendications identitaires, communautaires, affrontements au grand jour entre "noirs" et "juifs" autoproclamés, création de ligues de défense juives ou de groupuscules radicaux noirs, montée de l'islamisme politique, mode des insultes racistes jusque dans les écoles maternelles-, alors qu'un regard sincère sur les conséquences perverses aux Etats-Unis de la politique de favorisation des "minorités raciales"; alors que toutes ces réalités devraient nous prémunir contre la voie de la "race-publique", c'est l'inverse qui se produit.
Tout se passe comme si M. Sarkozy, en laissant voter une loi sur l'immigration autorisant des statistiques raciales, donnait enfin raison aux organisations communautaristes et aux défenseurs patentés des dites "minorités", se revendiquant bien souvent de gauche...
La rupture avec la république se poursuit donc à grandes enjambées, sur
des sujets hautement sensibles.
N'oublions pas le souci des autorités républicaines françaises, après les horreurs de la Seconde guerre mondiale et les crimes de Vichy, de "déracialiser" les papiers d'identité administratifs. N'oublions pas que c'est pour cela que la Carte nationale d'identité ne peut pas mentionner en France ni la race, ni la religion, ni l'ADN...
Tout cela n'a rien à voir avec un prétendu "tabou" ou encore un "aveuglement" supposés. Il s'agit d'un choix de civilisation, et rien de moins.
A vouloir lutter contre les discriminations en en instaurant de nouvelles, en créant de nouveaux
privilèges -au sens des privilèges abolis lors de la Révolution française-, à ne pas résister aux mirages de la société de consommation et d'information de masse comme à la civilisation de l'image, à ne pas réaffirmer un principe de laïcité garantissant le strict respect de la sphère privée comme la neutralité du domaine public, la présidence Sarkozy entame une dérive grave, dont les retombées sociales n'apparaîtront peut-être que dans des années voire des décennies... Entre-temps nous serons passés de la "res publica", de la République, à la "race-publique".
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Vous pouvez signer la pétition en ligne de:
-SOS racisme: "Contre la statistique ethnique"
http://www.fichepasmonpote.com/
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Cliquez ici pour lire également:
LE TEMOIGNAGE PASSIONNANT DE MEMONA HINTERMANN
UNE COMMUNAUTARISTE SECRETAIRE D'ETAT AUX DROITS DE L'HOMME?
PAS D'ETHNIES EN REPUBLIQUE M. SARKOZY!
23 octobre 2007
RACISME, ADN, VICHY: M. SARKOZY OU L'AFFAIBLISSEMENT CONTINU DE LA VOIX DE LA FRANCE DANS LE MONDE
Atlantisme maladroit, rupture avec la position de Jacques Chirac contre la catastrophique guerre en Irak menée par l'administration Bush, menaces de guerre avec l'Iran par le nouveau ministre des Affaires étrangères, propos germanophobes divers et variés et mépris affiché envers l'Allemagne, mots d'une brutalité toute coloniale sur l'"homme africain" et, aujourd'hui, des tests ADN instaurant un contrôle et un tri sélectif policier pseudo-scientifique pour les immigrants dans le cadre du regroupement familial: l'image et la voix de la France dans le monde vont s'affaiblissant...
"La France, hier soldat de Dieu,
aujourd'hui soldat de l'Humanité,
sera toujours
le soldat de l'Idéal".
le 11 novembre 1918.
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LES TESTS ADN, MESURE VYCHISTE SELON LE NEW YORK TIMES:
Selon le Figaro du 22 octobre 2007, c'est d'outre-Atlantique qu'une condamnation sans
appel de la politique d'immigration voulue par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, M. Sarkozy, est tombée. Un édito du New York Times, à juste titre intitulé "Bigoterie pseudo-scientifique en France" qualifiait, le 21 octobre 2007, la dernière loi sur l'immigration du gouvernement Fillon, et surtout son amendement ADN, de "loi hideuse".
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L'auteur de se fendre d'un rappel historique banal mais terrifiant à l'adresse de M. Sarkozy: "des notions
pseudo-scientifiques de lignée pure ont été introduites avec des conséquences tragiques, sous l’occupation par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy". Cette filiation avec Vichy, que se refuse à admettre la "nouvelle droite" au pouvoir, est ici clairement établie. M. Sarkozy, nous rappelle le New York Times, a bâti sa victoire électorale en reprenant tel quel le discours raciste sur l'immigration de Jean-Marie Le Pen.
