05 mai 2008
LE JEU DU COUP DE BOULE ROYAL DANS LA FACE DE SARKOZY
Nicolas Sarkozy a, dès le soir de son élection, le 6 mai 2007, il y a un an, durablement écorné et tourné en ridicule la dignité de la fonction présidentielle. Notamment en étalant de façon éhontée les affres et bonnnes heures de sa vie plus que privée. Il en paye aujourd'hui le prix, enregistrant des records d'impopularité.
Comble de l'ironie, un sondage réalisé par l'institut LH2, pour le site du Nouvel Observateur, indique, à la veille de l'anniversaire de sa victoire, que 53% des Français voteraient aujourd'hui pour son ancienne adversaire du second tour des présidentielles, la socialiste Ségolène Royal.
Comme si les Français regrettaient leur vote, seulement 12 mois après.
D'où cette dernière trouvaille d'internautes : un jeu gratuit en ligne, inspiré du "coup de tête" infligé par
Zinedine Zidane au joueur italien Marco Materazzi, en réponse à des insultes répétées de la part de ce dernier, lors de la finale du Mondial de football de 2006.
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Sauf qu'ici, Ségolène Royal remplace Zinedine Zidane et Nicolas Sarkozy Marco Materazzi.
Il s'agit donc de se mettre dans la peau de Mme Royal et d'infliger le plus de "coups de boule" possibles, en un temps limité, au "président de la République" lui-même...
Pour faire élire Mme Royal.
Vous pouvez donc jouer en cliquant ici: http://royalcoupdeboule.com/
Avis aux amateurs... Aux anciens partisans de Ségolène Royal
ou encore aux déçus de ce président...
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26 février 2008
NICOLAS SARKOZY INSULTE UN CONCITOYEN AU SALON DE L'AGRICULTURE... IL VOULAIT RETABLIR LA POLITESSE A L'ECOLE...
Rien à faire... Nicolas Sarkozy ne se dépouillera jamais de son pallium d'ancien maire de Neuilly-sur-Seine pour endosser l'habit présidentiel... Les mots dont il a excipés au Salon de l'agriculture, le 23 février 2008, pour répondre à un concitoyen, certes véhément, confirment cette triste incapacité du "très-bling-bling-chrétien président" à tenir ses nerfs... Il l'a traité de "pauvre con" et lui a intimé de se "casser"... Il avait pourtant à plusieurs reprises rappelé son attachement à la morale religieuse et offert au pape, en décembre 2007, les oeuvres complètes de Georges Bernanos... Et bien qu'il le relise.
GEORGES BERNANOS
"Les grands de ce monde savent
congédier sans réplique d'un geste
d'un regard, de moins encore".
"Journal d'un curé de campagne".
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Tous les sondages, dont il est friand, auraient dû alerter l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président de la République, Nicolas Sarkozy. Donné largement impopulaire, une majorité de Français jugeraient désormais qu'il ne fait pas "un bon président".
En cause certainement, son comportement, sa tumultueuse vie privée qu'il a délibérément et machiavéliquement rendue publique, son agressivité dans des circonstances officielles, sa désinvolture avec les chefs d'Etat étrangers -du pape à la chancelière allemande Mme Merkel-, ses écarts de langage répétés, son incapacité à faire preuve de constance etc.
Le tout contrastant avec l'impuissance politique et l'inefficacité économique des mesures gouvernementales impulsées par le président et ses "conseillers-cerveaux-interposés", l'injustice sociale flagrante en étant la seule conséquence tangible.
UN CHANTRE DE LA MORALE ET DE LA SAGESSE RELIGIEUSES?
Manque de stature à tous les niveaux qui constraste, non seulement avec les faits, mais avec les déclarations grandiloquentes de Nicolas Sarkozy sur la morale. Ne s'était-il pas fait, le 20 décembre 2007, lors de sa visite au pape, et dans son allocution à Saint-Jean-de-Latran, le thuriféfaire de la morale religieuse, supérieure à la morale laïque?
