L'affaissement de la fonction présidentielle "atteint le caniveau"... A un moment où les Français subissent une crise économico-financière dans le cadre d'une antipolitique économico-financière stupide, ultra-libertaro-rentière, inepte et surtout injuste.

Pendant, ce temps-là, Nicolas Sarkozy salit encore un peu plus le pallium de la "fonction sacrificielle suprême" qu'était, d'après Marie-France Garaud, la Présidence de la République depuis le général de Gaulle.

D'expliquer, inculte qu'il est, s'agissant de l'âge légal de la retraite, que "vous savez quand on pense à ce qu'a fait François Mitterrand en ramenant l'âge légal de la retraite de 65 à 60 ans, on aurait beaucoup moins de problèmes s'il s'était abstenu..."

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Le principe de l'âge de la retraite à 60 ans remonte à la loi sur les assurances sociales du 30 avril 1930, principe républicain avant que de devenir acquis mitterrandien... mais l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine n'a jamais été très porté sur l'histoire du pays qu'il préside hélas désormais...

 

HONORE DE BALZAC

"La patrie périra si les pères sont foulés au pied.

Cela est clair.

La société, le monde roulent sur la paternité.

Tout croule si les enfants n'aiment pas leurs pères."

Le_p_re_Goriot_de_Honor__de_BalzacHonoré de Balzac,

Le Père Goriot

 

 

 

 

Non content d'avoir insulté pendant sa campagne :

  • les musulmans de France,

  • puis leur Chancelière Mme Merkel, qualifiée d'ailleurs, de "fille de l'Est",

  • leur ministre des Finances,

  • d'avoir injurié Jacques Chirac, traité de "roi fainéant",

  • d'avoir, en pleine conférence élyséenne, dégoisé sur la vie privée et intime de François Mitterrand tout

en imposant vulgairement la sienne aux Français, violant ainsi l'espace public politique de notre République...

 

Non content d'avoir insulté les Africains dans un discours raciste,

d'avoir insulté son adversaire lors de la dernière Présidentielle, Ségolène Royal, en pleine crise guadeloupéenne, taxée de "femme qui s'agite",

 

 

laquelle l'avait remis en place, s'agissant des peuples africains,

 

il en remet une couche sur son prédécesseur... l'accusant d'une crise économique dont il est l'un des co-acteurs les plus serviles, notamment dans l'ingestion de ses conséquences...

C'est évidemment Mitterrand, le "père symbolique" auquel il s'attaque pour mieux se dédouaner de ses propres impérities... Il en fait de même pour ses pairs, de Ségolène Royal à Angela Merkel, en passant par José-Luiz Zapatero,

ou tout simplement jusqu'à ce concitoyen, qui payant ses impôts, lui octroie la location de ses palais et fauteuils et qu'il traita de "pauvre con".

Il fut pourtant une "tradition" - de tradere ou transmettre - républicaine qui posait que l'on s'abstenait de critiquer ses prédécesseurs comme ses successeurs, ce à quoi ont tenu Jacques Chirac comme François Mitterrand.

Il en était une autre qui, rappelée au Premier ministre Lionel Jospin par le Président Chirac, voulait que l'on ne parlât pas de politique hexagonale, intérieure, à l'étranger.

Nicolas Sarkozy a osé, devant le Parlement antidémocratique britannique, annoncé depuis Londres, dans une sorte d'appel du 18 juin renversé, annoncer solennellement l'engagement plus avant de nos troupes en Afghanistan...

"Les institutions, disait la conseillère Garaud de Pompidou, c'est comme le poisson : ça pourrit par la tête".

Il en est sûrement de même de beaucoup de types d'organisations humaines telle la famille si l'on entend le mot balzacien de père comme celui de parentalité.

Idem pour l'école et ces professeurs quotidiennement attaqués avec leurs élèves sous cette Présidence sarkozienne.

Quant à ses pairs, il faut peut-être d'abord arriver à leur niveau pour pouvoir s'empêcher de les injurier.

Chose impossible en cas d'infantilisme prononcé...