Il a, depuis, instauré un ministère de l'identité nationale et de l'immigration, décidé de remplacer une "immigration subie" par une "immigration choisie". Il cautionne désormais l'introduction de la filiation par le sang et de son contrôle par des tests ADN dans une énième loi sur l'immigration.
Comment dans ce contexte, ne pas faire preuve d'un minimum de mémoire historienne? Comment ne pas voir l'affinité du principe d'un fichage ADN banalisé avec la mise en place des fichiers juifs par Vichy? Si cette mémoire semble faire défaut au nouveau pouvoir, ce n'est manifestement pas le cas à New-York.
Le contrôle policier, fondé sur des fichiers administratifs à catégories pseudo-scientifiques discriminantes, première étape d'une politique d'exclusion et, s'agissant des juifs sous l'Occupation, de la déportation et de l'extermination
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Le journaliste du New York Times de trancher sentencieusement mais très justement:
"Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d'Etat. Qu'il agisse en tant que tel".
Si les conseillers tout-puissants du président veulent bien prendre en compte sérieusement cet édito, il tombe à point nommé. Parce que la France est en train de se brouiller avec le monde arabo-musulman, l'Allemagne et l'Afrique. Son image dans le monde n'a de cesse de se dégrader à l'étranger depuis l'élection de M. Sarkozy.
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LA GUERRE PLUTOT QUE LA DIPLOMATIE, SARKOZY PLUS BUSHISTE QUE BUSH:
M. Sarkozy, prompt à rompre avec l'héritage de la diplomatie gaullienne, s'est fait de
façon outrancière, l'ami de Georges Bush. Son incapacité à critiquer sur le fond la guerre en Irak, les propos guerriers de son ministre des Affaire étrangères, M. Kouchner, tenus à l'encontre de l'Iran, le 16 octobre 2007, la signature du protocole de Londres qui signifie un recul de la langue française dans le domaine de la science: toutes ces évolutions sont les preuves d'une méconnaissance ou d'un abandon volontaire de la philosophie et des principes qui orientaient jusque là la diplomatie française:
-défense de l'indépendance de la France et de son rayonnement culturel, non alignement sur une grande puissance
-multilatéralisme, volonté de porter la voix des pays pauvres et aide au développement
-soutien réaliste aux Etats existants pour éviter les guerres civiles, ethno-religieuses notamment
-aide aux Palestiniens dans le respect de la sécurité d'Israël et tissage de relations de proximité avec le monde arabo-musulman afin d'éviter tout risque de "choc des civilisations"
-diplomatie fondée sur la raison et le réalisme plutôt que sur une idéologie, sur le dialogue et les négociations plutôt que sur la force etc.
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Vidéo envoyée par lefigaro
Le 16 octobre 2007, le ministre des Affaires étrangères nommé par M. Sarkozy annonce que la France doit se préparer à la guerre contre l'Iran, sur la radio et la télévision françaises... Au plus grand étonnement des Etats-Unis eux-mêmes!
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Dans le contexte mondial contemporain, marqué par la montée de la haine de l'Occident identifié à
l'hégémonie militaire et techno-culturelle des Etats-Unis d'Amérique, par la puissance d'un terrorisme islamiste globalisé et par la croissance des inégalités, l'abandon par la France de tous ses principes traditionnels semble être de mauvais augure.
De toute façon, la voix de la France est brouillée et son impopularité grandissante dans le monde.
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LA BROUILLE AVEC L'ALLEMAGNE ET L'INSULTE FAITE A ANGELA MERKEL:
Non content de s'afficher depuis des années comme l'ami de l'administration Bush, au risque
d'exposer le pays à une haine grandissante dans le monde arabo-musulman, non content d'avoir insulté l'Allemagne pendant sa campagne, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait qualifié, en septembre 2007, en plein conseil des ministres, la chancelière allemande de "femme de l'Est". Ses conseillers aggravaient son cas en précisant qu'"une femme de l'Est n'a pas spontanément de proximité affective avec la France, contrairement aux Rhénans". Affirmation méprisante, teintée d'un déterminisme géographique frôlant le racisme.
Le tout dans un constexte européen tendu du fait du déficit record de la France, de l'arrogance d'un Sarkozy s'attribuant la libération des infirmières bulgares etc.