Il allait même jusqu'à déclarer: "dans la République laïque, [...] il importe que [la] réflexion et [la] conscience [de l'homme politique que je suis] soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates". Nicolas Sarkozy semblant alors envoyer aux Français, et au pape, le message selon lequel sa "réflexion" et sa "conscience" s'appuieraient sur les normes religieuses.
De conclure, en contradiction nette avec tous les faits et gestes qui marquent sa présidence et sa façon de
"gouverner": "nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions"...
Après ses premières frasques présidentielles, des vacances de milliardaire à l'auto-augmentation de son salaire, de son divorce d'avec Cécilia et de son remariage annoncé illico presto avec Carla, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine semblait faire pénitence et promettre un revirement éthique de son comportement comme de son action.
Le tout évidemment dans le mépris le plus complet de la laïcité, inscrite dans la Constitution de la Ve République, dans la tradition philosophique républicaine et dans la réalité politique françaises... Dans ce même discours, Nicolas Sarkozy avait également déclaré que l'instituteur était moins capable que le "religieux" -curé ou pasteur- d'apprendre aux élèves la distinction entre le bien et le mal. Tollé dans l'Education nationale.
UN CHANTRE DE L'INSTRUCTION ET DE LA MORALE CIVIQUES?
Subitement redevenu républicain, le président de la République, le 14 février 2008, à Périgueux, présentait "sa" grande
réforme pour l'école primaire. Il annonçait que les cours d'instruction civique seraient réintroduits.
Et il affirmait, dans l'esprit de ses promesses de campagne: "Cette instruction civique et morale prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse", en sus de l'apprentissage des symboles et des "valeurs" de la République. Une majorité de Français de se réjouir de ce retour à la morale républicaine... Si ce n'était que la sincérité du président était désormais largement sujette à caution.
Allait-il enfin faire preuve d'exemplarité? Allait-il enfin commencer par s'appliquer à lui-même ce qu'il souhaitait imposer aux futurs citoyens de la République?
UNE MORALE A TEMPS PARTIEL ET A DEUX VITESSES?
C'est à l'aune de ces bonnes intentions que l'on peut juger de la teneur des propos tenus par Nicolas Sarkozy contre l'un de ses concitoyens, lors de l'inauguration présidentielle du Salon de l'agriculture, le 23 février 2008. Alors que ce dernier refusait de lui serrer la main et le gratifiait d'un "me touche pas", "tu me salis", le "président" de lui rétorquer:
"Casse-toi, pauvre con!".
Vidéo envoyée par -kiki-
Le 23 février 2008, en visite officielle et publique au Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy abaissait encore d'un cran la fonction présidentielle en prononçant une insulte menaçante à l'encontre d'un visiteur qui refusait de lui serrer la main.
Les uns déploreront le fait que le président de la République ne soit plus respecté, ce qui est vrai, mais pas très original. Une injure a toujours pu fuser à l'encontre des personnalités politiques et des élus de la République. Les autres seront choqués, comme la majorité des Français, de cette réponse du même niveau que l'interpellation, de la part du détenteur de la magistrature suprême, et à raison. Mais si l'on ne veut pas retomber dans le paradoxe de la poule et l'oeuf, il faut constater que ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy provoque des citoyens français, faisant preuve de nervosité et de vulgarité...
Il est patent qu'en France, depuis le 6 mai 2007, le président de la République n'inspire plus le respect. Que sa parole est discréditée et que son attachement à la morale semble être "à temps partiel".
L'on s'autorisera ici à seulement deux citations que ferait bien de méditer le président "très-bling-bling-chrétien", s'il veut enfin mettre en accord ses discours et ses actes.
La première est tirée de l'Evangile selon saint Mathieu et elle cristallise l'un des messages les plus connus et les plus
controversés de la doctrine de Jésus de Nazareth:
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"Si quelqu'un te gifle la joue droite, tends l'autre joue" (Mathieu, 5, 39).
