DSK_FMI

Contre la volonté du FMI dirigé par Dominique Strauss-Kahn, contre l'oeuvre de destruction massive menée par Nicolas Sarkozy du caractère social de notre république, contre le démantèlement de toute solidarité entre générations, contre la réduction du citoyen à l'état de consommateur affamé imposé pour l'engraissement des grandes familles, contre la domination d'une économie financiarisée qui finira par ruiner l'humanité de l'homme en l'homme, les Français manifesteront demain pour la sauvegarde de la liberté de définir leur vie, à compter de 60 ans, en dehors de l'exploitation au travail ou de l'humiliation dans l'exclusion sociale.

Demain, si le pouvoir thatchéro-sarkozyste s'entêtait à ne pas entendre les manifestants, l'opposition, non pas seulement de gauche, non pas seulement gaullienne ou chiraquienne ou encore centriste, mais l'opposition d'une frange grandissante de Français ayant à coeur de défendre les hommes contre "les empereurs d'argent", réclameront justice en pétitionnant pour un référendum d'initiative populaire bloquant la privatisation annoncée de la Sécurité sociale.

La propagande pseudo-mathématico-idéo-logique sarkozienne, identique à celle des socio-démocrates-libéraux tel Dominique Strauss-Kahn, se fonde sur une seule prémisse : l'idée périmée selon laquelle les travailleurs - jamais la bulle financière, jamais le capital énorme généré par la financiarisation de l'économie - paient la retraite de leurs aînés. Avec le vieillissement de la population occidentale, ils en déduisent que trop peu de travailleurs ne pourront pas financer de trop nombreux retraités et, comme 1 et 2 font 4, le résultat de l'opération est la privatisation, la marchandisation de la fin du parcours des travaillleurs, de ceux qui auront pu travailler ou la mort sociale des autres. Soit la détermination mathématico-logique, selon des critères de richesse individuelle, de la possibilité d'avoir ou non une vie après le travail ou la survie... Comme l'a vivement dénoncé Ségolène Royal, preuve à l'appui...


.Quand Royal découpe la presse ...
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Cette propagande, une ministre d'un gouvernement Sarkozy, Valérie Pécresse,la formula sans ambages sur un plateau télévisé :

VALERIE PECRESSE

 

"Toute notre politique c'est pour lutter contre un fléau qui va arriver : c'est celui du vieillissement de la population."

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Valérie Pécresse,

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lors de l'émission Ripostes sur France 5, le 27 avril 2008.

 

Depuis Washington, un social-libéral tel Dominique Strauss-Kahn, en formulera la déclinaison pseudo-logique parce que mathématique :

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN

"Pour préserver la viabilité budgétaire sans compromettre la reprise, les efforts d’ajustement doivent être concentrés sur les mesures qui nuiront le moins à l’activité économique, à savoir la réforme des prestations des systèmes de retraite et de santé. Dans cette optique, la grande et difficile réforme des retraites annoncée récemment vise à réduire à terme le déficit du système des retraites ; elle met à juste titre l’accent sur le relèvement de l’âge du départ effectif à la retraite, en faisant passer progressivement de 60 à 62 ans l’âge légal du départ en retraite et de 65 à 67 ans l’âge légal minium ouvrant droit à une pension complète."

Dominique Strauss-Kahn,

Directeur du Fonds monétaire International

in le Bulletin du FMI du 30 juillet 2010:

"France : la reprise est bien engagée mais il faut réduire la dette publique"

HANNAH ARENDT

"La supériorité de la propagande totalitaire [s'explique parce que] son contenu [...] n'est plus un problème objectif à propos duquel on peut avoir une opinion, mais est devenu [...] un élément aussi réel et tangible que les règles de l'arithmétique."

"Le danger d'échanger la nécessaire insécurité où se tient la [pensée] pour l'explication totale que propose l'idéologie et sa [vision du monde] [est] celui d'échanger la liberté inhérente à la faculté humaine de penser pour la camisole de la logique, avec laquelle l'homme peut se contraindre lui-même presque aussi violemment qu'il est contraint par une force extérieure à lui."