Tout cela au risque de faire exploser ce qu'on appelle le "couple francà-allemand", moteur de l'Europe pacifiée et fruit des longs efforts initiés par de Gaulle et Adenauer pour enterrer la hâche de guerre sanglante des "ennemis héréditaires"...
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QUAND M. SARKOZY INSULTE LES AFRICAINS:
Discours raciste de sarko à dakar - 26 juillet 2007
Vidéo envoyée par henneji
Le 26 juillet 2007, M. Sarkozy avait tenu un discours à l'université de Dakar, véhiculant les pires des stéréotypes
colonialistes racistes.
N'allait-il pas jusqu'à parler de "la souffrance de l'homme noir"? Notion étrange, sauf à parler également de "l'homme blanc" ou de "l'homme jaune", dans la tradition racialiste naïve et redoutable à la fois des deux derniers siècles.
N'allait-il pas jusqu'à déclarer: "Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez rentré dans l'histoire. Le paysan africain [...] ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles". Vision anachronique, ethnocentriste et historiquement fallacieuse.
Pire encore, le président de la République française de trancher lapidairement: "jamais l'homme [noir] ne s'élance vers l'avenir.
Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin"! 
Quelle méconnaissance de l'Afrique, de la mobilité et des dynamiques d'un continent dont l'histoire a été et demeure si complexe! Quelle vision archaïque et méprisante de peuples dont la France se ferait l'honneur de les considérer enfin comme ses partenaires égaux... Alors que les entreprises françaises continuent à bénéficier d'implantations pérennes comme d'un pré carré militaire hérité de la colonisation en Afrique...
Travaux forcés dans la Côte d'Ivoire, colonie française, ici la construction d'une route
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Un monument aux morts de la guerre 14-18, morts non pas pour la patrie, mais pour "la liberté du monde", aux Ormes-sur-Voulzie
A la suite du Clemenceau de la fin de la Première guerre mondiale, on peut donc se demander de qui la France de M. Sarkozy est-elle aujourd'hui le soldat! "De Dieu", elle avait été, "de l'Humanité" elle était, "de l'Idéal" elle aurait dû toujours demeurer...
Or pour le New York Times, la France de M. Sarkozy se fait l'héritière de Vichy, s'agissant de l'Allemagne, elle renoue avec une germanophobie très inquiétante, à propos de l'Afrique, elle remet en scelle les stéréotypes racistes qui ont en partie marqué le colonialisme, enfin, pour le monde, et par la voix de Bernard Kouchner, elle s'aligne sur un soit-disant atlantisme qui n'est en fait qu'une vision néo-conservatrice de la géopolitique, déjà périmée, aux Etats-Unis mêmes...
Non content d'avoir enterré de Gaulle dans son propre camp politique, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président scelle la mort de toute la singularité de la voix de cette moyenne puissance qu'était devenue la France et qu'évoquait Clemenceau en son temps... Affaiblie par la perte de son empire et ses défaites lors des guerres mondiales, la France s'était dotée d'un "grand logos", d'un message autour de principes clairs, défendant, au moins rhétoriquement, le multilatéralisme et le message des droits de l'homme... C'en est fini.
Et une France privée de parole, raillée ou brouillée avec ses traditionnels alliés et amis, défigurée par une politique contestée de par le monde, n'a plus grand-chose à apporter au monde. Si ce n'est à continuer de vendre des armes ou du nucléaire...
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Vous pouvez signer les pétitions en ligne de:
-Sauvons la recherche: "Non au contrôle génétique de l'immigration"
http://petition.etuc.org/spip.php?article3
-Charlie-Hebdo et SOS racisme: "Touche pas à mon ADN"
http://www.touchepasamonadn.com/
Ainsi que la pétition internationale en ligne du:
-Collectif d'historiens: "Non au ministère de l'Immigration et de l'identité nationale"
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Cliquez ici pour lire également:
LES TESTS ADN OU LA DEFIGURATION DE LA FRANCE
QUAND LE GOUVERNEMENT NOMME PAR M. SARKOZY DECLARE LA GUERRE AU FRANCAIS
LA DISPARITION DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE, UN ENJEU DE CIVILISATION
ETES-VOUS ANTI-ALLEMAND M. SARKOZY?
