Leçons républicaines à l'attention de M. Sarkozy

"La République pour ceux qui l'ont oubliée et pour M. Sarkozy". Ou comment la nouvelle droite met en danger notre héritage commun : la République. [Ce blog n'engage que mes seules opinions personnelles, au titre de la liberté d'expression.]

16 septembre 2008

SARKOZY LANCE LA TRAQUE AUX CHOMEURS ET POURSUIT LA DESTRUCTION DE L'ETAT-PROVIDENCE REPUBLICAIN

Après "deux offres raisonnables d'emploi", les chômeurs seront donc sanctionnés durement, leurs allocations pouvant être suspendues pendant deux mois, ce qui risque de les faire basculer de la recherche d'emploi à l'exclusion complète des mécanismes de solidarité nationaux et républicains, inscrits dans la tradition républicaine française... La République et l'Etat-Providence, issus de la Révolution française puis de la Libération sont en voie de disparition en France, alors que le capitalisme financier ne cesse de détruire des emplois...

PREAMBULE DE LA CONSTITUTION DE 1958 (Préambule de la Constitution de 1946)

-alinéa 11: "[...] Tout individu qui, en raison [...] de la situation économique,

se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit

d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence."

La_Constitution_de_la_Ve_R_publique_d_chir_eConstitution de 1958

"Préambule".

La Constitution de 1958, voulue par le général de Gaulle et Michel Debré, surtout au vu des événements qui la justifiaient aux yeux de ses auteurs, à savoir la guerre d'Algérie et l'instabilité gouvernementale de la IVe, se devait d'indiquer clairement sa filiation dans l'hitoire de la République comme dans son moment fondateur : la Révolution française.

D'où l'intégration dans son  préambule d'une part de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 etProgramme_CNR d'autre part du préambule de la Constitution de 1946, à savoir de la IVe République, lequel énonçait les droits sociaux imprescriptibles garantis à la Libération.

Parmi ces droits, qui ont donc toujours "valeur constitutionnelle", outre le droit de grève, aujourd'hui remis en cause par la politique sarkozienne, figurait bien évidemment le principe de l'allocation aux chômeurs, en son alinéa 11.

Et ce pour diverses raisons: "âge", "état physique ou mental" et, plus intéressant encore : au vu de la "situation économique".

Le grand principe de solidarité nationale énoncé à l'alinéa 10: "la Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement" annonce clairement l'alinéa 11 et l'idée qu'il faille aider concrèttement les personnes privées de travail.

On pourrait objecter ici qu'il ne s'agit que de principes circonstanciels, liés à la fin de la Seconde guerre mondiale ou encore à la nécessité d'encourager la reformation de la famille et la natalité.

Or, le chômage est d'abord une réalité consubstantielle de la société industrielle et de l'apparition du salariat. Il faudra tout de même la volonté politique pour la reconnaissance du statut de chômeur et de droits spécifiques attachés à ce statut... Comme en témoigne non sans humour Le chômeur de Clochemerle, de Jean Boyer, avec Fernandel.

Le Chômeur De Clochemerle
Vidéo envoyée par Lesblancspauvres

Constitution_de_la_IVe_R_publiqueEn outre, ce texte de 1946 s'enchâsse nettement dans la tradition républicaine mais aussi dans l'héritage de la révolution française.

C'est ainsi que l'on trouvait dès la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, jamaisD_claration_des_droits_de_l_homme_et_du_citoyen_de_1793 appliquée, la question sociale. En son article 21, on pouvait y lire que "les secours publics sont une dette sacrée" et que "la société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler".

C'est donc bien du principe républicain de solidarité qu'il s'agit, et non d'un vague aménagement social lié à des événements particuliers et limités. Sans quoi celui-ci, s'agissant de la question des "sans-travail", n'eût jamais été constitutionnalisé.

Or, comme sur les questions de la Santé, de la laïcité ou de l'Education, la politique de Nicolas Sarkozy tourne une fois encore le dos à tout cet héritage fondamental qui garantissait l'unité de la République et du peuple qu'elle régissait.

SDFLe projet de mettre à la rue, en les privant de toute subsistance, les chômeurs qui refuseraient deux "offres raisonnables d'emploi", ruine dans leur fondement les principes de liberté du travail  et de solidarité nationale.

D'un point de vue politique, son aspect stalinien apparaît dès lors que, pour survivre, les Agence_nationale_pour_l_emploiayant-droit au chômage seront contraints par la nécessité d'accepter plus ou moins n'importe quel travail, au bon vouloir de l'administration.

D'un point de vue économique, il s'inscrit dans la politique économique générale et catastrophique du gouvernement : à savoir la précarisation du travail et l'alignement vers le bas de l'ensemble des entrants sur le marché de l'emploi.

En période de faible croissance, de destruction des instruments publics d'éducation et de formation, on ne peut que s'inquiéter de ce que le travail qualifié, seul à même de muscler l'économie française dans la mondialisation, reculera encore. On notera d'ailleurs que le principe des heures supplémentaires, application du credo sarkozien du "travaillez plus pour gagner plus" allait déjà dans le sens de cette régression.

D'un point de vue humaniste, on ne peut que rester sans voix...

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Une fois encore se mêlent au sommet de l'Etat inculture républicaine, mesures anti-sociales et incompétence économique.

On peut craindre que la destruction de l'Etat-Providence comme de la Solidarité nationale - lesquels sont redéployés et repensés ou redécouverts de par le monde, jusqu'aux Etats-Unis d'Amérique - n'amènent que malheur, injustice et inefficacité économique pour les individus comme pour le pays.

Si l'alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946, partie intégrante et exécutoire de notre Constitution justifiait l'aide aux "sans-travail" au motif d'une "situation économique" dégradée, on pourra noter que non seulement le gouvernement est responsable de l'état lamentable des finances et de l'économie française mais aussi d'une des plus grandes régressions sociales s'agissant du chômage.