Le_syst_me_totalitaire_in_Les_origines_du_totalitarisme_de_Hannah_ArendtHannah Arendt,

"Le système totalitaire"

in Les origines du totalitarisme

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L'ensemble de la gauche française peut-il accepter, en vérité, la mort des grands-parents sans sourciller, en en laissant la responsabilité aux seuls syndicats? Sans en appeler directement au peuple français, dont la cohésion, les réseaux de solidarité à tous les niveaux sont aujourd'hui attaqués de front par le pouvoir sarkozyste, de surcroît en période de crise d'un nécocapitalisme déjà hyper-individualiste?

SEGOLENE ROYAL

"Plaque tournante des échanges entre générations, acteurs d'une économie de troc dont bénéficient les générations qui suivent, les grands-parents constituent une source d'échanges invisibles qui s'intensifient et fondent une véritable économie souterraine.

L'aide aux petits-enfants est au coeur de ces flux entre générations. C'est à travers elle que s'effectue une part importante des transferts : la forte dimension affective des dons masque l'aide matérielle que l'on apporte à ses propres enfants. En offrant aux petits-enfants des vêtements ou des activités de loisirs, en leur dénichant des jeux, on accomplit un geste d'amour qui efface la relation financière."

Le_printemps_des_grands_parents_de_S_gol_ne_RoyalSégolène Royal,

Le Printmps des grands-parents,

La nouvelle alliance des âges

 

Le problème est bien qu'en France, la social-démocratie n'a jamais existé que comme social-libéralisme. Ce faisant, la gauche jospinienne, qui avait fait l'inventaire des années Mitterrand - lequel avait gagné, au sein du socialisme français, sa bataille contre le libéralisme d'un Rocard -, est toujours aux commandes de l'opposition institutionnelle, toujours porteuse d'un programme dont le retard idéologique paraît parfois effarant, notamment lorsqu'il se traduit en actes ou en silences complices...

Par la voix de Martine Aubry, qui dit qu'elle partage "le socialisme de Dominique Strauss-Kahn", alors que le peuple français est redevenu corvéable à merci et paie le prix fort pour engraisser les plus riches, l'on entend encore les vibratos d'une chimérique social-démocratie qui continue à pactiser avec le capital et donc, de fait, avec le sarkozysme aujourd'hui.

Ainsi donc, la dirigeante du parti socialiste se contentera-t-elle de demander aux députés de son parti, élus du peuple, d'aller manifester "à côté des syndicats", sachant très bien que Nicolas Sarkozy ne reculera pas face à la rue.

C'est que, fidèle à l'idéologie sociale-démocrate, Mme Aubry estimera devoir laisser aux syndicats la seule responsabilité de l'allongement de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans, celui de la retraite pleine repoussé à 67 ans.

Tout en prétendant tout faire pour combattre la "réforme" destructrice en cours... En négligeant la lutte républicaine... Comme l'a dénoncé récemment son camarade Malek Boutih.


Malek Boutih : Les immigrés ont faim de réussite sociale d
envoyé par rtl-fr. - L'info internationale vidéo.

Ses intérêts bassement politiciens lui commanderont donc de ne pas trop écorner la stature de l'économe en chef Dominique Strauss-Kahn, de ne pas le contredire nettement et surtout, surtout, avant tout, ne pas partager la posture socialiste, et non sociale-démocrate, d'une Ségolène Royal affirmant que pour sauver la retraite comme la Sécurité sociale : "tous les combats sont bons", y compris l'appel au peuple via le référendum d'initiative populaire, en soutien républicain et démocratique au combat des syndicats et des travailleurs...


Retraites : Aubry vs Hamon
envoyé par LePostfr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

 

 

La question soulevée lors du dernier congrès socialiste de Reims de l'identité sociale-démocrate du PS est donc d'une actualité pressante. La position de Ségolène Royal était claire : "le modèle social-démocrate est périmé". Elle s'inscrivait dans la tradition d'un Jaurès clamant :

"Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot".