SARKOZY ET LA HONTE DE LA FRANCE; DE GAULLE ET L'ORGUEIL DE LA FRANCE
LA FRANCE "ARROGANTE" SELON SARKOZY, PUNIE PAR BUSH
14 octobre 2007
LES TESTS ADN OU LA DEFIGURATION DE DE LA FRANCE
Si les tests ADN préconisés par l'amendement Mariani de la nouvelle loi sur l'immigration du gouvernement Fillon, dont Mme Amara et M. Kouchner font partie et sont solidaires, si ces tests ADN réservés à des immigrés ne sont pas retirés, il en sera fini de la tradition d'accueil de la France, du lien historique qui lie ce pays aux Droits de l'homme et du citoyen, et qu'il avait donnés à l'Humanité. La voix de la France dans le monde sera durablement affaiblie. Ses pays amis se détourneront d'elles. Sa tradition républicaine, son héritage humaniste, chrétien, catholique, gréco-romain, philosophique et son ouverture au monde, sa culture cosmopolite seront morts sous la présidence de M. Sarkozy.
ALEXANDRE DUMAS
"Que demande-t-on à un jeune homme
à Paris? De parler à peu près sa langue,
d'être habillé convenablement, d'être beau
joueur et de payer en or. Il va sans dire
qu'on est moins difficile encore pour
un étranger que pour un Parisien".
"Le Comte de Monte-Cristo"
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L'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République M. Sarkozy, normalement voix de la France
dans le monde et garant des institutions comme de la Constitution -laquelle comprend dans son prémabule la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789-, ne s'est toujours pas prononcé pour ou contre la suppression de l'amendement Mariani. Disposition comprise dans la nouvelle loi sur l'immigration ouvrant la possibilité d'un tri sélectif des immigrés, fondé sur leur patrimoine génétique, sur leur ADN.
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Nous avons déjà vu auparavant que le nouveau pouvoir bafouait la Constitution de la Vième République dans les domaines de la justice, de la distribution et de l'équilibre des pouvoirs, du rôle des partis politiques, du fonctionnement des institutions démocratiques etc.
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Nous avons vu aussi que M. Sarkozy, sous couvert de rassembler "toutes les droites" et de capter les voix des électeurs
du Front national, il avait en fait inauguré une profonde rupture entre la droite et la culture politique républicaine. Après avoir repris le discours de Jean-Marie Le Pen, chef d'un parti jusque là tenu hors du "cercle républicain", M. Sarkozy préside à des projets gouvernementaux et à des lois qui mettent en oeuvre sa vision raciste et xénophobe du monde.
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Créant un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" dans la droite ligne du régime
antirépublicain de Vichy, fustigeant "l'immigration subie" dans la la vieille tradition du nationalisme intégral de l'extrême-droite française, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, M. Sarkozy, s'il ne s'exprimait pas sur ces tests ADN, porterait la lourde responsabilité d'avoir, comme d'autres avant lui, défiguré la France aux yeux du monde. Après avoir bafoué les institutions, la Constitution, on déchirerait les droits de l'homme? On tournerait ce faisant le dos à l'ouverture propre à la culture et à l'art français!
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Car la France, sa littérature comme sa peinture en témoignent emblématiquement est aussi un pays d'accueil, car Paris, sa capitale est une des
villes les plus cosmopolites d'Europe, car le droit du sol, constamment discuté, est tout de même l'honneur de la France et a permis de produire une communauté humaine plurielle, réunie autour de principes fondateurs communs. Parce que cette capacité d'accueil a fait naître une littérature riche, ouverte à toutes les cultures, curieuse et marquée du sceau de la diversité. Au XIXième siècle, Alexandre Dumas, lui-même métis, a décrit Paris, Marseille ouverte sur l'Orient et cette France accueillante... Aurait-il pu imaginer Vichy, et, aujourd'hui, les tests ADN?
Pourrait-il même écrire, lui qui avait connu en son temps déjà la xénophobie de certains, dans ce pays qui perd son honneur quand ses dirigeants basculent dans le racisme, veulent mettre la science au service de la police et mettent en oeuvre des politiques inhumaines?