Livrer les chômeurs à la vindicte populaire s'inscrit de plus dans la stratégie sarkozienne de division du peuple français : entre immigrés "choisis" et "immigrés subis", entre étrangers et Français, entre jeunes et adultes, entre élèves, parents d'élèves et enseignants, entre croyants et non-croyants, entre catholiques et autres ou encore entre riches et pauvres.

Le principe d'unité de la République ne veut malheureusement plus rien dire lorsque la solidarité nationale n'existe plus. Le président de la République, comme l'avait dit récemment Manuel Valls à propos de l'accueil sarkozien du pape, non seulement "dénature sa fonction" mais ne "veille" plus "au respect de la Constitution", comme l'y oblige normalement l'article 5 de celle-ci...

13 mai 2008

LE RSA DE MARTIN HIRSCH : QUAND LES PAUVRES PAYENT POUR LES PAUVRES

L'annonce du financement du RSA (Revenu de Solidarité Active) par des fonds repris aux travailleurs - notamment les plus modestes -, via la prime pour l'emploi, a l'avantage de mettre un terme aux tergiversations stériles sur la réalité de la politique dite d'ouverture du président Nicolas Sarkozy. Le président, le gouvernement et la majorité UMP mènent bien une politique en faveur des plus riches du pays, au détriment des plus pauvres.

NAPOLEON

"Que l'on frappe les plus riches,

c'est une nécessité de guerre,

mais les pauves, c'est une infamie."

Napol_on_a_dit_de_Lucien_RegenbogenNapoléon en 1796,

in Lucien Regenbagen,

Napoléon a dit.

Injustice sociale et rhétorique compassionnelle sont deux des mamelles du sarkozysme. Elu sur une campagne faisant la part belle à "la France qui souffre", citant Jaurès, Nicolas Sarkozy a proféré un nombre incalculable de mensonges. Il a annoncé une ribambelle de promesses qu'il ne tiendrait pas, notamment à l'adresse des ouvriers, des petits retraités, durablement perdus par la gauche et des pauvres, qu'il s'agissait de charmer et d'amener aux urnes.

Logo_Emma_sL'ouverture-imposture menée par le président Nicolas Sarkozy, consistant à intégrer dans un Martin_Hirschgouvernement des individualités labellisées "à gauche", a également été l'un des ressorts de cette fausse posture favorable aux plus démunis des Français.

Dans ce dispositif, Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs France, tient une place-clef. Nommé haut-commissaire aux Solidarités actives (sic), il était censé réaliser le Revenu de Solidarité Active (RSA), qui permettrait aux titulaires du Revenu Minimum d'Insertion (RMI), crée par la gauche sous François Mitterrand, de ne pas perdre cette allocation à leur retour sur le marché du travail.

S_gol_ne_Royal_sur_le_toit_du_PSIdée reprise par Nicolas Sarkozy à la gauche, notamment à la candidate socialiste Ségolène Royal, ce projet requiert pourtant, pour ne pas venir nourrir le flot de promesses non tenues, un financement public conséquent.

Or, comme nous l'avons vu, cette "ouverture" à des individualités ou à des idées "de gauche" Ministres_sans_fronti_re_politiquen'existe pas. La politique menée par le gouvernement étant radicalement de droite, notamment en ce qui concerne la redistribution des richesses, avec une politique fiscale favorable aux plus fortunés.

C'est ainsi que l'une des premières réformes réalisée sous la présidence Sarkozy a été le "paquet fiscal", consacrant 15 milliards d'euros par an, notamment en cadeaux fiscaux aux foyers les plus riches de France. Au lieu du choc de croissance promis par cette mesure, on a assisté à l'aggravation d'un déficit public déjà abyssal.

D_ficit_budg_taire_fran_ais

Le déficit budgétaire de la France a été aggravé dans des proportions inouïes par les premières mesures de la présidence Sarkozy. Notamment par le "paquet fiscal" qui coûtera 15 millards d'euros par an à la France, sans relancer la croissance et au bénéfice des plus riches.

D'où cette triste réalité: le financement du RSA, destiné aux personnes pauvres retrouvant un emploi, après avoir été réduit de moitié (de 3 à 1,5 milliards d'euros), sera finalement supporté par les travailleurs pauvres eux-mêmes. C'est sur la Prime pour l'Emploi (PPE), qui concerne 1 foyer sur 4 dans le pays, dont 8,6 millions ne touchent en moyenne que 460 euros par an.

Les travailleurs touchant à peine plus que le Salaire Minimum seront donc privés de leur prime pour l'emploi. Telle était l'annonce du président de la République, lors de son entretien-fleuve du 24 avril 2008.

RSA : Sarko lâche du lest
Vidéo envoyée par Ptite_Mule

D'où les réactions justifiées de l'opposition à ce keynésianisme à l'envers, dans lequel les pauvres payent pour les plus pauvres, tandis que les foyers les plus riches sont de plus en plus exonérés d'impôts. Keynésianisme à l'envers qui ruine d'ailleurs le concept républicain de "solidarité nationale"...

Hausse_des_prix_et_baisse_du_pouvoir_d_achat

Hausse des prix: une question centrale pour les Français en 2008

Alors que les prix s'envolent - denrées alimentaires de première nécessité, logement, essence etc. -, alors que nombre de travailleurs pauvres se retrouvent à la rue, alors que la pauvreté augmente, alors que les classes moyennes sont en voie de déclassement, alors que les inégalités n'ont jamais été aussi criantes, alors que la Santé devient payante, parler d'immoralité politique est un euphémisme.

Le RSA de Sarko : réaction de Bayrou
Vidéo envoyée par Ptite_Mule

François Bayrou, ancien candidat centriste à la présidentielle dénonce le fait de "faire payer la solidarité par ceux qui ont moins et de ne pas mettre du tout à contribution ceux qui ont plus", ce qui n'est rien de moins que le renoncement à la notion républicaine de "solidarité nationale".