Aujourd'hui, consciente de la page historique qui s'apprête à être tournée par le pouvoir sarkozyste et ses alliés objectifs, elle en appelle donc non seulement au renforcement du mouvement social, des grèves et des manifestations, au soutien aux syndicats, aux députés, aux sénateurs...


Ségolène Royal à la manifestation de Poitiers
envoyé par robinwood-lelouch. - L'info video en direct.

... mais aussi à la signature des pétitions requises pour provoquer un référendum d'initiative populaire, seul moyen démocratique, seul interstice de démocratie directe - entre le plébiscide sarkozyste et le plébiscite ségolénien, ayons le courage de choisir ! - dans notre vieillerie qu'est le gouvernement représentatif et partisan...


Ségolène Royal : référendum sur les retraites
envoyé par ariaguy. - L'actualité du moment en vidéo.

La posture sociale-démocrate n'est plus tenable, nous l'avons vu sur la question de la taxe carbone comme sur les questions proprement politiques comme celle du port de la burqa ou du communautarisme, de l'identité nationale bien entendu...

La question de la famille ou celle, plus universelle, du foyer, a longtemps elle aussi été ignorée par la gauche sociale-démocrate ou sociale-libérale. Pourtant, la marchandisation de la fin de vie, de la retraite touche évidemment à celle de l'épanouissement de la personne humaine, dans un cadre protégé des violences sociales et sociétales, entouré d'une constellation humaine de tous les âges. Comme l'écrivait en 1987, dans Le Printemps des grands-parents, La nouvelle alliance des âges, Ségolène Royal, alors conseillère du Président François Mitterrand :

Le_printemps_des_grands_parents_de_S_gol_ne_Royal"Aujourd'hui, ceux qui ont des grands-parents disponibles font figure de privilégiés. Ceux qui en sont privés apparaissent comme amputés de quelque chose. Affectivement bien sûr, mais aussi matériellement. Ils sont un peu orphelins.

Indiscutablement, face aux difficultés de la vie quotidienne, les familles épaulées par des grands-parents s'en sortent mieux.".

Ultralibéralisme, thatchéro-sarkozysme nettoient les familles au kärcher ultralibéral tandis que socio-démocrates ou socio-libéraux ne voient les familles que comme un ensemble de chiffres... Les jeunes comme des futurs travailleurs, comme un réservoir de cotisations pour une caisse-vieillesse, à disposition des vieux... Logique comptable, déjà périmée, pour l'ensemble de l'équilibre d'une société. 

En effet, le rapport capital/travail et la croyance dans laquelle les syndicats de masse, seulement vaguement suivis par des partis politiques de masse, travailleraient de concert avec le patronat, sous l'oeil bienveillant d'un Etat-conciliateur, pour trouver un consensus : ce montage d'acceptation larvée du marché qui n'a jamais existé en France est mort partout en Europe. Le néo-capitalisme ne se moralisera pas, ne s'écologisera pas non plus.

La taxation du capital, par un Etat préventif, agissant en amont et par la loi ou par la participation citoyenne créatrice de décisions exécutoires, tant dans les domaines sociaux qu'économiques et politiques, bien plus que la privatisation et la marchandisation de la retraite, cette taxation est plus que nécessaire, raisonnable, juste et même efficace en termes bêtement comptables, si l'on part de la prémisse que la répartition des richesses doit avoir pour horizon recteur une égalité garantissant à l'extrême minimum l'égalité devant la loi, si l'on admet aussi qu'autant la population européenne vieillit, autant le capital, déconnecté de toute réalité sociale, politique et humaine ne fait que grossir et grossir, en toute impunité, remboursé le cas échéant par les contribuables !

Méthode d'action politique et conception des rapports sociaux et humains divergent donc radicalement si l'on s'y intéresse un tant soit peu, dans le ségolénisme d'une part, et dans ce qu'il reste d'idéologie au PS de Martine Aubry ou de Dominique Strauss-Kahn d'autre part... Electoralement, les atermoiements socio-démocrates ne feront qu'alimenter le discours de Marine Le Pen, citant à l'envi "l'ultra-mondialisme" d'un DSK ou le caractère "bobo" d'un PS allié de l'UMP.

