08 janvier 2009
PLAN DE RELANCE BANCAIRE DE SARKOZY : BANQUES RENFLOUEES : PEUPLE FRANCAIS FLOUE
Le plan de relance bancaire aura coûté aux Français la somme de plus de 10 milliards d'euros à ce jour... Evidemment, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy, avait dans un énième discours aussi volontariste qu'impuissant, pris l'engagement de sanctionner les banquiers qui n'agiraient pas pour la relance de l'économie... Voeu pieux dès lors que l'Etat ne s'est nullement engagé pour un meilleur contrôle des flux financiers, un encouragement aux prêts aux entreprises etc. Et les petites et moyennes entreprises en mal de liquidités pour survivre, et même pas se développer, voient les portes des "bailleurs de fond" fermées.
Les banques ont donc été renflouées, le peuple français floué.
NAPOLEON
"Le commerce a abusé de la liberté ;
il a besoin maintenant que le gouvernement veille sur lui."
Napoléon, discours au Conseil d'Etat,
cité par Lucien Regenbagen
in Napoléon a dit
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La crise financière mondiale, provoquée en partie par la crise états-unienne des subprimes - que le président de la République française voulait importer lors de sa campagne - a touché l'Europe et la France.
Evidemment, la faillite brutale de centaines de banques aurait été une catastrophe pour le système économique tel qu'il nous est imposé.
Les banques ne prêteraient plus aux entreprises, qui perdraient des marchés, fermeraient voire licencieraient, ou qui ne pourraient plus garantir les dépôts des épargnants.
L'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy décida donc de sauver les banques.
Or, la crise des subprimes est intrinsèquement liée à l'érection d'un capitalisme financiarisé qui sacrifie l'économie réelle, à savoir la production et le travail, ces moyens de vivre, ces conditions préalables à la vie des peuples... Les milliards ont donc été accordés au système bancaire sans aucune réflexion ni action contre ce capitalisme financiarisé complètement déconnecté de la réalité sociale, humaine et donc politique...
L'Etat, par la volonté du Président Sarkozy, n'est pas entré au capital des banques, contrairement à ce qui s'est passé en Angleterre. Aucun pôle bancaire adossé à la puissance publique pour relancer l'économie n'a été mis en place.
Les traders n'ont pas été inquiétés, la politique fiscale favorable aux très riches confortée. Les tarifs bancaires surélévés, notamment pour les ménages modestes, n'ont pas été remis en cause, l'accord de prêts aux entreprises reste le domaine réservé des "commerçants d'argent", sans que l'Etat ni la puissance publique ne s'en préoccupent.
Ségolène Royal sur Europe 1 le 21 octobre 2008
Vidéo envoyée par lespoiragauche
Résultat, l'économie réelle française continue à s'effondrer, l'industrie à se réduire à peau de chagrin, le déficit des exportations atteint de nouveaux records, les licenciements se multiplient dans l'indifférence - mises à part quelques mesurettes de l'ordre de la charité - de l'intérêt commun, des travailleurs, donc de la production et de tout le pays...
C'est ce qu'explique très simplement l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, en visite sur un site de production nautique menacé faute d'apports de fonds bancaires...
Chantier Gamelin - Témoignage de Ségolène Royal
Vidéo envoyée par kritixTV
La politique antiéconomique de Nicolas Sarkozy, la volonté politique de sa ministre des Finances, Christine Lagarde, de "réhabiliter l'argent" en France, son archaïque kénésianisme renversé en faveur des plus riches, sorte d'annulation de la nuit du 4 août 1789, son hyper-financiarisation : tout cela est aux antipodes d'une réponse crédible à la crise économique et sociale française, puisque tout cela en avait même été la cause !
La question de la politique fiscale a conduit à l'abolition de la monarchie absolue, les "privilégiés" refusant majoritairement toutes les réformes préconisant qu'ils payent l'impôt. Or, le "paquet fiscal", sous couvert de relance de la croissance, a consisté à exonérer les plus hyper-fortunés de l'impôt... Espérons que les jeunes générations s'en souviendront et oseront la comparaison !