Ségolène Royal sur France Inter
Vidéo envoyée par E-LN

Ségolène Royal, au début d'un réquisitoire impitoyable de l'entretien télévisé de Nicolas Sarkozy, le 25 avril 2008, dénonce le nouveau financement du RSA: "il nous a dit qu'il allait financer le RSA par la suppression de la prime pour l'emploi, c'est-à-dire 4 millions de travailleurs modestes vont voir leur pouvoir d'achat va baisser". Mme Royal a également estimé qu'il faisait de "la redistribution entre les précaires et entre les gens modestes au lieu de reprendre aux gens les plus riches pour rendre aux plus pauvres".

Mais, preuve de l'inexistence d'une réelle ouverture aux idées de la gauche, le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, s'est publiquement félicité de ce mode de financement qui précarisera encore plus les travailleurs déjà pauvres.

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Une question au moins devrait avoir trouvé une réponse, à savoir l’existence ou non d’une politique d’ouverture en France. La réponse est évidemment non.

Les ministres soi-disant de sensibilité de gauche participent et sont solidaires d’une politique impitoyable pour les plus pauvres et favorable comme jamais aux plus riches.

Le keynésianisme à l’envers mis en place en faveur des classes les plus aisées, avec un paquet fiscal de 15 milliards dont une grande part iront engraisser les comptes bancaires déjà pleins des classes rentières et spéculatrices de France, à savoir celles qui ne consomment pas, n’aura que des effets dévastateurs sur le budget du pays.

Le plus choquant vient de ce que cette politique économique qui marche sur la tête, défendue par la ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, d’une irresponsabilité et d’une médiocrité reconnues internationalement, cette politique inefficace et inique sera supportée par les travailleurs déjà pauvres, ou en voie de le devenir. Ceux-là mêmes qui subissent déjà de plein fouet la destruction des services publics, normalement universels, la privatisation en cours des services publics de la Santé, de la Justice et de l'Education, la fragilisation des familles etc.

Au-delà, pour reprendre les mots d’un Napoléon Bonaparte pas encore empereur, en cette période de crise, ce seront les pauvres qui seront frappés. Ce qui signifie rien de moins que la ruine de ce pilier du pacte républicain qu’est la solidarité nationale, censée garantir la cohésion nationale.

Il est donc du devoir de toutes les oppositions à Nicolas Sarkozy de dénoncer sans relâche l’immoralité de cette politique comme son caractère antinomique de toute notre culture républicaine.

A moins de se satisfaire de la perspective d’un pays sans croissance, à la traîne économique, mais constitué de classes de plus en plus riches et de masses de plus en plus pauvres, comme c'est le cas malheureusement de nombre des pays du Tiers-monde.

27 janvier 2008

LETTRE OUVERTE A NICOLAS SARKOZY POUR LA SUSPENSION DES FRANCHISES MEDICALES

Outre l'immoralité du principe qui régit la mise en place des franchises médicales, outre la remise en cause radicale de la notion de Santé solidaire que celui-ci entraîne: à savoir "les malades payent pour les malades", le fait que les malades chroniques -diabétiques, personnes atteintes du sida, du cancer etc.- n'en soient pas exonérés a déclenché de multiples grèves des soins. Des hommes ou des femmes dont la santé est déjà fragile, refusent de continuer à se soigner pour protester contre les franchises médicales... L'indifférence du pouvoir en place, de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot et bien entendu du président de la République, Nicolas Sarkozy, est atterrante... Le Nouvel Observateur a mis en ligne une lettre ouverte à ce dernier, envoyée le 25 janvier 2008 par le collectif "Chroniques Associés"... Y répondra-t-il?

Franchise, grève des soins Bruno-Pascal Chevalier
Vidéo envoyée par HumaWebTV

Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida et en grève de soins pour protester contre les franchises médicales et proclamer sa solidarité avec tous les malades qui devront désormais payer... Il a écrit au président de la République. Cliquez ici pour suivre son action: http://grevedesoins.fr/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1

"Monsieur le Président,

Depuis plusieurs semaines maintenant, des hommes et des femmes atteints de maladies chroniques ont entrepris une grève des soins, mettant ainsi leur vie en danger, d’autres observent une grève de la faim : ceci pour protester contre les franchises médicales instaurées par une loi et attirer votre attention. Se priver de soins peut les mener immédiatement à la mort.

Leur nombre augmente chaque jour et leur engagement trouve un écho dans l’opinion qui déplore de les voir mettre leurs vies en péril pour combattre à leur façon, dangereuse répétons-le, une décision publique qui reste incompréhensible. Dans les jours qui viennent, au fur et à mesure que nos concitoyens vont recevoir leurs décomptes mensuels de remboursement de l’Assurance maladie, l’application des franchises que vous avez instituées va leur apparaître de façon très concrète et douloureuse. Cela venant s’ajouter à l’achat de médicaments et produits pharmaceutiques, désormais non remboursés, pourtant essentiels et indispensables qui de surcroît subissent régulièrement des augmentations, accroissant toujours plus le reste à charge des personnes.

Vous dites qu’il s’agit d’honorer un engagement de campagne. Certes, mais vous aviez aussi promis que l’Allocation aux adultes handicapés serait revalorisée de 25 % d’ici 2012. Nous attendions donc une augmentation de 5 % au 1er janvier 2008 et c’est seulement une revalorisation de 1% qui s’applique à cette date. Vos engagements de campagne s’appliquent donc avec célérité quand il s’agit de remettre en cause les fondements d’une solidarité construite par nos compatriotes qui se sont battus pour cela tout au long du XXème siècle. Mais qu’en est-il de la concrétisation de votre engagement à redonner aux personnes malades et en situation de handicap un revenu décent (l’Allocation aux adultes handicapés est un des minima sociaux qui a perdu en dix ans 30 % de son pouvoir d’achat) ?

