04 mars 2009
UNIVERSITES EN GREVE LE 5 MARS 2009
20 février 2009
JOUEZ AU CLASSEMENT DE "SANDALES" DANS LES FACES DE PECRESSE ET DE SARKOZY POUR SOUTENIR VOTRE UNIVERSITE
Cliquez sur l'image et jouez !
17 février 2009
UN PRESIDENT INCULTE A QUI LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS RELISENT LA PRINCESSE DE CLEVES...
Nicolas Sarkozy s'en prend à la princesse de Clèves
Vidéo envoyée par rue89
L'inculte président de la République, mauvais élève à l'école puis à l'Assemblée nationale a, à deux reprises, indiqué combien il méprisait le classique de Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves, d'abord en tant que ministre puis même en tant que Président...
« L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur 'La Princesse de Clèves'. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de 'La Princesse de Clèves'… Imaginez un peu le spectacle ! » : voilà ce qu'il assénait en 2006.
Pareillement en 2008, le Président de la "politique de civilisation" ironisait sur la lecture de ce chef-d'oeuvre, dont son opposante Ségolène Royal a évidemment pris soin de faire dans son dernier livre l'une de ses lectures favorites...
Des enseignants-chercheurs, aujourd'hui menacés par le pouvoir et résistant dans la rue ont décidé de lui mâcher le traval en l'invitant à une lecture publique de cet ouvrage.
Une lecture de la Princesse de Clèves pour Sarkozy
Vidéo envoyée par liberation
Est-il venu? Bien entendu non... Hélas trop souvent, recul des Humanités signifie recul de l'humanisme : tel est le cas dans la France de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine.
15 février 2009
PETITION POUR LA DEMISSION DE XAVIER DARCOS MINISTRE NOMME PAR NICOLAS SARKOZY A L'EDUCATION NATIONALE
À Xavier Darcos,
Citoyen, futur ancien Ministre de la République
Monsieur,
Le 12 février, sur la radio RMC, vous avez déclaré ceci :
| Il n’y a « aucune raison aujourd’hui objectivement [de repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, comme le demande le bureau de la Conférence des Présidents d’Universités]. D’ailleurs, on me dit "les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela" ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi , n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur . Je définis les concours dont j’ai besoin . Je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai . Après, chacun nous suit, ou pas. » |
Ces propos sont inadmissibles.
Votre indifférence proclamée envers les demandes formulées par le bureau de la Conférence des Présidents des Universités, par la Coordination Nationale des Universités, par des conseils d’administration, des étudiants, des enseignants et des enseignants-chercheurs, des associations d’universitaires, des syndicats, des parents d’élèves est inadmissible.
Le cynisme avec lequel vous avouez ouvertement que peu vous importe qu’il y ait ou non au sein du service public des préparations aux concours de recrutement des enseignants du service public est inadmissible.
Cette porte grande ouverte aux préparations par des organismes privés à ces mêmes concours est inadmissible.
Surtout, il est inadmissible que vous prétendiez être le recruteur, inadmissible que vous asséniez neuf fois en quelques phrases l’idée que c’est vous qui recrutez, vous qui définissez, vous qui avez besoin, et que ces concours sont les vôtres.
Monsieur, ces propos sont ceux d’un chef d’entreprise. Ils relèvent d’une logique qui est celle du privé. Mais vous n’êtes pas chef d’entreprise, l’école n’est pas une société par actions dont vous seriez le président-directeur général. Vous êtes vous-même au service du recruteur et de l’employeur, qui ne coïncide pas avec votre personne, aussi remarquable puisse-t-elle être : le recruteur et l’employeur, c’est l’Éducation Nationale, c’est l’école de la République, c’est l’école de tous les citoyens, de tous les contribuables, de tous les électeurs, de tous les parents d’élèves, de tous les habitants de ce pays. Vous n’êtes pas doté des pleins pouvoirs. Vous êtes au service des citoyens de ce pays, vous êtes au service de la France.
