15 mai 2008
GREVE DES ENSEIGNANTS ET DES FONCTIONNAIRES CE 15 MAI 2008 CONTRE LA POLITIQUE DE SARKOZY
25 avril 2008
MESSAGE DE NICOLAS SARKOZY AUX LYCEENS EN GREVE: FIN DE NON-RECEVOIR
En substance, le président de la République, Nicolas Sarkozy a opposé, lors de son entretien télévisé du 24 avril 2008, une fin de non-recevoir aux revendications des lycéens - en grève depuis des semaines dans la France entière - , tout comme aux inquiétudes des parents d'élèves, de leurs parents et des personnels de l'Education nationale.
Les manifestations lycéennes pour le maintien des postes dans l'Education nationale secouent la France entière: l'Elysée reste sourd.
Les 11 000 suppressions de postes - ou non renouvellement - auront bien lieu:.
Vidéo envoyée par ZappeurLePost
Malgré la surdité gouvernementale et élyséenne, le mouvement s'élargira aux écoles primaires puisque cinq fédérations de l''éducation appellent à faire grève le 15 mai 2008, pour protester contre la politique de restriction budgétaire et la politique éducative du gouvernement.
04 février 2008
L'EUROPE AU MEPRIS DU PEUPLE FRANCAIS, L'APPLICATION DU PROGRAMME SARKOZY
Une seule candidate, présente au second tour de l'élection présidentielle française de 2007,
s'était engagée à consulter le peuple français sur l'Europe. Son nom: Ségolène Royal, candidate socialiste.
A ceux qui pleurnichent sur l'adoption par le Congrès, réuni à Versailles aujourd'hui, pour modifier la Consitution française en vue de l'adoption du traité de Lisbonne:, alors qu'ils ont voté Nicolas Sarkozy: vous n'aviez qu'à voter Ségolène Royal.
En tous cas, l'Europe se fera sans le peuple français, malgré le vote populaire de 2005: merci à tous ceux qui ont voté pour l'actuel président, le 6 mai 2007. Celui-ci tient là l'une de ses promesses de campagne: pas de référendum sur l'Europe.
On peut penser que le président Nicolas Sarkozy évitera à tout prix de recourir, sur quelque sujet que ce soit, au référendum. Son mépris pour le peuple et sa boulimie sondagière, son arrogance comme son incapacité à envisager le moindre désaveu en sont peut-être des explications.
14 juin 2007
L'HYPER-PRESIDENT ET SON PSEUDO-PARLEMENT
L'hyper-présidence de M. Sarkozy a renforcé le déclin continu du Parlement... L'abstention record du 1er tour des élections législatives du 10 juin 2007 est le symptôme du retour en force du mythe antidémocratique de l'"homme providentiel"...
SIMONE DE BEAUVOIR
"Cette horreur qu’ont les gens du parlement...
Le fond de l’affaire, c’est qu’ils ne veulent pas
être gouvernés par des égaux :
ils en pensent trop de mal, parce qu’ils pensent trop de mal
d’eux-mêmes et de leurs proches voisins. [...]
Les gens demandent donc le non-humain, le surhumain,
le Grand Homme, qui sera honnête parce que lui, il est « au-dessus de ça »".
"La Force des choses".
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Dès son élection à la présidence de la République, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine a fait le choix de se présenter aux Français comme un "président qui gouverne" -au mépris de l'article 20 de la Constitution qui pose que "le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation" et sans la contrepartie de la responsabilité du Président.
Depuis longtemps la "politique-spectacle" a personnalisé la vie politique française. Mais le degré de sur-médiatisation atteint lors de cette dernière élection présidentielle a largement contribué à diffuser de M. Sarkozy l'image de l'"homme fort", puis du "président fort".
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Plus grave que cette image, ses premiers actes ont témoigné d'une volonté de réduire les pouvoirs des ministres et de leurs administrations:
.le projet d'installation à l'Elysée d'un "Conseil de Sécurité nationale" selon le modèle états-unien, mettra sous la coupe présidentielle les ministères de l'Intérieur, voire des Affaires Etrangères et de la Défense
.le redécoupage des ministères et la création du fameux "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" priveront plusieurs autres ministères de leurs prérogatives -le Quai d'Orsay perdra ainsi la politique de délivraison des visas etc.