Vous dites aussi que les franchises sont là pour responsabiliser les malades. Peut être lorsqu’ils ont le choix ! Mais pour les patients que nous représentons, il n’y a pas de choix possible, à l’exemple d’un greffé qui devra prendre des médicaments antirejet à vie. La responsabilité n’a rien à voir là dedans. Dans ce cas, il n’y a pas d’autre choix que de s’astreindre à consommer entre dix et vingt boîtes de médicaments dans le mois. Ce sont ainsi des dizaines d’euros de franchise qu’il faut prélever sur une pension d’invalidité ou sur une Allocation aux adultes handicapés, dont nous vous rappelons que cette dernière atteint péniblement 628,10 € par mois !

Vous dites encore qu’il s’agit de financer de légitimes combats contre la maladie d’Alzheimer, contre le cancer ou pour améliorer les soins palliatifs. Il n’y a pas de doute sur la nécessité de dégager des moyens supplémentaires pour cela. Mais vous le savez bien, les franchises ne sont pas des recettes, ce sont des « non - dépenses ». Et celles-ci ne sont pas prises en compte par les mutuelles complémentaires comme le stipulent, entre autre, les modalités d’application des contrats dits « responsables ».

Vous dites aussi que le premier semestre de l’année 2008 doit voir s’ouvrir un grand débat sur le financement de la santé. C’est en effet indispensable. De nombreuses solutions ont été émises. Par l’Inspection générale des affaires sociales, par le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie ou par le Président de la Cour des Comptes pour citer les plus constructives. Les organisations de la société civile sont bien conscientes de la nécessité de refonder le pacte social de santé afin de sauvegarder un système de prise en charge qui cède de partout. Discutons donc rapidement de ces solutions, tout comme nous discutons depuis plusieurs semaines des missions de l’hôpital de demain ou de l’organisation des soins de premiers secours. Il y a d’ailleurs une grande contradiction à conduire ces exercices sans ouvrir en même temps le débat sur le financement que vous avez pourtant promis pour le premier semestre 2008.

Vous avez fait le choix d’imposer dès le 1er janvier 2008 les franchises de la discorde, touchant ainsi au fondement de notre civilisation française : la solidarité de tous face à l’attaque la plus dure, celle de la maladie qui prive certains de nos concitoyens de l’existence sociale légitime de tout être humain dans une économie développée. Vous avez pensé que cette rupture-là était souhaitée. Pourtant, les responsables associatifs signataires de ce courrier et qui échangent, sur le terrain, avec les sénateurs ou les députés de votre majorité n’en trouvent guère pour approuver cette mesure. D’ailleurs, ils étaient peu nombreux à siéger à l’Assemblée nationale ou au Sénat lors de son adoption.

Le 31 décembre dernier, en adressant vos vœux aux français, vous proposiez comme horizon la recherche d’une nouvelle politique de civilisation.

Agissant sur le terrain, au plus près des hommes et des femmes affectés par la maladie et qui font eux aussi acte de solidarité pour aider ceux qui partagent leur destin face à la maladie, nous ne voyons pas en quoi ces franchises inaugurent une nouvelle politique de civilisation. Avec ceux qui sont engagés dans une grève des soins ou dans une grève de la faim, même si nous sommes troublés par le recours à ces actions ultimes, nous osons déclarer que notre société n’a pas besoin d’une nouvelle politique de civilisation en matière de solidarité face à la maladie. Encore moins si cette nouvelle politique de civilisation entend défaire le pacte national de solidarité face aux aléas collectifs ou individuels les plus graves.

Après avoir échangé en vain avec le gouvernement et les parlementaires, nous vous lançons, Monsieur le Président de la République, un appel direct et franc pour que les franchises soient suspendues et discutées dans le cadre du grand débat sur le financement de la santé que vous avez promis.

Confiants dans votre écoute, nous vous adressons, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Les Chroniques associés :

Michel BLIAUT,Président de la NAFSEP
Jean LAFOND, Président de Vaincre la Mucoviscidose
Bruno SPIRE, Président de AIDES
Régis VOLLE,Président de la FNAIR
Damien DUBOIS,Président de Jeunes Solidarité Cancer

Les associations partenaires des Chroniques associés :

Sophie Le PALLEC, Présidente d’Amalyste.
Tiago DOUWENS PRATS,Président de Keratos"

Affiche_contre_les_franchises_m_dicales

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Vous pouvez lire l'appel et signer la pétition en ligne de:

-professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social,

représentants des usagers ou usagers du système de santé:

"Contre la franchise Sarkozy"

http://www.appelcontrelafranchise.org/index.php

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Cliquez ici pour lire également:

UNE MALADE DU CANCER TEMOIGNE : LES FRANCHISES MEDICALES DETRUIRONT LA SECURITE SOCIALE, M. SARKOZY

HIPPOCRATE ASSASSINE PAR SARKOZY EN PLEIN PARIS, LES FRANCHISES MEDICALES OU LA DESTRUCTION DE LA SECURITE SOCIALE

LA SANTE DEVIENT PAYANTE EN FRANCE, PAR LA GRACE D’UN GOUVERNEMENT D’OUVERTURE

ECOUTEZ UN AMI AMERICAIN, M. SARKOZY, NE BRADEZ PAS LA SECURITE SOCIALE !

LA SOLIDARITE, UN DEVOIR SACRE, PAS UN FARDEAU M. SARKOZY

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16 décembre 2007

UNE MALADE DU CANCER TEMOIGNE: LES FRANCHISES MEDICALES DETRUIRONT LA SECURITE SOCIALE, M. SARKOZY

La lettre qui suit a été écrite par une personne atteinte d'un cancer, publiée sur Rue89 et adressée àRoselyne_Bachelot Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, qui pilote la mise en place des franchises médicales, rompant avec la couverture maladie universelle et détruisant de facto la Sécurité sociale. Cette mesure touchera les plus faibles revenus -mais pas les ultra-pauvres bénéficiant de la CMU- et notamment les personnes âgées très médicalisées et les personnes atteintes de lourdes maladies chroniques voire mortelles, comme les malades du cancer et du sida... Et comme bien d'autres.