Le retour au peuple, aux couches populaires et à la recherche de solutions claires à leurs questionnements tant civilisationnels que sociaux, économiques, fiscaux - que fait-on de leurs impôts? - ou culturels est plus que jamais nécessaire.

S'agissant de la retraite, le 1er parti d'opposition en France, au sarkozysme, a tort de tergiverser...

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"Tous les combats sont bons".

Manifestons demain nombreux dans les rues de France.

Reproclamons la république sociale contre la ploutocratie voyoucrate. Une économie républicaine et non une république économiste !

Mais pétitionnons aussi, pour que le peuple puisse s'opposer sans aucune contestation, ni idéologique ni  mathématique ni logique, au pouvoir de plus en plus totalitaire d'un sarkozysme épaulé par une marchandisation mondialisée de tous les secteurs de la vie humaine !

On n'impose pas la "camisole logique", pour reprendre les termes de Hannah Arendt, à un citoyen de la République française !

Que M. Strauss-Kahn observe donc la Grèce, l'Espagne et l'effondrement des social-démocraties européennes corrompues par l'ultralibéralisme ! Qu'il médite donc, à défaut d'avoir fait autre chose qu'appliquer le programme néo-libéral sacrifiant les fonctions publiques et les Etats, sur une Europe et un monde plus justes !

L'Espagne en grève
envoyé par zoominfr. - L'info video en direct.


Social : grande "euro-manifestation" à Bruxelles
envoyé par BFMTV. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


L'UE s'enfonce-t-elle de plus en plus dans la crise ?
envoyé par IRIS-FRANCE. - L'actualité du moment en vidéo.

Au final, Dominique Strauss-Kahn, envoyé avec fracas médiatique sarkozien à la tête du FMI, n'aura rien fait pour une grande relance économique, fondée sur les nouvelles donnes économiques et les nouvelles croissances - sociale, environnementale, de technologie de pointe - ou "créa-sens", émergeant de politiques publiques d'éducation et de formation renforcées.

Le patron du FMI n'a en fait rien de commun avec les idées et la vision européenne et mondiale de l'ex-candidate à la Présidentielle française, vice-Présidente de l'Internationale socialiste, Ségolène Royal, telle qu'elle la formula en Grèce, à Athènes, le 12 mai 2009.


Les gauches en Europe, Ségolène Royal par segolene-royal

Bien au contraire, il aura méticuleusement appliqué les dogmes ultralibéraux de "dégraissage des Etats, des services publics", de réduction de la dette et autres fadaises dont on sait désormais que non seulement elle requièrent des sacrifices humains inestimables mais aussi qu'elles ne feront que retrarder l'Europe un peu plus sur l'échiquier mondial...

Quant au retour de l'extrême-droite, il est un réflexe de crise, notamment lorsque celle-ci épargne les plus riches et appauvrit les plus pauvres, auquel l'Europe doit désormais faire face...

Comme l'écrivait le philosophe Slavoj Zizek, dans Que veut l'Europe?, fustigeant l'allianceQue_veut_l_Europe_de_Slavoj_Zizek entre néolibéraux et sociaux-démocrates-libéraux :

"Dans la post-politique, le conflit entre des visions idéologiques globales incarné par différents camps en lutte pour le pouvoir est remplacé par une collaboration entre technocrates éclairés (économistes, spécialistes de l'opinion publique...) et thuriféraires libéraux du multiculturalisme ; à travers le processus de négociation entre intérêts divergents, un compromis est atteint sous le dehors d'un consensus plus ou moins universel. Le politique (l'espace du litige au sein duquel les exclus peuvent protester du tort/de l'injustice qui leur est faite), extrait du symbolique, retourne alors au réel, sous la forme du racisme".

A bon entendeur... Pour 2012 s'agissant de la France...

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Pour agir vous-mêmes, lisez et signez les pétitions pour un référendum

d'initiative populaire sur nos retraites en cliquant ci-dessous :

P_tition_r_f_rendum_retraites

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P_tition_retraites_r_f_rendum_Parti_de_Gauche

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P_tition_pour_la_d_fense_de_nos_retraites