Tout se passe comme si la fameuse Nuit du Fouquet's avait remplacé la Nuit du 4 août...
Ségolène Royal, qui met en pratique moult innovations économiques et sociales dans la Région qu'elle préside, ne demeure pas dans la seule condamnation de l'ultra-libéralisme sarkozien. Elle avance des solutions, ignorées par le pouvoir en place:
aide à la reprise des entreprises en voie de délocalisation ou de dépôt de bilan en SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production)
visite d'une SCOP et de l'entreprise GAMELIN
Vidéo envoyée par segolene-royal
pratique du micro-crédit bancaire social ciblé, pour les démunis
Segolene : presidente du pouvoir d'achat !
Vidéo envoyée par larnaut
partenariats internationaux dans le cadre du micro-crédit
Interview Ségolène Royal sur le micro-crédit
Vidéo envoyée par rue89
contrôle décentralisé des aides publiques aux entreprises qui font des profits
approfondissement de la démocratie sociale par la participation etc.
Le plus effroyable en France est que la droite sarkozyste pense avoir le monopole de l'efficacité et de la "modernité" économiques alors qu'elle s'agite dans un vide intellectuel sidéral, dans un galimatias de vieilles anti-solutions thatchériennes...
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Un hebdomadaire de droite, Le Point, fait sa "une" sur les affinités entre Nicolas Sarkozy et Napoléon Bonaparte. C'est lui faire trop d'honneur et oublier que le futur empereur, tout tyrannique et guerrier qu'il deviendra, détestait le règne des marchands et était donc, logiquement, profondément anglophobe.
La politique en France perd ses droits. Les banques et les castes financières piétinent l'intérêt du peuple et in fine la république. Jusqu'à quand? Qui les financera au nom de l'Etat, sinon le peuple lui-même?
La France, avant d'être un centre commercial en faillite, sur le marché globalisé, est une République, il serait temps que le pouvoir en place le comprenne...
11 octobre 2007
DE GAULLE FUSTIGEAIT LES "POSSEDANTS", M. SARKOZY, AMI DES FRAUDEURS PRESUMES D'EADS, CAJOLE LES PLUS PUISSANTS D'ENTRE EUX
De Gaulle, dont M. Sarkozy avait osé se revendiquer pendant la dernière campagne présidentielle, avait dénoncé l'immoralisme et l'anti-patriotisme des possédants sous le régime de Vichy, allant jusqu'à opposer les "intérêts matériels" à l'intérêt supérieur de la France... L'ancien maire de Neuilly-sur-Seine est pourtant l'ami des grands patrons -dont les probables fraudeurs dans l'affaire EADS- et multiplie logiquement les réformes favorables au CAC 40...
CHARLES DE GAULLE
"Ce qui a rendu si rares les Français libres, c'est le fait que tant de Français soient propriétaires.
Ils avaient à choisir entre leur propriété [...] et la France.
Ils ont préféré leur propriété.
[...]
Ceux qui avaient à choisir entre les biens matériels et l'âme de la France, les biens matériels ont choisi à leur place.
Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent."
cité par Alain Peyrefitte,
in C'était De Gaulle
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L'affaire EADS pose à nouveau la question des relations délicates qui se tissent de façon rémanente, dans le dos des Français, entre l'Etat, les hommes d'Etat, des banques publiques telle la Caisse des dépôts et consignations, et les grands groupes finanaciers tel Lagardère -ami de M. Sarkozy-, actionnaires fortunés de grands groupes tel EADS, groupe européen d'aéronautique et de défense.
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Dans cette affaire en cours, le groupe Lagardère est mis en cause pour un possible "délit d'initiés massifs". En avril 2006, ses actionnaires ont vendu à la Caisse des dépôts et consignations, à hauteur de 126 millions d'euros, leur part dans EADS, après avoir, probablement, eu vent des déboires que pourrait connaître le groupe européen d'aéronautique et de défense...

Devant la perspective de perdre de l'argent, un groupe financier aurait donc fait payer à une institution publique le rachat
d'une partie de sa participation au capital d'un groupe industriel en crise... Au bénéfice exclusif des actionnaires et au détriment non moins exclusif d'une banque publique, censée remplir des missions d'intérêt général... Le tout, c'est la question d'éthique politique, avec le possible aval de l'Etat...