Un véritable scandale historique, sanitaire, social et humanitaire, dans un pays où 15 milliards d'euros seront offerts en déduction fiscale aux foyers les plus riches de France, et ce chaque année...

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Le premier des droits de l'homme
Vidéo envoyée par article33 

"Le premier des Droits de l'homme, c'est le droit de la victime" (sic), déclarait l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine le 20 août 2007, mais alors qu'en sera-t-il des victimes de sa politique, comme les malades de longue durée, du cancer, du sida et autres... Compassionnel et injustice sociale, tels sont les maîtres-mots de la (non)pensée sarkozienne, répugnante et immorale...

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La lira-t-elle? Le président de la République, M. Sarkozy, y sera-t-il sensible, lui qui est si prompt à défendre les "opprimés" et les "victimes"?

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Franchises_m_dicales__coupables_d__tre_malades


"Avec mes deux cancers, je suis le trou de la Sécu à moi seule Madame la Ministre,

Vous trouverez ci-joint mon chèque de 50 euros pour la franchise médicale de 2008 que vous venez de faire voter.

Vous avez raison, il faut responsabiliser les malades comme moi, qui consomment beaucoup de médicaments, de soins et de transports sanitaires.

Moi par exemple, avec mes deux cancers, un dans chaque sein, je suis le trou de la Sécu à moi toute seule, je pèse lourd à la collectivité. Et puis 50 euros, qu'est-ce que c'est...

A peine le prix d'une paire de chaussures chez André, (pas chez Nike), pour ma fille de 17 ans.

Et puis, avec mes 50 % de revenus en indemnités journalières durant mes six chimiothérapies et mes sept semaines de rayons, avec mes mille euros par mois de revenus de remplacement (encore le trou de la Sécu), 50 euros, ce n'est rien. Ou alors juste cinq mois de redevance d'une télévision publique pleine de publicités que je regarde à peine.

Ou un petit plein de frigo malbouffe chez Lidl, pour tenir disons, trois jours à deux personnes devant la dite télé taxée. 50 euros chez moi c'est ça.

Et puis dans la foulée, comme j'ai perdu mon CDD grâce à mes cancers, et que j'ai ré-intégré péniblement les chiffres des Assedic ce mois-ci, je verrai bien une petite franchise Unedic aussi, pour me responsabiliser sur le fait d'être chômeuse à 50 ans.

Parce qu'en plus d'être pauvre et malade, je suis chômeuse, et vieille. Je viens d'avoir 50 ans. Sur le marché du travail, c'est trop vieux, sur celui de la retraite c'est bien trop jeune... alors taxez-moi entre deux eaux. En plus, vous savez quoi? On a découvert mes cancers alors que j'en avais 49, donc jeune, ce n'était pas prévu dans le protocole de dépistage qui ne commence qu'à 50 ans. Alors j'ai payé ma mammographie qui sauve des vies -enfin la mienne- de ma poche : 110 euros.

Heureusement, après un an de traitement, et au lendemain de mon 50e anniversaire, la Sécu qui fait bien son boulot m'a adressé une gentille lettre timbrée à 0,53 euro pour que j'aille me faire dépister gratuitement (dans un bus Sécu sur un parking). J'étais chauve, brûlée, fauchée, malade, mais la Sécu se préoccupait de me dépister sans me faire bourse délier.

Elle est bien cette Sécu. Efficace et qui ne manque pas d'humour.

Au fait, j'ai consommé tellement de médicaments prescrits par des experts au cours des dix derniers mois qu'il m'en restait deux sacs pleins que je viens de rendre au pharmacien du coin. Pharmacien qui je crois se porte économiquement très bien, lui.

Tout comme les laboratoires pharmaceutiques qui l'alimentent et délivrent les boîtes en format industriel, boîtes pleines, neuves, rendues au pharmacien prospère. Mais eux font tourner l'économie, alors que moi, simple malade, je ne suis qu'une plaie sociale, responsabilisez-moi.

Notez : j'ai toutefois gardé les tranquillisants au cas où je devrais faire de l'auto-euthanasie, sur le dos de la sécu.

Donc, Madame, prenez mes 50 euros de malade sur-consommant et donnez-les à la cause Alzheimer. Moi j'ai l'impression que je n'aurai pas le temps d'y aller, sur cette maladie-là, parce que j'ai déjà toutes les autres tares sociales et sanitaires, alors pensez, comment pourrais-je tenir jusque l'Alzheimer ?

Mais je crois au collectif, à la solidarité. Alors soit, que mes 50 euros de rente annuelle de votre franchise médicale servent la cause commune. C'est comme ça que j'entends la politique et la solidarité, bien sûr.

Non c'est vrai, vous avez raison, culpabiliser et responsabiliser les malades, les pauvres, les chômeurs, c'est vraiment une bonne idée. On gêne et on coûte: de vrais parasites. D'un point de vue idéologique, sociologique, politique, intellectuel même, c'est mieux une société de riches jeunes, bien portants et actifs qu'une société de pauvres, malades et vieux, inutiles. Votre stratégie relève donc des meilleurs objectifs possibles pour le meilleur des mondes. Nul doute.

Sanitairement et solidairement vôtre,

Carte_de_r_sistance_contre_la_marchandisation_de_la_sant_

Sylvie dr

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Post Scriptum. J'ai adoré sur votre site du Ministère cette campagne d'octobre: "J'ai un cancer du sein, et après?" Après, c'est 50 euros quand même, par an, dites-leur, aux femmes.

En toute franchise".