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La seconde citation est tirée de Machiavel et de son ouvrage fondateur pour la pensée politique occidentale, Le
prince. Elle a trait au comportement requis pour un prince qui veut être respecté par ses sujets, ce qui n'est manifestement plus le cas de Nicolas Sarkozy. Elle ouvre un paragraphe intitulé, "Qu'il faut éviter le mépris et la haine":
"Ce qui [...] fait mépriser [le prince], c'est d'être tenu pour changeant, léger, [...] pusillanime, irrésolu: de quoi un prince doit se garder comme d'un écueil, et s'ingénier à faire paraître en ses actions grandeur, courage, gravité, fermeté [...]".
Malheureusement, l'actuel président de la République semble cumuler tous ces défauts: "changeant", "léger", "irrésolu" sur nombre de dossiers ou d'effets d'annonce qu'il tonitrue, lui ou ses conseillers, avant qu'ils ne se révèlent inapplicables voire dangereux et ne soient finalement retirés -ainsi de la lutte pour le pouvoir d'achat, de la réforme de l'audiovisuel extérieur, de la libéralisation de la profession des taxis, de la proposition de "confier la mémoire" d'un enfant juif déporté sous Vichy à chaque élève de CM2, de la rupture avec la politique française en Afrique, de la constitution d'une Union méditerranéenne, dont l'Allemagne ne veut pas, des propos, sitôt publiés sitôt démentis, de sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, favorables aux sectes etc.
Si l'on attribue couramment au président du "courage", on ne lui trouve ni "gravité" ni "fermeté", ce que corrobore encore son empoignade verbale au Salon de l'agriculture...
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Ceux qui, après les propos du président de la République, "Casse-toi, pauvre con", tenus au Salon de l'agriculture, croient bon de défendre celui-ci en affirmant qu'il est sincère, viril et non pas hypocrite comme ses prédécesseurs, nient le fait que la fonction présidentielle, au-delà de la personnalité ou de la psychologie de son détenteur pour cinq ans, s'en trouve gravement abaissée.
Ils nient aussi le fait que ce comportement présidentiel, en public, avec dérapages à répétition, a un impact politique et non pas personnel.
Car il en va de la bonne "présidence" ou disons "gouvernance" du pays. Car les coups de sang itératifs de Nicolas Sarkozy, apparemment sans effets politiques, ont pour déclinaison politique justement une incohérence, une gesticulation dans les annonces de réformes ou dans la présentation de mesures importantes, un mépris du droit comme une brutalisation entre les différents corps de la société comme entre les différentes institutions.
On pourrait aussi évoquer l'image déplorable que Nicolas Sarkozy renvoie du pays à l'étranger, notamment en Allemagne.
Après ses professions de foi multiples, pseudo-religieuses puis civiques, il serait temps que le premier magistrat de France les mette en application.
On ne peut prétendre réintroduire la politesse dans les écoles et proférer des injures lors d'un déplacement officiel. Immoralité politique...
Comme le disait Marie-France Garaud, ancienne conseillère du président Georges Pompidou puis de Jacques Chirac, à propos des institutions: "un poisson, ça pourrit par la tête".
Réflexion à méditer...
Vidéo envoyée par UDF
La réaction de Ségolène Royal à l'incident: "la politesse ça commence par l'exemple".
04 février 2008
SARKOZY, PRESIDENT "CLOWN" VU D'ALLEMAGNE, DE PLUS EN PLUS IMPOPULAIRE EN FRANCE
La presse se fait enfin l'écho de l'agacement suscité dans la presse étrangère par l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine. Un dossier entier lui était récemment consacré par le journal allemand Der Spiegel, intitulé "L'érotisme du pouvoir"... Les derniers sonsages en France donneraient à voir une dégringolade vertigineuse de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, laquelle s'expliquerait tant par les frasques présidentielles que par son inaction en matière de pouvoir d'achat... (Le président n'aurait plus, aujourd'hui, que 41% d'opinions favorables selon LH2 pour Libération!)
ELIE FAURE
"La vanité et la crainte du ridicule sont les traits les plus saillants
du caractère français. C'est étrange, à coup sûr,
la vanité étant neuf fois sur dix la source du ridicule".
"Découverte de l'archipel".