Monsieur, ces propos vous disqualifient et vous déshonorent. Ils revèlent une confiscation de la res publica, de la chose publique, par un individu. Ils révèlent que vous vous considérez comme le dépositaire unique de la légitimité, dans un domaine qui relève de la volonté populaire. Ils révèlent que vous confondez votre position actuelle de Ministre avec un pouvoir que personne n’a le droit de vous contester, un pouvoir absolu. Vos propos rappellent, Monsieur, le basculement de la démocratie vers une personnalisation tyrannique du pouvoir dont l’histoire a donné maints exemples. Ils sont inacceptables pour tout républicain authentique, de Jules Ferry au Général de Gaulle.
Vous ne tenez votre légitimité de Ministre, Monsieur, que de l’expression de la volonté populaire. La volonté populaire ne vous a pas donné mandat de détruire au nom de la république un système fondé sur les valeurs de la république.
Nous vous accusons, Monsieur, d’indignité républicaine. L’école n’est pas votre propriété. Par vos propos, vous vous êtes montré inapte à assumer vos responsabilités républicaines et le mandat qui vous a été confié par le peuple français. Vous avez révélé que vous méprisiez et ne compreniez pas l’essence même de votre fonction de Ministre.
En tant que citoyens, électeurs, contribuables, parents d’élèves, habitants de ce pays, nous ne reconnaissons plus la légitimité morale et républicaine de la position que vous occupez.
Nous exigeons votre démission.
Signez la pétition ici:
http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article43
02 février 2009
UNIVERSITES EN GREVE
19 novembre 2008
GREVE DEMAIN DANS L'EDUCATION NATIONALE
21 octobre 2008
MOBILISATION CONTRE LES SUPPRESSIONS DE POSTE DANS L'EDUCATION NATIONALE : 80.000 MANIFESTANTS
Alors que, face à la crise financière, les grands médias français ont salué un prétendu "retour de l'Etat" en France, les 80.000 manifestants du 19 octobre 2008, contre les dizaines de milliers de postes dans l'école de la République, prouvent bien que c'est le peuple qui résiste à la mise à mort sarkozyste de l'Etat, et certainement pas la presse...
Les lycéens avaient déjà manifesté le 10 avril 2008, avec pour réponse de Nicolas Sarkozy, une simple et implacable fin de non-revevoir... Les enseignants et fonctionnaires s'étaient mis en grève, le 15 mai dernier, en vain... Surdité de ces gens qui n'aiment pas le service public...
15 mai 2008
GREVE DES ENSEIGNANTS ET DES FONCTIONNAIRES CE 15 MAI 2008 CONTRE LA POLITIQUE DE SARKOZY
25 avril 2008
MESSAGE DE NICOLAS SARKOZY AUX LYCEENS EN GREVE: FIN DE NON-RECEVOIR
En substance, le président de la République, Nicolas Sarkozy a opposé, lors de son entretien télévisé du 24 avril 2008, une fin de non-recevoir aux revendications des lycéens - en grève depuis des semaines dans la France entière - , tout comme aux inquiétudes des parents d'élèves, de leurs parents et des personnels de l'Education nationale.
Les manifestations lycéennes pour le maintien des postes dans l'Education nationale secouent la France entière: l'Elysée reste sourd.
Les 11 000 suppressions de postes - ou non renouvellement - auront bien lieu:.
Education : Sarkozy maintient le cap
Vidéo envoyée par ZappeurLePost
Malgré la surdité gouvernementale et élyséenne, le mouvement s'élargira aux écoles primaires puisque cinq fédérations de l''éducation appellent à faire grève le 15 mai 2008, pour protester contre la politique de restriction budgétaire et la politique éducative du gouvernement.
11 avril 2008
LES LYCEENS AU SECOURS DE L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE SACRIFIEE SUR L'AUTEL DE LA POLITIQUE ULTRA-LIBERALE DE NICOLAS SARKOZY
Lors de ses voeux télévisés pour 2008, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, Nicolas Sarkozy, annonçait aux Français la mise en branle d'une "politique de civilisation"... Au printemps 2008, on apprenait la suppression de 11000 postes d'enseignants dans l'Education nationale. Est-ce là l'amorce de cette fameuse ou fumeuse "politique de civilisation"? Ayant mené une politique économique désastreuse dès les premiers mois de sa présidence, n'ayant pas su anticiper la crise économique mondiale, arguant des déficits qu'il a lui-même gravement creusés en gaspillant 15 milliards d'euros par an, avant tout au bénéfice des Français les plus favorisés, Nicolas Sarkozy annonce enfin la couleur en mettant en place son véritable programme, à savoir la destruction des services publics et de l'Etat, et, en premier lieu, après la fragilisation du service public de la Santé, la saignée du service public le plus éminent, fondement même de l'édification d'une civilisation républicaine et citoyenne, à savoir l'Education nationale...