La_sant__n_est_pas_une_marchandise

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Venez signer en masse cette pétition sur le lien suivant:

http://www.appelcontrelafranchise.org/signer.php

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Cliquez ici pour lire également:

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HIPPOCRATE ASSASSINE PAR SARKOZY EN PLEIN PARIS, LES FRANCHISES MEDICALES OU LA DESTRUCTION DE LA SECURITE SOCIALE

LA SANTE DEVIENT PAYANTE EN FRANCE, PAR LA GRACE D’UN GOUVERNEMENT D’OUVERTURE

ECOUTEZ UN AMI AMERICAIN, M. SARKOZY, NE BRADEZ PAS LA SECURITE SOCIALE !

LA SOLIDARITE, UN DEVOIR SACRE, PAS UN FARDEAU M. SARKOZY

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22 novembre 2007

HIPPOCRATE ASSASSINE PAR SARKOZY EN PLEIN PARIS, LES FRANCHISES MEDICALES OU LA MORT DE LA SECURITE SOCIALE

Le Sénat a finalement approuvé, le 15 novembre 2007, le vote de la majorité UMP à l'Assemblée nationale, instaurant des franchises médicales. Le démantèlement du système français de Santé solidaire, la privatisation de la Sécurité sociale et in fine la marchandisation de la Santé sont donc en bonne marche, conformément aux voeux de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, M. Sarkozy.

HIPPOCRATEHippocrate

"Je jure [...] que je remplirai [...] le serment et l'engagement

suivant: [...] Je dirigerai le régime des malades à leur

avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je

m'abstientrai de tout mal et de toute injustice. [...]

Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité

des malades, me préservant de tout méfait volontaire ou corrupteur [...]".

Serment d'Hippocrate,

460-370 av. J.-C.

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Le système français de santé solidaire est mort en France, le 15 novembre 2007.

L'instauration de franchises médicales, votée par le Parlement, inaugure, en effet, le démantèlement d'un principe de solidarité qui faisait honneur à la France et permettait aux Français de se situer parmi les populations à l'espérance de vie moyenne la plus élevée du monde.

Car au coeur de la Sécurité sociale universelle siègeait le principe selon lequel chacun cotisait en fonction de ses moyens et recevait selon ses besoins en terme de soins. Principe long à mettre en oeuvre mais qui, une fois acquis, aura toujours été ardemment défendu.

Le_combat_pour_la_s_curit__sociale

Défense de la Sécurité sociale ici par le syndicat C.G.T.

Pour rappel, c'est en 1945 qu'avaient été posées les fondations de la Sécurité sociale, dans le contexte europén d'affirmation de l'Etat-providence. Il s'agissait d'étendre, de généraliser, d'universaliser le principe de l'assurance-maladie, permettant au plus grand nombre d'accéder aux meilleurs soins. L'ordonnance du 4 octobre 1945 en posait les principes fondateurs:

"La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l'incertitude du lendemain, de cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d'infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d'eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment, la menace de la misère".

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"La sécurité sociale appelle l'aménagement d'une vaste organisation nationale d'entraide obligatoire ".

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"Le but final à atteindre est la réalisation d'un plan qui couvre l'ensemble de la population du pays contre l'ensemble des facteurs d'insécurité".

D_claration_des_droits_de_l_homme_et_du_citoyen_de_1793

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L'originalité française et républicaine, par rapport aux autres Etat-providences européens, c'est que ces principes s'inscrivaient dans une filiation assez claire avec la Révolution française et avec les principes universels défendus par la IIIe République -notamment sur l'école.

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Il faut évoquer ici la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, An I de la République, qui ne fut pas appliquée mais qui demeure un texte de référence. Celle-ci stipulait:


"art. 21: Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler".

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Les franchises médicales rompront définitivement avec ces principes, en imposant aux seuls malades -et non plus à la collectivité- le paiement de sommes qui seront allouées -c'est l'argument avancé pour le moment- à la recherche devant bénéficier à d'autres malades -notamment à la recherche sur la maladie d'Alzheimer.

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Double scandale car ces paiements échapperont au principe de solidarité universelle d'une part, approfondissant encore l'individualisme galopant et l'exclusion à haut risque des classes moyennes inférieures hors des mécanismes de l'Etat-providence, d'autre part parce que ce sont les seuls malades qui seront punis et devront payer, ajoutant encore à leurs souffrances, leur imposant une sorte de double-peine.

Franchises_m_dicales__coupables_d__tre_malades

Affiche pour mobiliser contre l'instauration des franchises médicales, illustrant bien ce qu'il y a de scandaleux à faire payer les malades, en place de la collectivité

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Une_bo_te_de_m_dicamentsEn outre, comme toute rupture avec des principes apparemment théoriques, celle-ci a Une_ambulanceévidemment sa déclinaison quotidienne, sa réalité brutale. En l'occurence, les franchises médicales verront les malades débourser 50 centimes d'euros par boîte de médicaments, par acte paramédical et 2 euros par transport sanitaire -auquel les personnes âgées et les handicapés ont fréquemment recours.

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L'ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait justifié l'instauration de cette santé payante pour renflouer les caisses déficitaires de la sécurité sociale, désormais il s'agira de trouver des fonds pour financer la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Zèle compassionnel oblige.

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Aucun de ces objectifs ne sera atteint à ce niveau et, une fois le principe des franchises acquis, il faudra s'attendre à une évolution vers la diminution des remboursements.

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Les franchises médicales déboucheront donc immanquablement sur le recours, par ceux qui en auront les moyens, à des assurances maladies privées: il ne s'agit ni plus ni moins que du commencement de la marchandisation de la Santé.

Carte_de_r_sistance_contre_la_marchandisation_de_la_sant_

Un nouveau combat s'ouvrira-t-il pour le sauvetage de la Sécurité sociale?

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Percutant de plein fouet le principe même de la solidarité nationale en matière de Santé, ces franchises médicales rendent aussi caduque le fameux serment d'Hippocrate, qui nous vient de l'Antiquité grecque et qui avait été réactualisé et publié en France dans le bulletin de l'Ordre des Médecins en 1996.