Cette citation d'un auteur peu connu sied à mervielle à l'actuel président de la République française, Nicolas Sarkozy. Sa vanité, après avoir beaucoup agacé dans le monde -de l'Allemagne à l'Afrique en passant par le monde arabo-musulman-, semble aujourd'hui nourrir le ridicule que sa personne comme sa politique d'improvisation suscitent désormais, en France même. A tel point que les candidats de droite de l'UMP aux élections municipales ont fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas que leur "chef" vienne les soutenir sur place!
Ensemble, tout devait devenir "possible", tel était l'un des slogans phares du candidat à la magistrature suprême en 2007. Neuf mois après, les Français semblent comprendre que tout n'était pas "possible", tandis qu'à l'étranger, cette présidence devient de plus en plus "risible"...
"Ridicules": sa pratique du pouvoir, son incapacité de plus en plus manifeste à "habiter la fonction présidentielle, "clef de voûte de nos institutions", sa façon de parler, de vivre "comme un milliardaire exhibitionniste", dixit Ségolène Royal, sa gestuelle même, ses "coups médiatiques", l'étalage volontaire de ses tumultueux secrets d'alcôve, en fait son incapacité à faire le distinguo entre vie publique et vie privée: fondement de la morale de l'action d'un homme d'Etat...
Ségolène Royal, "opposante la plus crédible", selon les sondages, n'a de cesse de dénoncer le style -ridiculement "louis-quatorzien" comme le fond de la politique, évidemment inique, "faite d'imporivsation" et de "mensonges" du président Nicolas Sarkozy
"Vanité": celle d'un candidat et d'un président qui ont trop promis sans tenir ces juteuses promesses. En premier lieu, un "choc de croissance", dont il s'était engagé à aller la chercher "avec ses dents" (sic) et qui n'a abouti qu'à un "choc de défiance", toujours selon l'opposante socialiste Ségolène Royal: une croissance en berne. En second lieu, le combat pour le pouvoir d'achat des Français dont l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait promis d'être le "président", avant de se dédire avec fracas lors de sa conférence de presse du 8 janvier 2008.
Manifestations des fonctionnaires, sur les questions de leur maigre pouvoir d'achat et de la réduction drastique annoncée de leurs effectifs, le 24 janvier 2007...
VU DE L'ETRANGER, UN PRESIDENT SANS STATURE...
Déjà en octobre 2007, un édito au vitriol du New York Times qualifiait, le 21 octobre 2007, la nouvelle loi sur l'immigration, et notamment l'amendement ADN, de "loi hideuse" et en appelait directement à Nicolas Sarkozy poour en exiger le retrait.
L'auteur n'hésitait pas à établir une filiation historique entre ce type de politique à l'égard des immigrés et le passé vichyste de la France.
Le journaliste du New York Times de trancher sentencieusement mais avec justesse:
"Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d'Etat. Qu'il agisse en tant que tel".
On sait qu'il n'en fit rien, pour son premier ministre, il ne s'agissait là que d'un"détail".
Plus récemment, dans le courrier des lecteurs du Spiegel en date du 28 janvier 2008, un lecteur de Cologne, réagissait au dossier acide consacré au président Sarkozy, intitulé "Un affaire d'Etat, Sarkozy/Bruni, L'érotisme du pouvoir".
La presse étrangère ne ménage par le nouveau ménage du "président" de la République française, en Europe, mais au-delà le monde entier ricane... Le doute sur sa capacité à accéder à la stature présidentielle s'étale un peu partout. Tragique pour la France, "risible" vu d'ailleurs et des caricaturistes qui en font leur miel...
Voici la réaction du lecteur allemand, qui se passe de commentaires:
"Sarkozy n'a pas encore compris que la Grande Nation veut un "Monsieur le président et non pas un clown politique. Mais elle va le lui enseigner".
Ce que l'effondrement de la cote de confiance du président semblerait confirmer...
La chute de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est confirmée par plusieurs instituts de sondages. Elle est brutale.
VU DE FRANCE, UN PRESIDENT QUI NE TIENT PAS SES PROMESSES...
Il ne faudrait pas pour autant attribuer cette impopularité croissante au seul "style" Sarkozy ou encore à l'abaissement de la fonction présidentielle à laquelle le peuple français assiste jour après jour depuis le 6 mai 2007.