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M. Sarkozy n'a certainement rien à voir avec ses opérations qui, si elle s'avéraient confirmées, constitueraient un véritable scandale politique. Mais il était membre éminent des gouvernements qui se sont succédé sous le second mandat du président Chirac, il fut ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en 2004 et il demeure un intime du patron du groupe Lagardère, M. Lagardère fils lui-même. D'où peut-être sa lenteur à réagir aux révélations de l'affaire.
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Au-delà, cette nouvelle affaire révèle les collusions devenues courantes entre l'Etat, les gourpes industiels et la
grande finance. Pratiques qui vont à l'encontre de la pensée gaullienne qu'est censé partager l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président Sarkozy, avec l'aide de son conseiller spécial Henri Guaino, plumiste pseudo-gaulliste hyper-médiatisé.
"Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent" tranchait de Gaulle et cette alinéation à leurs "intérêts matériels privés" était incompatible avec tout sens de l'intérêt général comme de la "chose publique". Aujourd'hui, l'on pourrait dire que "les actionnaires étant possédés par le cours de leurs actions", ils ne peuvent que mépriser l'Etat, s'en servir à leurs fins lucratives et se moquer des institutions publiques.
Or, il est patent désormais que le nouveau gouvernement a mis en place de nombreuses réformes caricaturalement favorables aux intérêts des grands patrons et de la grande finance:
-"paquet fiscal" exonérant rentiers et spéculateurs au détriment des PME, creusant le déficit de la France d'environ 15 milliars d'euros par an
-dépénalisation du droit des affaires ouvrant la voie à l'impunité des patrons qui contreviendraient à la loi, satisfaisant à la virgule près le syndicat des patrons français, le MEDF
-volonté affichée, par la voix de la ministre de l'Economie et des finances, Mme Lagarde, de "réhabiliter l'argent" etc.
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Dans ce climat délétère, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine ferait bien de cesser de sortir son alibi "pseudo-gaulliste" de M. Guaino dans les médias, de prendre ses distances avec ses amis patrons de longue date pour enfin "habiter" la fonction présidentielle. De revoir une politique de "l'argent pour l'argent" catastrophique pour nos comptes publics, stérile en terme de croissance et raillée par nos partenaires européens... Cela parce que, même si nous sommes en paix, contrairement à la période qu'évoque de Gaulle, les intérêts privés lucratifs doivent demeurer privés, sauf à être encadrés par la loi et l'Etat, au nom de l'"intérêt général". Enfin parce que, comme pourrait le dire le fondateur de la Vième République, le règne des "possédants" est antinomique de l'"âme de la France".
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Cliquez ici pour lire également:
NI L'ARGENT NI LE GAIN NE FONT L'HUMANITE, M. SARKOZY
L'ARGENT-ROI DES RAPPEURS, PLEBISCITE PAR LA MINISTRE ULTRALIBERALE DE L'ECONOMIE
GARE A LA TYRANNIE DU TOUT-ECONOMIQUE, M. SARKOZY
SARKOZY A MALTE SUR LE TOURNAGE DES "BRONZES A L'ELYSEE"
DE LA MAIRIE DE NEUILLY AU PALAIS DE L'ELYSEE
L'HOMME N'EST PAS UN LOUP POUR L'HOMME
LA REPUBLIQUE CONTRE LES EMPREREURS D'ARGENT
29 juillet 2007
NI L'ARGENT NI LE GAIN NE FONT L'HUMANITE, M. SARKOZY ET MME LAGARDE
Vous prétendez réhabiliter la morale, M. Sarkozy? Mais votre credo "Gagner plus" d'argent est précisément une non-morale. La volonté éhontée de votre ministre de l'Economie Mme Lagarde de "réhabiliter l'argent" nous éloigne encore un peu plus de notre civilisation républicaine et humaniste...