Si les médecins exercent une professions libérale, la collectivité était jusque là garante de l'accès le plus égalitaire possible aux soins et aux médicaments prescrits par ceux-ci. Cette complémentarité donnait tout son sens contemporain au serment d'Hippocrate, que les médecins sont amenés à prononcer après la soutenance réussie de leur thèse d'exercice. A la droiture morale et à l'éthique professionnelle s'était donc ajouté un souci de justice sociale, dans le cadre de la démocratie et de l'accroissement des besoins de santé consécutifs aux progrès de la médecine.

Le Serment d'Hippocrate réactualisé, impose donc au médecin de jurer:

"Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions".

[...]

"Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire".

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Roselyne_Bachelot__ministre_de_la_Sant_Les médecins ne sont pas en cause dans le choix de taxer les malades pour renflouer les caisses vides de la Sécurité sociale. Il en est de la responsabilité de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et de tous ses collègues au gouvernement, qui agissent conformément aux voeux de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République M. Sarkozy.

Outre les piètres résultats économiques attendus par cette réforme, au lieu de procéder à la destruction d'un principe républicain de plus, on sait que d'autres choix, plus imaginatifs auraient pu être faits, dans le cadre d'une politique économique globale totalement différente.

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Une fois de plus, la république recule en France. Ce système de santé solidaire, qui permettait aux Français de jouir d'une espérance de vie des plus élevées parmi les pays dits "riches", envié par de nombreux peuples et à la construction duquel de nombreux responsables politiques réfléchissent à travers le monde entier, est donc en passe d'être abandonné.

Sicko

Le documentariste états-unien Michael Moore a récemment fustigé, dans Sicko, l'absence de système de santé solidaire universelle dans son pays. Il y présentait la Sécurité sociale française comme un contre-exemple admirable... C'était avant les franchises médicales...

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Le fait que les plus pauvres ne paieront pas ces franchises n'y change rien. Une fois le principe affaibli c'est la réalité qui bascule. Celle des classes moyennes, inférieures notamment, celle des personnes âgées à la santé fragile et aux revenus modestes, celle des malades chroniques bien entendu qui, lorqu'ils n'auront pas les moyens de se soigner mourront plus tôt.

Lorsque l'on détruit un principe, c'est pour le remplacer par un autre. Lorsque l'on abandonne une certaine vision du monde, de la société, de la solidarité, c'est nécessairement pour en adopter une autre.

La marchandisation de la Santé est donc en cours dans la France de M. Sarkozy et l'on peut gager que pour le futur, les assurances privées à but lucratif attendent leur heure pour venir se substituer à la solidarité nationale.

La Santé aura donc désormais sa place dans le grand centre commercial géré par l'entreprise-France, édifié sur les cendres d'une civilisation humaniste, piétinée par le nouveau pouvoir.

Pauvre Hippocrate... Les hypocrites te tueront...

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Vous pouvez lire l'appel et signer la pétition en ligne de:

-professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social,

représentants des usagers ou usagers du système de santé:

"Contre la franchise Sarkozy"

http://www.appelcontrelafranchise.org/index.php

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Cliquez ici pour lire également:

LA SANTE DEVIENT PAYANTE EN FRANCE... PAR LA GRACE D'UN GOUVERNEMENT D'OUVERTURE

ECOUTEZ UN AMI AMERICAIN M. SARKOZY, NE BRADEZ PAS LA SECURITE SOCIALE!

LA SOLIDARITE, UN DEVOIR SACRE, PAS UN FARDEAU M. SARKOZY!

01 août 2007

LA SANTE DEVIENT PAYANTE EN FRANCE.... PAR LA GRACE D'UN GOUVERNEMENT D'OUVERTURE

Avec la mise en place des franchises, c'est la fin d'une civilisation et d'une culture républicaines qui permettaient aux Français de bénéficier d'une espérance de vie moyenne élevée et de garantir le mieux possible un égal accès aux soins. La Sécurité sociale était un acquis fondamental dans une République humaine et civilisée, M. Sarkozy, et vous êtes en passe de la démanteler.

Michael moore sicko sarko
Vidéo envoyée par marinakyo

Le réalisateur Michael Moore, rappelant récemment au Président de la République que le droit à la Santé est sacré!

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La Sécurité sociale est en crise, le financement de l'assurance maladie de plus en plus compliqué: c'est vrai. Pour autant, instaurer comme le veut M. Sarkozy un système de franchises sur le remboursement des soins signifiera faire payer l'assuré, le citoyen comme s'il s'agissait d'une opération commerciale ou marchande.

A l'universalité de l'accès aux soins, qui est une avancée inestimable et un legs des plus précieux de notre Etat-Providence, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine semble préférer l'idéal d'une assurance maladie privée, dont par définition seront privés ceux qui n'auront pas les moyens pécuniers pour y prétendre.

Mitterrand_et_la_sant_

A l'idéal -jamais atteint mais toujours à l'horizon!- d'une égalité en qualité de soins et d'accès aux meilleurs médicaments, un tel projet préfère et justifie l'existence d'une Santé à plusieurs vitesses, selon que l'on soit riche ou pauvre. Est-ce cela le FUTUR? Le PROGRES?

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Tout le monde n'en est pas encore convaincu. De grâce M. Sarkozy, vous qui réclamiez qu'on vous appelle "Sarkozy the American", écoutez le message de M. Moore, qui est, contrairement à vous, un vrai citoyen des Etats-Unis d'Amérique, et qui, contrairement à vous, admire la France. Lui sait ce qu'est une société sans assurance maladie universelle.

sicko_poster_2

Entre deux footings, prenez le temps de vous faire projeter dans la salle de cinéma du palais de l'Elysée le dernier film de M. Moore, "Sicko", qui traite justement de la question.... Malheureusement l'été est propice à la mise en branle des réformes les plus douloureuses.

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BachelotLa ministre de la Santé, ministère dont on se demande s'il ne sera pas bientôt externalisé vers les laboratoires, cliniques et assurances privées, Mme Bachelot, portera donc la lourde responsabilité, collectivement partagée avec l'ensemble du gouvernement -dont les anciens socialistes Kouchner, lui-même médecin (sic!), Bockel voire Mme Amara-, de cette régression inouïe (sanitaire notamment).