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Son "ouverture" à des personnalités de gauche, tel que le nouveau ministre des Affaires Etrangères, a en outre donné l'impression que le nouveau Président dominait désormais l'ensemble de la vie politique française et qu'il avait rallié à sa personne gauche et droite confondus. La crise des partis -dont l'article 4 de la Constitution dit qu'ils "concourent à l'expression du suffrage"- ne peut s'en trouver qu'aggravée, la confusion étant installée dans l'esprit public.
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D'où certainement cette abstention record de 40% au 1er tour des législatives du 10 juin 2007, véritable défaite pour notre vie parlementaire, notre démocratie représentative et la démocratie en général.
L'Assemblée, lointaine héritière de l'agora grecque et du forum romain...
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Tout cela ne peut déjà en soi qu'aggraver les faiblesses de l'Assemblée nationale, où siègent les élus du peuple. Qu'accentuer les pratiques de la Vième République où dominait déjà largement le gouvernement dans l'écriture des lois, au détriment des députés, où un projet de loi peut être passé en force sans discussion grâce à l'article 49.3 -comme cela s'est produit pour le CPE.
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Cependant, un pas est franchi dès lors que c'est le président lui-même qui prend le pas sur son propre gouvernement, après avoir muselé "sa" majorité UMP. Laquelle majorité sera certainement écrasante à l'Assemblée Nationale, et docile à son "hyper-président".
Vers l'hyper-présidence?
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Or :
.il n'y a pas de politique sans discussion et confrontation d'opinions contradictoires
.la publicité de débats est un des piliers de la démocratie représentative
.tout projet de loi doit être discuté, critiqué et amendé avant d'être voté
.le peuple doit être informé des différents points de vue coexistant au sein de l'Assemblée
.la figure médiatique et populiste d'un "président proche des gens" ne saurait effacer le rôle de l'Assemblée des élus du peuple
.un vrai régime présidentiel implique une vraie responsabilité constitutionnelle du Président
.enfin, le Président ne doit pas s'enfermer dans son rôle de chef politique, il doit devenir le Président de tous les Français et même garantir la pluralité des opinions.
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Le risque, bien vu par Simone de Beauvoir, est que les citoyens cèdent au rappel de l'"homme fort" et renoncent au peu de pouvoir qui leur reste -le vote notamment. Dans ce cas, lorsque l'"homme providentiel" n'est pas contesté, les mesures passent dans le dos du peuple, alors que s'il se trompe, seule la rue demeure comme moyen d'expression, avec les risques de répression ou de délégitimation qui peuvent en découler -la droite arguant constamment du fait que "ce n'est pas la rue qui gouverne...".
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Le fameux sursaut démocratique invoqué lors de l'élection présidentielle risque donc de déboucher, nous l'avions déjà pressenti avant les législatives, sur une nouvelle désaffection de la participation démocratique, laquelle ne pourra que servir les dirigeants néo libéraux en place.
17 avril 2007
LA POLITIQUE APPARTIENT A TOUS PAS A UN SEUL!
Sur une passion populaire française: la politique...
HONORE DE BALZAC
"Nous disons tous,
plus ou moins,
comme Louis XIV,
l'Etat, c'est moi!".
"Illusions perdues".
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M. Sarkozy, vos réponses policières aux manifestations, votre vision uniquement répressive de la violence que vous n'avez pas cherché à enrayer dans les cités populaires empêchent tout débat politique! Le bilan du ministre de l'Intérieur Sarkozy se caractérise par un échec politique retentissant, marqué par les émeutes de 2005 et la recrudescence des violences faites aux personnes.
Au lieu de proposer d'écouter un minimum les citoyens responsables qui ont une furieuse envie de politique, vous la confisquez! Et vous moquez au passage toute ébauche de démocratie participative... Vous écartez par principe toute future consultation populaire, tout référendum, qu'il s'agisse de l'Europe ou des institutions, dont la réforme est urgente.
Une candidate s'essayant à la méthode du débat participatif pendant la campagne présidentielle de 2007.
Cet amour français de la politique, cette faculté à envoyer paître les élites traditionnelles, politiciennes notamment, vient de loin. De Louis XIV, Balzac l'avait compris, on est passé à l'ère du citoyen!
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L'Etat, le pouvoir et la politique appartiennent à tous, ils relèvent de la "chose publique".
Cette citation explique en quelques mots le goût qu'ont les Français pour l'élection du Président de la République au suffrage universel direct, leur donnant la sensation que le peuple a son mot à dire, que chacun détient une parcelle du pouvoir!
A la veille du scrutin du 22 avril 2007: cette citation tombe à pic!