DENIS DIDEROT
"Instruire une nation, c'est aussi la civiliser."
.
.
Plan d'une université, "De l'instruction".
.
.
Nicolas Sarkozy, élu président de la République, a parlé, lui ou ses conseillers, c'est pareil, de tout: des sectes, de la Shoah, de Dieu, de la France chrétienne, de son divorce puis de son mariage...
Il annonçait avec une grandoliquence presque risible et au risque de susciter la perplexité de la France entière, la mise en chantier d'une "politique de civilisation", comparable à la Renaissance... Rien que ça! Lui, le président de l'argent, de la vulgarité, du mépris pour les institutions et le peuple, de la traque aux étrangers se comparait implictement aux grands humanistes, penseurs, scientifiques et artistes de la Renaissance...
Ne comprenant peut-être même pas lui-même ce qu'il lisait ce soir-là sur son prompteur
depuis son bureau du palais de l'Elysée, il envoyait son "conseiller spécial", Henri Guaino, l'auteur du discours de Dakar insultant les Africains, expliquer aux médias en quoi consiterait cette "politique de civilisation".
M. Guaino, bien en peine, d'expliquer au Figaro magazine, le samedi 12 février 2008, de quoi il en ressortait, de déclamer, dans un entretien pompeusement intitulé "Ce qu'est notre politique de civilisation":
"L'autorité, la vie, l'identité, l'école participent de cette politique de civilisation au service d'une nouvelle Renaissance."
Devant tant de bonnes intentions personne n'applaudit pourtant... Et pour cause. Il ne s'agissait une fois de plus que de concepts creux, sans aucun contenu, complètement contradictoires avec la politique menée par le président Sarkozy.
Car au-delà des discours à répétition, la véritable politique menée par la nouvelle droite, inscrite dans son programme idéologique, n'a que faire de l'école. La destruction de l'Etat providence, la remise en cause des acquis sociaux de l'après-guerre, la liquidation de la fonction publique passent évidemment par la précarisation de l'Education nationale, du service public de l'enseignement. Institution fondatrice de la République à laquelle le gouvernement a décidé de s'attaquer en priorité.
La réduction des dépenses publiques, quand on dépense sans compter pour les plus riches ou pour des programmes économiques voués à l'échec et incapables de relancer l'économie, signifie d'abord, en ce printemps 2008, une fragilisation brutale de l'école de la République, à travers ses enseignants.
Ainsi dès le 23 août 2008, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos avait annoncé, alors que cette institution est en crise depuis des années, que le manque de personnel s'y fait criant, que des classes surchargées condamnent nombre d'élèves à l'échec, que plus de 11 000 postes de l'Education nationale seraient supprimés à la rentrée 2008. Collèges et lycées seraient privés de près de 9 500 enseigants à cette même rentrée...
Manifestations de lycées contre la supression de 11 000 postes de l'Education nationale à la rentrée 2008, le 3 avril dernier
Le 10 avril 2008, près de 40 000 personnes ont donc manifesté à Paris, c'est la 5e fois en quinze jours. Lycéens, professeurs et parents d'élèves, personnels de l'Education nationale ont réclamé le maintien des postes à la rentrée prochaine.
Le désarroi de la jeunesse, notamment dans les classes moyennes et les quartiers populaires ne saurait laisser indifférent un gouvernement qui, en menant une politique idéologiquement déterminée à mettre en charpie les services publics, risque de mettre à mal le lien social et civique, d'obscursir un peu plus les perspectives d'avenir de la jeunesse.
Le mal-être de la jeunesse française de 2008, dans une société économiquement et socialement de plus en plus injuste et inquiétante s'exprime, devra tôt ou tard être entendu. Et le gouvernement devrait se réjouir que des lycéens manifestent pour sauver ce qui était l'école de la République, malgré tous ses défauts...