En effet, "vanité" ou mensonges de campagne, le président est aussi jugé à l'aune des promesses qu'il avait martelées lors de sa campagne pour la location de l'Elysée, lesquelles ne sont pas tenues:
l'assainissement promis des finances publiques de la France mis au rancard avec un déficit creusé de 15 milliard d'euros par an de cadeaux fiscaux accordés aux plus fortunés du pays
une "diplomatie des droits de l'homme" démentie caricaturalement par la réception en fanfares du dictateur lybien Kadhafi à Paris
l'augmentation de 25% des petites retraites qui a été revue à la baisse soit 1,1%
"je serai le président du pouvoir d'achat", avait promis le candidat Sarkozy, lequel, une fois élu, a augmenté son propre salaire de 170% au moins, dans un contexte général de baisse du pouvoir d'achat des Français et d'augementation des prix, notamment des denrées alimentaires de première nécessité.
Celui qui avait promis aux Français d'être le président du pouvoir d'achat, s'est brusquement dédit lors de sa conférence de presse du 8 janvier 2008, humiliant au passage les rares journalistes osant lui poser des questions sur les attentes populaires...
Autre mauvaise nouvelle pour l'Elysée de Nicolas Sarkozy, le moral des ménages français serait au plus bas depuis 1987...
Le moral des Français au plus bas, après à peine un an de présidence Sarkozy...
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La démagogie, sur les questions sociales, du candidat Nicolas Sarkozy semble enfin éclater au grand jour.
En contrepoint, la "rupture stylistique", si l'on peut dire, de cette nouvelle présidence avec les précédentes est nauséabonde. Elle est marquée du sceau de la vulgarité, de l'étalage de l'argent, de la connivence et de l'amitié exclusive avec le grand patronat et les grosses fortunes du show biz, d'une effroyable désinvolture pour la dignité de la fonction présidentielle, du mépris pour les journalistes, le Parlement et même le gouvernement...
Mais peut-on changer à 53 ans? Alors qu'on a été avocat d'affaires, maire de Neuilly-sur-Seine -ville-symbole des ghettos français pour nouveaux ultra-riches-, ministre de l'Intérieur au bilan désastreux?
Le "très-chrétien" président "bling-bling" deviendra-t-il un jour enfin "président de tous les Français", comme l'exige son mandat, généreusement accordé par le peuple?
Il est à craindre que non. Le peuple, au jour le jour, comme l'image du pays, au long cours, en paieront le prix...
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Cliquez ici pour lire également:
RACISME, ADN, VICHY : M. SARKOZY OU L’AFFAIBLISSEMENT CONTINU DE LA VOIX DE LA FRANCE DANS LE MONDE
CARLA BRUNI JUGE LES FRANCAIS "MINABLES" QUAND CECILIA TROUVERAIT LEUR PRESIDENT "RIDICULE"
LA NOUVELLE FEMME DU PRESIDENT SARKOZY ?
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LES "PEOPLE" AU POUVOIR SOUS LA PRESIDENCE SARKOZY… LE CAS RACHIDA DATI
SARKOZY A MALTE SUR LE TOURNAGE DES "BRONZES A L'ELYSEE"
DE LA MAIRIE DE NEUILLY AU PALAIS DE L'ELYSEE
M. SARKOZY OU LE DEGRE ZERO DE LA POLITIQUE
27 décembre 2007
NICOLAS SARKOZY ET CARLA BRUNI HEROS DE TELE-REALITE... SUR LE DOS DES FRANCAIS
Brouillant encore un peu plus vie publique et vie, non plus privée, mais intime, images à paillettes sur papier glacé et action politique peu glorieuse, la présidence Sarkozy commence à ressembler à une nouvelle saison de télé-réalité, après l'épisode "Cécilia".
La vie "amoureuse" du "très-chrétien" locataire de l'Elysée, mandataire de la charge suprême et plus haut des représentant de la France dans le monde, doit être shootée, filmée et faire la une des journaux télévisés, des magazines people et, par ricochet, de toute la presse hexagonale, si possible inter galactique....