JEAN DE LA BRUYERE
"Il y a des âmes sales, pétries de boue et d'ordure, éprises du gain et de l'intérêt [...]; capables d'une seule volupté, qui est celle d'acquérir ou de ne point perdre; [...] toujours inquiètes sur le rabais ou sur le décri des monnaies; enfoncées et comme abîmées dans les contrats, les titres et les parchemins. De telles gens ne sont ni parents, ni amis, ni citoyens, ni chrétiens, ni peut-être des hommes : ils ont de l'argent".
"Les caractères".
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Quand la ministre de l'Economie de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine évoque le sens de sa
politique, elle déclare vouloir "réhabiliter l'argent" (sic).
Comme si celui-ci, envahissant tous les domaines de la vie, détruisant la cohésion des familles, entraînant certains des plus démunis de nos sociétés dans une pente parfois criminelle au nom du gain et du culte de l'argent, quand les inégalités croissent de plus en plus et que se creuse encore plus le fossé entre "très riches" et "très pauvres", de tels discours sont plus que choquants de vulgarité, de banalité et symboliques de l'installation en France d'une nouvelle culture politique qui place définitivement "l'argent" au centre du monde.
Hélas, l'idolâtrie de l'argent est toujours égoïste, qu'elle soit individuelle ou familiale, et bien souvent antinomique de l'amour pour la "chose publique"...
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Fi de la sagesse antique, des stoïciens, de la traditionnelle méfiance vis-à-vis de l'argent, héritée de la Bible mais aussi de la morale républicaine... Déjà en son temps, La Bruyère, fin observateur de la France du Grand Siècle, raillait les "nouveaux riches" et dénonçait leur immoralisme comme leur incivisme.
L'adoration du veau d'or, par Poussin, un des mythes fondateurs de l'Ancien Testament, diatribe implacable contre la corruption des peuples par l'argent!
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Mais pour comprendre quelle est la culture de Mme Lagarde, il faut savoir:
.qu'elle a passé 25 ans loin de la France, dont elle jugeait le droit social méprisable
.qu'elle a dirigé le 1er cabinet d'avocats d'affaires du monde aux Etats-Unis
.qu'elle a passé des années au sein des grands cercles financiers mondiaux etc.
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Pour mieux comprendre le sens de sa nomination à l'Economie, voici un portrait intéressant du personnage, le présentateur allant jusqu'à dire que "c'est la première fois qu'un homme d'affaires aussi influent est à la tête de Bercy"... De quoi s'inquiéter de la confusion qui s'installe entre pays, Etat, nation, peuple, citoyen et salon d'affaires, entreprise vouée au profit, marché et consommateurs:
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Bercy à l'américaine - (20/06/07)
Vidéo envoyée par zeloise
Le portrait plus qu'intéressant de notre nouveau ministre de l'Economie, Mme Lagarde, en date du 20 juin dernier.
20 avril 2007
LA REPUBLIQUE CONTRE LES EMPEREURS D'ARGENT : NON AU PAQUET FISCAL DE SARKOZY
L'égalité et l'idée républicaine sont indissociables, M. Sarkozy. Une fiscalité inique en sont le contraire absolu.
ALAIN
"Il y a une mystique républicaine.
Je veux dire que ni la raison ni
l'expérience ne peuvent justifier
assez une entreprise si neuve,
fondée sur l'égalité, qui n'est pas,
et démentie avec fureur par
les empereurs de force, d'argent,
de persusasion, qui ne manquent jamais".
Alain,
"Propos sur les pouvoirs".
"Nous ne voulons pas que la France devienne un pays d'assistés, nous voulons que la France devienne un pays d'entrepreneurs, de créateurs": c'est ainsi, qu'une fois de plus, stigmatisant une partie des Français et l'opposant à une autre, M. Sarkozy justifiait ses projets en matière fiscale (l'abaissement à 50% du bouclier fiscal), favorisant toujours les plus fortunés.
Pourtant, il y a une grande différence entre favoriser l'inégalité et garder en tête l'horizon républicain d'un plus d'égalité.
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Alors, un candidat à la présidence de la République peut-il décemment abandonner cette "mystique républicaine" au profit des "empereurs d'argent"?