Devant l'ampleur des manifestations, les arguments fallacieux ont évidemment fusé, le plus malhonnête étant celui, froidement comptable et mensonger, de la démographie. Il y aurait moins d'élèves: il faudra moins de professeurs. Or:
la bonne démographie française indique que de nombreux élèves des écoles maternelles et primaires arriveront tôt ou tard au collège puis au lycée
les suppressions de postes affecteront inégalement les collèges et lycées sur le territoire, là où des classes sont déjà surchargées
le gouvernement a admis ce fait puisqu'il propose aux professeurs de faire des heures supplémentaires pour pallier aux manques d'effectifs qui résulteront logiquement de cette politique
nombre d'options et d'activités qui permettaient aux élèves d'enrichir leur parcours scolaire et leur culture personnelle, voire pour nombre d'entre eux de choisir une orientation future - le sport, les activités artitistiques et culturelles, les langues vivantes ou encore la maîtrise intelligente des nouvelles technologies - passeront à la trappe
la qualité de l'enseignement, déjà mise à mal dans nombre d'établissements, se dégradera encore un peu plus
les défis de la mondialisation et les nouveaux besoins qui surgiront sur le nouveau marché du travail ne seront pas relevés et une partie de la jeunesse y parviendra déqualifiée
les inégalités dues à ce que Bourdieu appelait le "capital culturel" se creuseront un peu plus, les élèves ayant un milieu familial à haut niveau culturel ou financier, sans parler des relations dans le monde de l'entreprise seront encore un peu plus privilégiés etc.
Pour toutes ces raisons, la jeunesse a raison de manifester, ce qui, contrairement au discours que nous assène le ministre de l'Education nationale qui aimerait que l'on identifiât le mouvement à la minorité des casseurs, est un acte citoyen.
Dans la société du "travailler plus pour gagner plus", non seulement on ne gagne rien mais on y perd beaucoup... A commencer par les services publics et, en l'occurence, l'école...
_________
Une fois de plus, les envolées lyriques sur la "politique de civilisation", sur l'autorité ou le travail ne sont que des écrans de fumée pour dissimuler le projet très concret de démantèlement de l'Etat et des services publics qui sont censés garantir l'unité de la République. Dans une perspective purement économique, l'Education nationale, l'école en général, devraient aussi avoir pour mission de fournir aux élèves un enseignement de qualité adapté aux besoins émergents en Occident - désormais fondés sur l'innovation, l'inventivité et la diversité.
Quant au beau projet de la Renaissance, des Lumières puis de l'école républicaine pour tous, qui, comme l'écrivait avant l'heure Diderot, revêtait une dimension civilisationnelle, il est définitivement mort dans la France de Nicolas Sarkozy.
Les dégâts à long terme d'une "politique" d'épuration de la fonction publique, sans aucune contre-partie préalable, "politique" sur laquelle un pays aussi libéral que le Royaume-Uni est lui-même revenu, seront incalculables.
M. Sarkozy n'aurait jamais dû parler de "civilisation", il en ignore manifestement tout et entraîne la jeunesse, et avec elle le pays, dans une période de régression inouïe.
Désavoué dans les sondages et dans les urnes, lors des dernières élections municipales, qui ont vu la gauche remporter une victoire étonnante seulement quelques mois après l'élection présidentielle, le président bling bling pense désormais avoir les mains libres. Espérons que le peuple français saura lui montrer que tel n'est pas le cas.
La gauche, victorieuse lors des élections municipales de mars 2008, est donc majoritaire dans le pays, au niveau local. Après cette déconvenue magistrale, le président de la République semble vouloir accélérer son train de réformes ultra-libérales, dans le mépris le plus absolu de la démocratie élective. Les collectivités locales, dont les compétences ont beaucoup progressé, sont déjà dans la ligne de mire de l'Elysée. Pourront-elles fournir un contre-poids à la politique de casse sociale et républicaine menée au niveau national? Le jeu, tout difficile qu'il sera, en vaut la chandelle. Toutes les possibilités de résistance à des politiques iniques devront être envisagées, qu'elles soient politiques, administratives ou même juridiques....
















