Martine Aubry, issue de l'entreprise, notamment Péchiney, membre du Cercle des grands patrons Le Siècle, proche du sherpa néolibéral et antirépublicain Alain Minc, communautariste, avait donc été élue à la tête du PS dans des conditions troublantes face à Ségolène Royal.

 


Martine Aubry parle du Siècle
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Aujourd'hui, elle entérine le "travaillez plus" longtemps de Nicolas Sarkozy et remet en cause l'âge l'égal de la retraite...

SEGOLENE ROYAL

"Le parti socialiste n'a jamais été favorable à la remise en cause de la retraite à 60 ans."

"La social-démocratie est un modèle périmé. [...] Libéralisme est le mot de nos adversaires."

66635_royal_une123Ségolène Royal,

Sud-Ouest, le 22 janvier 2010

et lors de la campagne pour le congrès de Reims du PS en 2008

MICHEL CLOUSCARD

"C'est par les vedettes du discours que la gauche authentiquement progressiste, celle qui s'est forgée dans les combats du Front populaire et de la Résistance, a été débordée par un irrésistible glissement vers la modernité, celle que véhicule le libéralisme.

[...]

Ce libéralisme économique a mis en place le bloc production de série-consommation de masse, qui est le lieu objectif de la société civile, lieu commun au libéralisme et à la social-démocratie.

[...]

C'est l'idéologie du libéralisme social-démocrate, de la convergence des deux dynamiques, celle de la grande réconciliation, celle de l'actuel consensus de la société française."

Critique_du_lib_ralisme_libertaire__g_n_alogie_de_la_contre_r_volutionMichel Clouscard

Critique du libéralisme libertaire,

généalogie de la contre-révolution

 

 

Martine Aubry s'est réconciliée avec François Fillon et Nicolas Sarkozy, telle la social-démocratie - "périmée" et antinomique d'un socialisme républicain dixit Ségolène Royal - avec le libéralisme.

Elue grâce à l'union idéologiquement aberrante de pseudo sociaux-démocrates, de socio-libéraux - tel Bertrand Delanoë -


1009 DELANOË, LIBÉRAL ET SOCIALISTE
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Royal ou Delanoë ?
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de libéraux-libertaires, de guesdistes, d'"européistes comme d'"anti-européens" mais logiquement fomentée pour assassiner politiquement Mme Royal, montre donc désormais son vrai visage découlant de l'inconséquence même du déroulement de son élection à la tête du 1er parti d'opposition : l'absence de vision, de cap, de projet cohérent pour le pays, la nation et le peuple.

Il s'agira de remettre en cause un acquis fondamental de la gauche mais aussi de la République sociale, plus que de l'Etat-Providence : l'âge légal de la retraite à 60 ans. Généralisé par François Mitterrand lui-même.


Retraites : Aubry vs Hamon
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Là où l'on voit l'alliance objective entre la social-démocratie acceptant par avance le libéralisme et l'ultra-libéralisme qui l'applique au politique...

Contre tout cela, pour la dignité des personnes âgées déjà trompées par Nicolas Sarkozy, insultées par Valérie Pécresse, espérons que la droite comme la gauche véritablement républicaines réagiront...

 

 

Loi_sur_les_assurances_sociales_du_30_avril_1930

Loi du 30 avril 1930 sur les assurances sociales fixant l'âge de la retraite à 60 ans.

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Tandis que la nouvelle droite sarkozyste détruit notre héritage multi-séculaire républicain et liquide la droite républicaine, affaiblie encore par le récent récent de Philippe Séguin, le PS de Martine Aubry et de Dominique Strauss-Khan, post-jospiniste, empêche toute émergence ou renaissance d'un socialisme républicain.

Mme Aubry, qui a participé au sabotage de la campagne présidentielle de Ségolène Royal et ainsi favorisé l'élection de Nicolas Sarkozy est-elle une aubaine pour la République?

Il y a mille raisons d'en douter... En premier lieu sur cette question de l'idéologie du travailler plus et plus longtemps, fondée sur le primat antirépublicain du libéralisme économique sur le politique et l'humanisme...

Comme le libéralisme voudrait imposer de façon hégémonique, comme le dit clairement Laurence Parisot, "patronne des patrons", une retraite à 70 ans, Mme Aubry lance une annonce péremptoire en remettant en cause un principe social pour le remplacer par une mesure technocratique aussi homogène : une retraite à 62-63 ans - question de dosage...

Bien évidemment, une vision socialiste et même républicaine, humaniste, de la retraite devrait, non pas fixer en aval un seuil mais partir des situations personnelles, individualiser cette question tellement plurielle et singulière, comme le sont les parcours professionnels de notre nouveau siècle. C'est ce que proposait Ségolène Royal...

La social-démocratie comme le libéralisme perdent hélas de vue l'humain... Lequel regimbe heureusement ici ou là : le citoyen en lui peut manifester, pétitionner, écrire à Mme Aubry comme à M. Sarkozy...

Résister.