Les épanchements de la top model Carla Bruni et de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine Nicolas Sarkozy, pour un Noël égyptien façon télé-réalité...
En cette noël 2007, la production du nouveau Loft story, émission débilitante de télé-réalité qui mettait en scène la vie, sexuelle notamment, de jeunes et bels gens isolés du monde réel, a, pour les besoin des nouveaux participants: un président "très-chrétien" de la République française, Nicolas Sarkozy et sa maîtresse, la "sulfureuse" top-model Carla Bruni, mis les bouchées doubles.
Loana et Jean-Edouard prêts à s'embrasser dans la piscine du loft, pour les besoins de l'émission de télé-réalité Loft Story, en 2001
L'ami multimillionnaire de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Vincent Bolloré, a ainsi mis à disposition un jet privé, un Falcon, tandis qu'un palace sur les bords du Nil, dans une Egypte baignée par le soleil, constitue le décor idéal choisi par les conseillers "artistiques" de l'Elysée. Les journaux ne parlent que de ça....
Et enfin l'on oublie les Français assassinés en Mauritanie par des terroristes présumés
liés à Al Qaeda, les membres de l'Ache de Zoé condamnés à 8 huit ans de travaux forcés au Tchad, les SDF qui meurent de froid dans les rues des grandes villes, la grève des urgentistes sous-payés depuis des années, la question du pouvoir d'achat des Français, une croissance que l'on attend toujours naïvement comme un père Noël en grève, les retombées de la visite triomphale du colonel Kadhafi au dit "pays des droits de l'homme", l'autodafé du code du travail en cours aujourd'hui, la fermeture des tribunaux sur tout le territoire de la République, la stagnation des petites retraites, l'augmentation du prix du gaz, les franchises médicales qui inaugureront la nouvelle année 2008 dès le 1er janvier etc.
L'ex-candidate à l'élection présidentielle, opposée au second tour à Nicolas Sarkozy, visitant un centre d'hébergement d'urgence et de réinsertion sociale le 24 décembre 2007
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Loft story, la présidence de la République: même combat pour la télé-réalité et la "réalité-télé"...en France, en 2007
Le chroniqueur du Figaro, Eric Zemmour, nous avait prévenus: "Nicolas Sarkozy est un enfant de la télé"...
Tandis que la démocratie française se transforme en "télécratie" accomplie, la présidence de la République comme la vie gouvernementale commencent de plus en plus à ressembler à la nouvelle saison d'une émission de télé-réalité.
On bavasse sur les amourettes du pseudo-président et l'on évoque, s'agissant des ministres de sexe féminin, les féministes apprécieront, les "femmes du président"....
La presse étrangère n'en finit pas de rire, mais "the show must go on": il rapporte de l'argent et fait diversion.
Au diable les problèmes réels des Français et la situation économique déprimante... "Joyeux Noël!" nous tance d'entonner la loft-story présidentielle égyptienne...
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Cliquez ici pour lire également:
LES "PEOPLE" AU POUVOIR SOUS LA PRESIDENCE SARKOZY…LE CAS DE RACHIDA DATI
SARKOZY A MALTE SUR LE TOURNAGE DES "BRONZES A L'ELYSEE"
16 décembre 2007
LA NOUVELLE FEMME DU PRESIDENT SARKOZY?
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Cliquez ici pour lire également :
SARKOZY, PRESIDENT DES PATRONS, DES VEDETTES ET DU "BOX-OFFICE" : "LA NUIT DU FOUQUET’S" DE ARIANE CHEMIN ET JUDITH PERRIGNON :
http://sarkonorepublic1.canalblog.com/archives/2007/11/29/7063415.html
LES "PEOPLE" AU POUVOIR SOUS LA PRESIDENCE SARKOZY…LE CAS DE RACHIDA DATI :
http://sarkonorepublic1.canalblog.com/archives/2007/10/27/6670784.html
SARKOZY A MALTE SUR LE TOURNAGE DES "BRONZES A L'ELYSEE":
http://sarkonorepublic1.canalblog.com/archives/2007/05/09/4892041.html
09 mai 2007
SARKOZY A MALTE SUR LE TOURNAGE DES "BRONZES A L'ELYSEE"
"Le fric c'est chic": bienvenue dans l'ère de la "politique-paillette" de M. Sarkozy, voilà la rupture...