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Même s'il est de notoriété publique que la culture n'intéresse pas l'ancien avocat d'affaires,
maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, M. Sarkozy, on s'autorisera à lui conseiller de commencer à lire et de là, à penser. De débuter pourquoi pas, avec Alexandre Dumas et son "Comte de Monte-Cristo", lequel explique quelque part à une esclave grecque le principe du droit du sol, en des mots très simples:
"-Haydée, reprit le comte,
tu sais que nous sommes
en France, et par conséquent,
que tu es libre".
On écrira plus chose pareille dans la France de M. Sarkozy... Comme en tant d'autres périodes de notre histoire...
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Vous pouvez signer les pétitions en ligne de:
-Sauvons la recherche: "Non au contrôle génétique de l'immigration"
http://petition.etuc.org/spip.php?article3
-Charlie-Hebdo et SOS racisme: "Touche pas à mon ADN"
http://www.touchepasamonadn.com/
Ainsi que la pétition internationale en ligne du:
-Collectif d'historiens: "Non au ministère de l'Immigration et de l'identité nationale"
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Cliquez ici pour lire également:
QUAND LE PREMIER MINISTRE DE M. SARKOZY NOUS RAPPELLE AU BON SOUVENIR DE M. LE PEN
LA SELECTION DES IMMIGRES A L'ADN: L'ODIEUSE TENTATION SCIENTISTE
09 octobre 2007
FADELA AMARA, VOUS ETES VOUS AUSSI REPONSABLE DU PROJET DE LOI SUR L'IMMIGRATION, AMENDEMENT ADN COMPRIS
Mme Amara, Secrétaire d'Etat à la politique de la Ville a donc poussé un "coup de
gueule" sincère, le 8 octobre 2007, contre la mise en place de tests ADN pour certains étrangers, estimant "dégueulasse d'instrumentaliser l'immigration".
Mais la triste vérité est qu'en tant que membre du gouvernement Fillon, Mme Amara partage la responsabilité collective de toutes les réformes engagées par ce même gouvernement. Et ce devant le Parlement, la représentation nationale, le peuple français, les étrangers en cause et in fine l'histoire.
LA POLEMIQUE DE FADELA AMARA.
Vidéo envoyée par jamservant1
La déclaration de Mme Amara et les réactions intéressées de quelques uns...
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A moins de changer la Constitution de la Vième République, le principe de la solidarité gouvernementale est toujours en vigueur, stipulant que tous les membres du gouvernement sont solidaires et responsables collectivement de la politique conduite sous la houlette du Premier ministre :
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.art. 39 : "Les projets de loi sont délibérés en Conseil des ministres".
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.art. 49 : "Le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure".
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.art. 50 : "Lorsque l’Assemblée nationale adopte une motion de censure ou lorsqu’elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du gouvernement, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement".
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Le Conseil des ministres: solidarité et responsabilité collectives
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Tous les "coups de gueule du monde" n'y changeront rien... Tant que Mme Amara est membre du gouvernement Fillon, elle est co-responsable des projets de loi -et des éventuels amendements, même d'origine parlementaire qui y sont adjoints- votés par le Parlement. Ainsi de la dernière loi sur l'immigration. La politique, contrairement à ce que fait croire M. Sarkozy, est une affaire collective, et non un jeu égoïste et personnel. La tartufferie de l'ouverture sarkozienne commence à faire des victimes collatérales...
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A défaut de démission, engageons Mme Amara à signer prestement, en tant que citoyenne autonome et fidèle à ses convictions, les pétitions suivantes:
-Sauvons la recherche: "Non au contrôle génétique de l'immigration"
http://petition.etuc.org/spip.php?article3
-Charlie-Hebdo et SOS racisme: "Touche pas à mon ADN"
http://www.touchepasamonadn.com/
Ainsi que la pétition internationale en ligne du:
-Collectif d'historiens: "Non au ministère de l'Immigration et de l'identité nationale"
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Cliquez ici pour lire également:
QUAND LE PREMIER MINISTRE DE M. SARKOZY NOUS RAPPELLE AU BON SOUVENIR DES EUPHEMISMES DE M. LE PEN
LA SELECTION DES IMMIGRES A L'ADN: L'ODIEUSE TENTATION SCIENTISTE
LA FAILLITE MORALE DES MINISTRES D'OUVERTURE, FRUIT DE LA TARTUFFERIE SARKOZIENNE DE L'"OUVERTURE"



















