                                                                        .

Ainsi: m_dicament

         .50 cents par boîte de médicaments

         .50 cents par visite chez le médecin

         .2 euros pour tout transport médicalisé

         .jusqu'à 50 euros, soit plus de 300 francs par an et par patient....

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Si les "très pauvres" ne seront, compassion de la nouvelle droite oblige, pas concernés, ce sont les classes moyennes inférieures qui seront les plus touchées et verront, elles et leurs familles, à terme, leur santé fragilisée, voire leur espérance de vie amoindrie.

Carte_Vitale Carte vitale ou carte bancaire, un choix de civilisation....cartebancaire1

                      ________

Après avoir mis en place des mesures fiscales en faveur des propriétaires et des plus riches pour un coût de 13,8 milliards d'euros, il s'agit là d'un véritable scandale politique, social et sanitaire. N'oublions pas le nom de M. Kouchner, qui, solidaire en vertu de la Constitution de telles mesures, affirme être encore socialiste... Risible si tout cela n'était tragique.

kouchner153876

M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères de l'ancien maire de Neuilly-sir-Seine, se déclarant "toujours socialiste", constitutionnellement solidaire des mesures du gouvernement ayant trait au démantèlement de la Sécurité sociale. Il fut médecin...

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Vous pouvez lire l'appel et signer la pétition en ligne de:

-professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social,

représentants des usagers ou usagers du système de santé:

"Contre la franchise Sarkozy"

http://www.appelcontrelafranchise.org/index.php

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ECOUTEZ UN AMI AMERICAIN M. SARKOZY, NE BRADEZ PAS LA SECURITE SOCIALE!

LA SOLIDARITE, UN DEVOIR SACRE, PAS UN FARDEAU M. SARKOZY!

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24 mai 2007

ECOUTEZ MICHAEL MOORE, UN AMI AMERICAIN, M. SARKOZY, NE BRADEZ PAS LA SECURITE SOCIALE!

La Sécurité sociale est un acquis fondamental dans une République humaine et civilisée, M. Sarkozy

Michael moore sicko sarko
Vidéo envoyée par marinakyo

Le réalisateur Michael Moore, rappelant récemment au Président de la République que le droit à la Santé est sacré!

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La Sécurité sociale est en crise, le financement de l'assurance maladie de plus en plus compliqué: c'est vrai. Pour autant, instaurer comme le veut M. Sarkozy un système de franchises sur le remboursement des soins signifiera faire payer l'assuré, le citoyen comme s'il s'agissait d'une opération commerciale ou marchande.

A l'universalité de l'accès aux soins, qui est une avancée inestimable et un legs des plus précieux de notre Etat-Providence, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine semble préférer l'idéal d'une assurance maladie privée, dont par définition seront privés ceux qui n'auront pas les moyens pécuniers pour y prétendre.

A l'idéal -jamais atteint mais toujours à l'horizon!- d'une égalité en qualité de soins et d'accès aux meilleurs médicaments, un tel projet préfère et justifie l'existence d'une Santé à plusieurs vitesses, selon que l'on soit riche ou pauvre. Est-ce cela le FUTUR? Le PROGRES?

Heureusement, tout le monde n'en est pas encore convaincu. De grâce M. Sarkozy, vous qui réclamiez qu'on vous appelle "Sarkozy the American", écoutez le message de M. Moore, qui est, contrairement à vous, un vrai citoyen des Etats-Unis d'Amérique, et qui, contrairement à vous, admire la France. Lui sait ce qu'est une société sans assurance maladie universelle.

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Entre deux footings, vous trouverez certainement, M. Sarkozy, le temps de vous faire projeter dans la salle de cinéma du palais de l'Elysée le dernier film de M. Moore, "Sicko", qui traite justement de ce sujet.

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LA SOLIDARITE, UN DEVOIR SACRE, PAS UN FARDEAU M. SARKOZY

Posté par Citoyen r j à 13:34 - REPUBLIQUE ET SOLIDARITE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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17 avril 2007

JE VOUS EN SUPPLIE NE CITEZ PAS JAURES M. SARKOZY

Ne vous en déplaise, Jaurès n'aurait pas voté pour vous!

JEAN JAURES

"La République

sera sociale

ou ne sera pas".

Jean Jaurès.

juares01185

Et oui, M. Sarkozy, la République, le mot même, "res publica" l'indique, met en avant la chose publique, celle qui appartient à tous, dont tous sont solidaires et au sein de laquelle tous aspirentà être solidaires.

Quand vous assimilez le social à l'assistanat, vous récusez et la République et toute l'oeuvre, la pensée et l'action de Jaurès, alors de grâce, abstenez-vous!

Quand Sarko récupère Jaurès et Blum
Vidéo envoyée par frankycoco

Posté par Citoyen r j à 19:55 - REPUBLIQUE ET SOLIDARITE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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LA SOLIDARITE, UN DEVOIR SACRE, PAS UN FARDEAU M. SARKOZY

La solidarité est un devoir sacré, pas une marchandise M. Sarkozy

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN DE L'AN I, 24 juin 1793

Article 21. "Les secours publics sont une dette sacrée.

La société doit la subsistance aux citoyens malheureux,

soit en leur procurant du travail,

soit en assurant les moyens d'exister à

ceux qui sont hors d'état de travailler".

justice

M. Sarkozy, en proposant un système de franchises, soit un palier en dessous-duquel l'assurance maladie -la solidarité nationale- ne remboursera plus les soins, vous bafouez ce principe fondamental de solidarité qui a fait la grandeur de la République et permet à tous les Français d'avoir accès à des soins d'excellence.

rubon44

M. Sarkozy veut mettre en place un système de santé à plusieurs vitesses, au détriment des plus démunis évidemment. 

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