GEORGES POMPIDOU
"Quand on veut faire de la politique,
il ne faut pas avoir de château, sauf
s'il est dans la famille depuis Louis XV,
et encore..."
Georges Pompidou,
d'acheter un château bientôt
rénové aux frais de l'Etat, en 1969.
La dignité de la fonction présidentielle vient de prendre un nouveau coup. Si certains doutaient encore de l'inculture et du peu de cas que fait M. Sarkozy des symboles, il leur suffit désormais d'ouvrir les yeux.
La personne du président doit être connue des Français, comme le maire de Neuilly-sur-Seine n'a cessé de le marteler
durant sa campagne, il est donc intéressant de prendre acte des goûts et du "style" de M. Sarkozy.
En 1969 déjà, Pompidou mettait en garde le jeune Chirac sur ses rapports à l'argent et sur la nécessité pour un serviteur de l'Etat de ne pas afficher ostensiblement ses "goûts de luxe". M. Sarkozy semble ne pas avoir retenu la leçon.
Alors que l'on s'attendait à une retraite "ascétique" -selon ses propres mots-, M. Sarkozy a choisi de montrer aux Français l'image d'un nabab quittant le pays dans un jet privé et se retirant dans le yacht d'un ami millionnaire, pour se préparer à endosser l'"habit présidentiel".
M. Sarkozy "recueilli" à Malte avant sa prise de fonction présidentielle sur le yacht de son ami millionnaire M. Bolloré, en mai 2007
Le problème est qu'une fois élu, M. Sarkozy n'est plus le mandataire des seuls habitants aisés de Neuilly-sur-Seine mais le serviteur de "tous les Français", et notamment des plus faibles, qu'il n'a cessé d'encenser durant sa campagne.
Il n'est pas le souverain, il est le mandataire du peuple souverain, dont il est censé devenir le plus haut représentant, le mandataire en France et à travers le monde. Ses actes, ses paroles et son comportement ne lui appartiennent plus entièrement, il seront scrutés et devront être irréprochables.
Etre Président, c'est "faire don de sa personne". Et peut-être avant tout accepter de rompre avec les habitus d'un avocat et ami des hommes d'affaires, et accepter qu'en France l'argent et la politique n'ont jamais vraiment fait bon ménage.
Si la représentation symbolique compte encore pour quelque chose dans ce pays, M. Sarkozy donne au peuple l'image de la vulgarité des "nouveaux riches", d'un "people" ami de la "jet-set", absolument antinomique du comportement exemplaire qu'attendent nos compatriotes du premier serviteur des Français.
L'indéfectible ami et soutien de M. Sarkozy, héros du chef-d'oeuvre cinématographique: "les Bronzés"
On ne se recueille pas dans un yacht de luxe, M. Sarkozy. On médite devant un beau paysage, dans un monastère, au mont Sinaï, à Waterloo, sur un site antique en Italie ou en Grèce, berceaux de notre civilisation républicaine, ou encore à la simple vue d'un "champ de blé baigné par le soleil" (Mitterrand).
A la beauté du politique, du service impartial de l'Etat, de la République et du peuple uni et divers, pluriel mais solidaire, s'opposent la laideur et la vulgarité des signes extérieurs d'une richessse clinquante réservée à une micro-élite mondialisée, la misère culturelle des masses élevées dans le culte individualiste de la consommation et, plus encore, le malheur de l'exclusion et de la pauvreté.
A la noblesse du coeur s'opposent l'appât du gain et l'étalage de l'argent.
Connaissez-vous le Veau d'Or, vous qui avez tant souligné l'importance des religions?
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A moins que tout cela ne soit qu'une farce, et que vous soyez en fait à Malte pour tourner, avec votre ami Christian Clavier, le dernier épisode de ce monument de culture cinématographique qu'est la série des Bronzés, épisode sobrement intitulé :
"Les Bronzés à l'Elysée".






















